Kharcho | Soupe & ragoût de bœuf épicé

Écrit par Sébastien

GastronomieCuisine géorgienneKharcho | Soupe & ragoût de bœuf épicé

Le Kharcho (En géorgien : ხარჩო) est un plat géorgien très varié. Il sera donc difficile de trouver la recette de kharcho parfaite, car ce plat peut varier énormément d’une région à l’autre et d’un cuisinier à l’autre. Le mot « kharcho » est en fait un terme fourre-tout décrivant du bœuf bouilli avec des épices. On distingue principalement deux plats : la soupe épicée avec beaucoup d’herbes et le ragoût de bœuf aux noix épicé (spécialité mégrélienne). Ces deux plats n’ont pas grand-chose en commun.

Cependant, malgré toutes les variations, vous constaterez que le kharcho est l’un des plats les plus savoureux et les plus excitants de la cuisine géorgienne. Que vous dégustiez un grand bol fumant de soupe épicée kharcho ou un ragoût épais de kharcho à la cuillère sur un lit de ghomi (polenta géorgienne), vous êtes sûr d’aimer les saveurs profondes et complexes de cette spécialité géorgienne traditionnelle.

Je vous donne ci-dessous les clés pour réussir les deux variantes.

Temps de lecture estimé : 18 minutes

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Qu’est-ce que le Kharcho ?

D’une manière générale, le kharcho est un ragoût ou une soupe à base de viande et d’un bouillon ou d’une sauce traditionnellement épicée. Les épices dominantes du kharcho sont généralement le fenugrec bleu, le souci (également appelé safran géorgien), la sarriette séchée et les graines de coriandre.

La soupe de kharcho, que vous trouverez partout en Géorgie, est un peu différente. Généralement préparée avec de la viande de bœuf, du riz, un bouillon aromatisé avec les épices mentionnées ci-dessus, on y ajoute une purée de prunes cerises acides (appelées tkemali en géorgien). Le tout agrémenté d’une bonne dose de coriandre fraîche. Cette dernière ajoute une délicieuse touche d’astringence à la soupe et lui donne de l’éclat.

Le kharcho de Mingrélie est beaucoup plus copieux. Il fait office de plat principal. Ce délicieux ragoût originaire de la région de Samegrelo, dans le nord-ouest de la Géorgie, est traditionnellement préparé avec les mêmes épices, de la pâte de tomates et épaissi avec des noix moulues. Il s’agit personnellement de ma version préférée du kharcho, car elle illustre parfaitement certaines des meilleures saveurs et techniques propres à la cuisine géorgienne.

Bien qu’il soit le plus courant, le kharcho ne doit pas nécessairement être préparé avec du bœuf. Il existe d’innombrables autres itérations où vous trouverez du kharcho de poulet ou de veau à la place. Si vous vouliez faire un kharcho végétarien, vous pourriez ajouter du chou-fleur rôti à la sauce et utiliser un bouillon de légumes savoureux comme base. Ce sera quand même incroyablement délicieux !

Livre de cuisine géorgienne

Depuis les hauteurs du Grand Caucase jusqu’aux ruelles de la vieille Tbilissi, la Géorgie cultive depuis des siècles un art de la table généreux et méconnu — celui du pays où serait née la vigne, il y a huit mille ans. Goûter la Géorgie vous emmène à travers des dizaines de recettes authentiques, glanées au fil de mes pérégrinations entre marchés de campagne et cuisines de grand-mères géorgiennes : du khatchapouri fondant au khinkali qu’on déguste à la main, en passant par le satsebeli acidulé et le tklapi que les enfants grignotent en chemin. Chaque plat vient avec son histoire et ses astuces de terrain, pour que votre cuisine sente aussi la coriandre fraîche et le fenugrec bleu du Caucase. Que vous ayez déjà arpenté Signaghi ou rêviez encore de votre premier voyage en Géorgie, ce livre vous ouvre les portes d’une cuisine chaleureuse et pleine de surprises.

Les épices du Kharcho

Pour vraiment apprécier la profondeur de la saveur traditionnelle du kharcho, vous devez utiliser le mélange d’épices connu en Géorgie sous le nom de Khmeli suneli. Il s’agit d’un mélange d’épices traditionnel qui est ajouté à de nombreux plats géorgiens. Vous pouvez l’acheter dans la plupart des épiceries ethniques caucasiennes ou sur Amazon.

Vous pouvez également faire votre propre mélange en utilisant la formule suivante à parts égales (environ une cuillère à café) :

  • Graines de coriandre moulues
  • Marjolaine séchée
  • Sarriette séchée
  • Fenugrec bleu
  • Une feuille de laurier
  • une petite pincée de poudre de piment rouge (environ 2%)
  • une pincée de safran géorgien appelé souci
  • Aneth séché
  • Menth séché
  • Persil séché
  • Poivre noir

Pour ma part, j’ai utilisé un mix spécial Kharcho que j’ai trouvé au supermarché à Tbilissi. C’est la même chose avec un peu moins d’ingrédients. Le plus important et d’avoir les 5 premiers en gras. Le reste peut se compenser avec des produits frais.

Recette de la soupe de bœuf Kharcho

La soupe de bœuf Kharcho est un plat traditionnel de Géorgie connue au-delà du pays. Il y a une bonne raison à cela : cette soupe est exceptionnellement délicieuse et possède une saveur riche caractéristique grâce au mélange d’épices qui l’accompagne. Par conséquent, la soupe Kharcho est riche et réconfortante, parfaite pour l’hiver. Pour équilibrer la richesse de la soupe, on ajoute traditionnellement une sauce aux prunes acidulée appelée Tkemali, qui peut être remplacée par de la purée de tomates ou du vinaigre de vin rouge.

Cette soupe contient deux ingrédients clés, peu familiers aux Occidentaux, qui intimident la plupart d’entre nous. Mais n’ayez crainte, je vous expliquerai comment les obtenir ou les remplacer facilement.

Pour donner un peu d’acidité

Comme je l’ai mentionné plus haut, le Kharcho est une soupe riche et l’ajout d’un peu d’acidité permet d’en équilibrer le goût. Traditionnellement, les Géorgiens ajoutent de la purée de prune cerise appelée Tkemali pour l’acidité. Mais il n’est pas rare de voir de la purée de tomates avec un peu de vinaigre de vin rouge utilisé comme substituts. Mon approche préférée est d’utiliser une combinaison des deux. J’utilise des tomates en purée en combinaison avec deux cuillères à soupe de Tkemali ou de vinaigre de vin rouge. Et voilà, le deuxième ingrédient clé qui semblait si difficile à acquérir se trouvait en fait dans votre cuisine depuis le début. Vous pouvez également l’acheter sur Amazon ou dans une épicerie ethnique locale.

Les clés d’une soupe Kharcho réussie

  1. Le paleron ou la poitrine de bœuf sont les deux seuls morceaux de bœuf qui feront une superbe soupe Kharcho. C’est-à-dire que vous voulez une viande de bœuf, riche et grasse. Vous pouvez enlever l’excès de gras, mais laissez-en un peu. Cela fait partie du caractère de la soupe. Une viande maigre ne fera pas un bon kharcho. À cet égard, le kharcho est comparable à un bon hamburger, qui doit contenir au moins 20 % de graisse pour être savoureux.
  2. Il n’y a pas d’huile végétale dans cette soupe. Si vous utilisez un boeuf avec un peu de gras voire même un os alors cela n’est pas nécessaire.
  3. Tout comme le chili, cette soupe ne bénéficie que d’une cuisson lente. Vous devez faire mijoter la viande à feu doux. N’essayez pas de la faire bouillir pour que la soupe soit prête en une demi-heure. Cela ne marchera pas. Prenez votre temps, laissez la viande mijoter lentement jusqu’à ce qu’elle soit tendre et fondante.
  4. En ligne, j’ai vu plusieurs recettes avec du cumin. Surtout, n’en mettez pas ! Cette épice est très forte, elle prendra le déçu sur les autres. Nous sommes sur un plat du Caucase et non du Moyen-Orient. Cela vaut aussi pour le basilic vert.

🕒 3h30

👨‍🍳 Moyenne

👪 4 pers.

💲 Modéré

🍔 557 kcal

🍴 Soupe

Ingrédients pour 4 belles portions

1 kg de bœuf (traditionnellement du paleron ou de la poitrine)

2 oignons moyens (finement hachés)

1/2 tasse de riz (non cuit, rincé 3 fois)

1/2 tasse de lentille (n’importe lesquelles)

1/2 carotte (pas obligatoire)

2 grosses tomates (pelées et réduites en purée dans un mixeur) OU 1 grosse cuillère à soupe de pâte de tomate

2 cuillères à soupe de sauce Tkemali OU 1-2 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge

1 botte de coriandre fraiche finement hachées

1 botte de persil frais finement hachées

Quelques branches de ciboulette

2 cuillère à soupe d’épices géorgiennes Khmeli Suneli

3 gousses d’ail (pressées)

1 piments rouge (à votre convenance)

Une pincée de sel de Svanétie

Poivre

Kharcho

1. Préparation du bouillon

Coupez le paleron ou la poitrine de bœuf en morceaux de la taille d’une bouchée.

Placez les morceaux dans une marmite hollandaise, ajouter 8 à 10 tasses d’eau et porter à ébullition.

Retirez l’écume, baissez le feu, couvrez et laissez mijoter pendant au moins 1h30, jusqu’à ce que la viande soit tendre. L’idéal se situe autour des 2 heures de cuisson à feu doux. Vous pouvez aussi ajouter un os pour un bouillon plus onctueux.

2. Préparation de la soupe Kharcho en 2 étapes

Après la préparation du bouillon, ajoutez le riz rincé au moins 3 fois, les lentilles, les oignons hachés, la moitié de la coriandre, la moitié du persil et la moitié de la ciboulette. Continuez à faire mijoter pendant encore 20 minutes.

Kharcho

La première étape terminée, ajoutez le reste de persil, de ciboulette et de coriandre finement hachée, l’ail pressé, les piments rouges entiers (non-obligatoire), le mélange d’épices (25 g sur la photo), la sauce Tkemali ou le vinaigre de vin rouge, les tomates, le concentré de tomates dilué, le sel et le poivre.

Poursuivez la cuisson pendant encore 15 minutes.

Kharcho

Voilà, c’est prêt, vous pouvez servir chaud avec un bout de pain.

Valeurs nutritionnelles pour 100g

Valeurs énergétiques :96 Kcal
401 Kj
Matières grasses
dont Acides gras saturés
6,3 g
1,8 g
Glucides
dont sucres
3,2 g
0,8 g
Fibres0,6 g
Protéines6,3 g
Sel0,33 g

Valeurs calculées à partir des quantités de la recette et de tables de composition nutritionnelle standard pour chaque ingrédient (bœuf à braiser cru, huile, oignon, ail, noix, tomate, riz, tkemali, épices, herbes fraîches). Le poids cru total (environ 3 945 g, eau d’ajout comprise) a été réduit de 12 % pour tenir compte de l’évaporation pendant la longue cuisson, soit un poids de soupe finie d’environ 3 470 g. Le sel comprend celui ajouté (1 ½ cuillère à café, soit environ 9 g) et celui contenu naturellement dans la viande et le tkemali ; la feuille de laurier, négligeable, n’a pas été comptabilisée. Les valeurs sont exprimées pour 100 g de soupe finie ; le chiffre affiché dans le bloc d’informations correspond à une portion, soit un sixième de la recette (environ 580 g).

Vous aimez la cuisine géorgienne ? Venez la goûter sur place !

Ragoût de bœuf mingrélien Kharcho aux noix épicé

Pour réussir la version ragoût de bœuf du Kharcho il y a concrètement deux étapes importantes.

  1. La méthode traditionnelle géorgienne consiste à faire bouillir la viande de bœuf avec son os le plus longtemps possible à feu doux. J’ai fait plusieurs essais et je confirme qu’il faut au minimum 2 heures de cuisson pour avoir une viande vraiment tendre. Je préconise même 2h30 voire 3 heures.
  2. Les noix doivent être concassées de manière ultra fine afin d’obtenir une crème qui servira à faire la sauce. Pour cela, soit vous utilisez un blender professionnel en y ajoutant délicatement de l’eau, soit un mixeur qui fait hachoir. Les Géorgiens m’ont dit qu’ils préféraient utiliser le hachoir pour ensuite doser l’eau. Pour moi, le plus simple est l’option que vous maîtrisez. Si votre blender est de qualité alors utilisez-le.

🕒 3h

👨‍🍳 Facile

👪 4 pers.

💲 Modéré

🍔 723 kcal

🍴 Plat

Ingrédients pour 4 belles portions

1kg de paleron de bœuf désossé, paré et coupé en cubes de 3 centimètres (environ 1 pouce) + 1 os

2 oignon jaune moyen, coupé en dés

1 tomate moyenne, pelée et coupée en dés (pas obligatoire)

2 cuillères à soupe de concentré de tomates

250g de noix, moulues

3 gousses d’ail, émincées

8 cuillère à café d’épices géorgiennes Khmeli Suneli

1 litre de bouillon de boeuf

Poivre & sel

kharcho ragoût
Dans mon premier essai, j’ai mis beaucoup d’ail comme on me l’avait conseillé. C’est une erreur. L’ail, même cuit va prendre le dessus sur les épices. Utilisez seulement 2 gousses d’ail et gardez en une fraîche que vous mettrez à la fin.

1. Préparation du bouillon de bœuf

Dans une grande casserole épaisse ou un faitout, déposez votre os et les cubes de boeuf de 3 centimètres. Recouvrez le tout de 2 litres d’eau et portez à ébullition. Dès que l’eau se met à bouillir, réduisez le feu au maximum et laissez cuire pendant au moins 2 heures. La viande doit être tendre, vous devez pouvoir la couper avec une fourchette sans effort.

2. Préparation des ingrédients pour la sauce

Pendant que votre boeuf cuit, vous pouvez préparer les autres ingrédients.

  • Découpez vos oignons en petit dés. Plus c’est fin mieux sera votre sauce.
  • Diluez 2 cuillères à soupe de concentré de tomates dans une louche de bouillon de bœuf prélevée de la casserole. Y ajouter les épices géorgiennes, un peu de sel et un peu de poivre. Dans ma recette, j’ai mis 4 cuillères à café de Khmeli Suneli et 4 cuillères à café du mélange spécial Kharcho. Ce dernier n’est pas nécessaire, il ressemble beaucoup au premier. Si vous souhaitez relever la sauce, vous pouvez remplacer 2 cuillères à café par la même quantité d’Adjika sèche. N’ayez pas peur des épices, ce plat est une explosions de saveur. Moi j’adore donc j’ai tendance à avoir la main lourde. J’ai mis presque 50g d’épices.
  • Pressez votre ail.
  • Concassez vos noix au blender ou au mixer en y ajoutant progressivement 2 louches de votre bouillon de bœuf. Vous devez obtenir la consistance d’une crème épaisse comme sur la photo ci-dessous. Il ne doit pas rester de morceaux de noix. Celles-ci doivent être réduites en poudre totalement. D’ailleurs, je n’utilise pas de noix en poudre, car elles sont généralement déjà trop sèches. Pour ma recette, j’ai utilisé 2 bols de noix, soit environ 250 grammes.
  • En saison, vous pouvez aussi ajouter une belle tomate pelée et coupée en dés

3. Confection de la sauce et touche finale

Une fois que le bœuf est prêt, séparez le bouillon de la viande et débarrassez vous de l’os.

Prenez la moitié du bouillon et portez à un léger frémissement. Ajoutez l’oignon, l’ail (2 gousses) et le concentré de tomates dilué. Mélangez et laissez cuire pendant 10 minutes. Ajoutez ensuite, la crème de noix que vous avez obtenu précédemment et mélangez bien le tout. Laissez mijoter le tout encore 20 minutes. La consistance voulue doit être celle d’une sauce assez épaisse. Si c’est trop épais, ajoutez un peu de bouillon restant et si c’est trop liquide, faites mijoter le tout encore quelques minutes. Pour ma part, je n’ai eu besoin que de la moitié du bouillon, pas plus. Ma touche finale est d’ajouter la troisième gousse d’ail pressé à la fin.

Servir chaud avec du pain croustillant ou, traditionnellement, sur un lit de ghomi, une polenta géorgienne. Il sera aussi excellent avec un aligot.

kharcho

Valeurs nutritionnelles pour 100g

Valeurs énergétiques :157 Kcal
656 Kj
Matières grasses
dont Acides gras saturés
11,9 g
2,2 g
Glucides
dont sucres
3,3 g
0,9 g
Fibres1,2 g
Protéines10,9 g
Sel0,50 g

Valeurs calculées à partir des quantités de la recette et de tables de composition nutritionnelle standard pour chaque ingrédient (paleron de bœuf cru, noix, oignon, tomate, concentré de tomate, ail, huile de tournesol, épices). Le poids total des ingrédients crus (environ 3 254 g, eau ajoutée comprise) a été réduit de 15 % pour tenir compte de l’évaporation pendant la cuisson et la réduction de la sauce, soit environ 2 765 g de produit fini, ce qui représente une portion d’environ 460 g pour 6 personnes. Les 12 g de sel ajouté et le sodium naturellement présent dans la viande ont été comptabilisés dans la ligne Sel. Les valeurs sont exprimées pour 100 g de plat fini ; le chiffre affiché dans l’encadré du début correspond à une portion.

Vous aimez la cuisine géorgienne ? Venez la goûter sur place !

Questions fréquentes

Peut-on préparer le kharcho avec une autre viande que le bœuf ?

Oui, le kharcho se décline aussi au veau, que l’on traite comme le bœuf, et au poulet : une version au poulet entier utilise environ 350 g de noix. Certaines recettes ajoutent du riz au ragoût, d’autres non. Quant à une version végétarienne, elle reste hypothétique : on peut imaginer du chou-fleur rôti dans un bouillon de légumes, mais je n’en connais pas de version traditionnelle.

Que faire si je ne trouve pas les épices géorgiennes ?

Le thym remplace très bien la sarriette. Si vous n’avez que des graines de fenugrec plutôt que du fenugrec bleu moulu, réduisez la quantité de moitié. Pour le reste, un peu de khmeli-suneli peut dépanner, mais ses proportions varient d’une marque à l’autre : ajoutez-le par petites pincées en goûtant. Je n’ai pas trouvé de substitut fiable aux fleurs de souci séchées.

Combien de temps se conserve le kharcho ?

Il se garde jusqu’à 4 jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique, et jusqu’à 3 mois au congélateur. Faites-le décongeler une nuit au réfrigérateur, puis réchauffez-le doucement sur feu doux en ajoutant un filet d’eau ou de bouillon si la sauce aux noix a trop épaissi.

Avec quoi servir le kharcho ?

En Samegrelo, on l’accompagne traditionnellement de ghomi (la polenta géorgienne), d’elarji (farine de maïs au fromage sulguni) ou de mchadi, le pain de maïs. À la maison, un riz rond bien collant, du pain croustillant, un ajapsandali ou un khachapuri font très bien l’affaire.

Quelle pièce de bœuf choisir, et peut-on utiliser une autre viande ?

Privilégiez une viande bien persillée comme le paleron ou la poitrine : elle s’attendrit lentement pendant la longue cuisson et donne son onctuosité au bouillon, alors que les morceaux trop maigres ont tendance à se dessécher. Le bœuf peut aussi être remplacé par du poulet ou de l’agneau.

Avez-vous goûté au kharcho ? Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.

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