Si vous cherchez un coin de paradis où la nature dicte sa loi, laissez-moi vous emmener dans le Tavush, cette région du nord-est de l’Arménie. Imaginez des montagnes recouvertes à 50 % de forêts denses et de prairies alpines où l’air pur et les sources minérales guérisseuses vous revigorent instantanément. Dans ce décor verdoyant, vous découvrirez des trésors cachés comme les monastères de Haghartsin, Goshavank ou Makaravank, véritables chefs-d’œuvre médiévaux qui semblent ne faire qu’un avec la forêt environnante. Pour les amateurs de sensations fortes, les hauteurs de Yenokavan et le Yell Extreme Park promettent des montées d’adrénaline inoubliables en tyrolienne, tandis que les rives tranquilles des lacs Parz et Gosh appellent à une sérénité absolue au cœur du parc national de Dilijan. Que vous soyez curieux de parcourir les allées du parc de sculptures d’Ijevan ou de goûter aux célèbres vins de grenade de la région, le Tavush réserve une surprise à chaque tournant de ses routes sinueuses.
Temps de lecture estimé : 37 minutes
> Ouvrir le sommaire
- Brève histoire de la région de Tavush
- Bons plans en un clic
- Comment se rendre à Idjevan capitale de Tavush ?
- Carte de la région de Tavush
- Quoi voir dans la région de Tavush ?
- Dilijan et ses alentours
- Mont Dimats
- Lac Qari
- Mont Vitasar
- Yell Extreme Park
- Cascade et grotte de Lastiver
- Monastère de Makaravank
- Monastère de Kirants
- Monastère de Deghdzut
- Nor Varagavank
- Monastère de Srvegh
- Monastère de Shkhmurad
- Monastère de Kaptavank
- Musée d’histoire de Berd
- Soranner Dendropark
- Monastère de Khoranachat
- Que faire à Idjevan ?
- Visite organisée de la région de Tavush
- Où séjourner dans la région de Tavush ?
- Où manger un bout dans la région de Tavush ?
- FAQ sur la région de Tavush
Remarque : cet article contient des liens d'affiliation, ce qui signifie que je peux percevoir des clopinettes si vous effectuez un achat en cliquant sur un lien (sans frais pour vous).
Brève histoire de la région de Tavush
Saviez-vous que le nom de cette magnifique province provient de l’ancien canton de Tuchkatak et d’une forteresse du IXe siècle située près de l’actuelle ville de Berd ? Durant l’Antiquité, j’ai découvert que ces terres faisaient partie des provinces d’Utik et de Gugark de la Grande Arménie, servant de passage vital pour les marchands de la Route de la Soie. À cette époque, le paysage était parsemé de nombreux caravansérails, ces auberges de bord de route qui accueillaient les voyageurs circulant entre la Syrie historique et le Caucase du Nord. C’est d’ailleurs cette fonction d’accueil qui a donné son nom actuel à Ijevan, qui signifie littéralement « auberge » ou « gîte » en arménien.
En parcourant les sentiers boisés, on ressent encore l’influence du Moyen Âge, période durant laquelle des chefs-d’œuvre architecturaux comme Makaravank ou Haghartsin ont été érigés entre le Xe et le XIIIe siècle. L’histoire plus récente de la région a été marquée par son intégration à l’Empire russe au début du XIXe siècle suite au traité de Gulistan, puis par un essor industriel notable sous l’ère soviétique, particulièrement grâce à ses célèbres fabriques de tapis et sa production viticole. Ce n’est finalement qu’en 1995, dans le cadre des réformes administratives de l’Arménie indépendante, que les anciens districts d’Ijevan, Noyemberyan et Shamshadin ont été fusionnés pour former la province de Tavush telle que je vous la présente aujourd’hui.
Bons plans en un clic
Depuis Idjevan : Expédition hors route au Mont Vitasar
Apprenez la fabrication des tapis Shulal
Vous prévoyez de voyager par vos propres moyens ? Trouvez et comparez ici les tarifs de location de voiture les plus avantageux !
Un hébergement pas cher et confortable ? Voir B&B Kamar ici !
Comment se rendre à Idjevan capitale de Tavush ?
Pour rejoindre la capitale régionale de Tavush, sachez qu’Idjevan est idéalement située à environ 137 kilomètres au nord-est d’Erevan. La ville se trouve sur l’axe stratégique de l’autoroute M-4, une route vitale qui relie Erevan à la frontière géorgienne.
Les minibus, ou marchrutkas, sont sans doute l’option la plus locale et la moins chère. Je vous conseille de vous rendre à la gare routière du Nord (North Bus Station) d’Erevan pour grimper dans un bus en direction de Dilidjan ; le trajet dure un peu plus d’une heure et ne coûte que 1000 drams (environ 2 €). Une fois arrivé à Dilidjan, il ne vous restera plus que 30 kilomètres à parcourir, soit environ 35 minutes de route, pour atteindre Idjevan via un autre minibus ou un taxi local.
Une alternative plus confortable et directe est de prendre un taxi privé depuis Erevan avec des applications comme GOTRIP.GE. C’est une excellente solution si vous voulez gagner du temps, avec une course qui vous coûtera entre 13 000 et 15 000 drams l’aller simple (environ 30 €).
Pour ceux qui aiment l’autonomie totale, vous pouvez aussi louer un véhicule pour parcourir les paysages verdoyants du Tavush à votre rythme. Je vous recommande aussi la location de voiture si vous voulez être totalement libre de vos mouvements, car les routes sont décentes malgré les nombreux virages en épingle à cheveux. Dans ce cas, considérez Local Rent qui regroupe diverses agences locales proposant des tarifs compétitifs, avec de nombreux véhicules incluant une assurance tous risques SANS caution.
Sachez également qu’Idjevan est une étape parfaite si vous voyagez entre Tbilissi et Erevan, car la ville est située sur la route principale reliant les deux capitales. Enfin, même si une ligne de chemin de fer passait autrefois par ici, la gare est fermée depuis la chute de l’Union soviétique, bien que des projets de réouverture de la ligne vers l’Azerbaïdjan soient parfois évoqués.
Carte de la région de Tavush
Abonnez-vous à ma newsletter pour accéder à ma carte interactive de l’Arménie et localiser tous les points d’intérêt mentionnés dans mes articles.
Quoi voir dans la région de Tavush ?
Préparez vos chaussures de marche pour explorer les merveilles naturelles de la région de Tavush.
Dilijan et ses alentours
Commençons par le célèbre Parc National de Dilijan, un véritable sanctuaire de biodiversité. Vous y trouverez le magnifique Lac Parz, facilement accessible, et le plus sauvage Lac Gosh, niché au cœur des montagnes. Pour une vue panoramique inoubliable, je vous conseille l’ascension du Mont Dimats (2 378 m), sans oublier d’aller admirer la Cascade Shaghot juste à côté. Côté patrimoine culturel, le Tavush regorge de monastères médiévaux nichés dans des vallées isolées. Les plus célèbres sont sans doute Haghartsin, avec son réfectoire magistral, et Goshavank, connu pour ses « khatchkars brodés » et son ancienne école. Pour des raisons pratiques de lisibilité, j’ai regroupé tous les points d’intérêt à Dilijan et dans ses alentours dans un article spécifique.

Mont Dimats
Imaginé comme un véritable paradis pour les amoureux de la nature, le mont Dimats est l’un des sommets les plus spectaculaires de la chaîne d’Ijevan, culminant à environ 2 378 mètres d’altitude. Je trouve que ce qui rend ce lieu magique, au-delà de ses prairies alpines parsemées de fleurs sauvages, c’est cette sensation unique d’être sur une île flottante au-dessus des nuages lorsqu’ils enveloppent la montagne. Depuis le sommet, vous profiterez de vues panoramiques saisissantes sur les falaises abruptes et les vallées verdoyantes du parc national de Dilijan, un spectacle si imposant qu’il est visible depuis presque n’importe quel point de la ville de Dilijan elle-même.
Rejoindre ce joyau caché demande cependant un certain goût pour l’aventure, car les pistes qui y mènent sont escarpées et parsemées de dépressions impressionnantes. Pour ma part, je vous conseille de faire appel à un conducteur local expérimenté en véhicule tout-terrain ou de vous lancer dans une randonnée sportive depuis le monastère de Haghartsin ou le village de Hovk (cf. ma carte interactive). En chemin, vous aurez peut-être la chance de croiser des chevaux sauvages ou des chiens de berger Gampr protégeant leurs troupeaux, et vous ne devrez surtout pas manquer un détour par la magnifique cascade de Shaghot, haute de 46 mètres, qui se cache juste à l’est de la montagne. C’est l’endroit rêvé pour déconnecter totalement en savourant un thé aux herbes de Dilijan face à l’un des plus beaux paysages d’Arménie.

Lac Qari
Au cœur de l’espace de loisirs familial du Lac Qari, laissez-vous envelopper par une parenthèse enchantée loin du tumulte urbain, où chaque instant devient une invitation à la sérénité. Niché dans un écrin de nature préservée, ce havre de paix vous offre bien plus qu’une simple escapade : imaginez-vous bercé par le chant mélodieux des oiseaux, rafraîchi par la brise vivifiante du lac de montagne, et émerveillé par des paysages à couper le souffle. Que vous veniez en famille, entre amis ou en solo, vous trouverez votre bonheur entre la maison d’hôtes chaleureuse, les tonnelles parfaitement équipées et le café-bar en plein air qui domine majestueusement les eaux cristallines.
Mont Vitasar
Pour les baroudeurs en quête d’authenticité, je vous conseille vivement l’expédition vers le mont Vitasar, une aventure sauvage au départ d’Ijevan qui vous plonge au cœur des paysages les plus rudes et préservés du Tavush. Embarquez dans un robuste véhicule tout-terrain à toit ouvert pour une traversée mémorable des routes de montagne avant d’atteindre la cascade de Vitasar, un spectacle naturel qui se transforme en une sculpture de glace féerique durant les mois d’hiver. Une courte randonnée sur un terrain parfois inégal vous récompensera ensuite par des vues panoramiques à couper le souffle sur les hauts plateaux arméniens, les crêtes vallonnées et les forêts lointaines. Rien ne remplace enfin le plaisir de déguster une gata traditionnelle du Tavush accompagnée d’un café au sommet, une touche d’hospitalité locale qui rend ce périple vraiment inoubliable au milieu de la sérénité sauvage de l’Arménie.

Yell Extreme Park
Pour vivre une véritable dose d’adrénaline dans un cadre naturel époustouflant, je vous conseille de vous rendre au Yell Extreme Park, situé dans les montagnes de Yenokavan, à environ 13 kilomètres d’Idjevan. Ce parc, le tout premier du genre en Arménie, a été fondé par Tigran Chibukhchian avec l’idée de marier sports extrêmes et environnement écologique. En plus de ses nombreuses activités, le site propose une zone de repos conviviale où vous pouvez jouer à des jeux de société comme les échecs ou le Catan, ainsi qu’un restaurant servant des produits locaux frais. C’est un véritable sanctuaire pour les aventuriers qui souhaitent découvrir la « petite Suisse arménienne » sous un angle inédit.
Tyroliennes
Préparez-vous à survoler les paysages à toute allure avec l’activité vedette du parc : les tyroliennes. Le parcours se compose de cinq lignes différentes, dont les longueurs varient entre 135 et 750 mètres, vous permettant d’atteindre une vitesse impressionnante de 80 km/h. Suspendu à une altitude de 1 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, vous planerez entre 200 et 300 mètres au-dessus des canyons et des gorges spectaculaires. Encadrée par des moniteurs qualifiés, cette aventure aérienne dure entre une heure et une heure et demie, offrant des vues panoramiques inoubliables sur la forêt de Tavush.

Via Ferrata
Un autre défi passionnant vous attend sur les parois rocheuses avec la Via Ferrata, un itinéraire de randonnée sécurisé par des câbles et des échelons métalliques. Cette activité permet d’accéder à des zones montagneuses normalement inaccessibles, offrant des sensations de verticalité uniques. Nul besoin d’être un grimpeur chevronné pour en profiter ; le parcours est accessible aux personnes ayant une condition physique moyenne et dure environ 30 à 40 minutes. Équipé d’un harnais et d’un casque, vous progresserez en toute sécurité tout en profitant d’un contact direct avec la pierre.
Tours en 4×4 tout-terrain
Si vous préférez garder les pieds sur terre tout en explorant les recoins sauvages de la région, les tours en 4×4 tout-terrain sont faits pour vous. À bord de véhicules robustes, vous parcourrez des terrains accidentés composés de sable, de gravier ou de boue pour grimper jusqu’aux points les plus hauts de Yenokavan. Pendant environ 40 minutes, votre chauffeur vous emmènera vers des crêtes offrant des panoramas à couper le souffle, bien loin des sentiers touristiques classiques. C’est une expédition mouvementée et riche en émotions qui permet d’apprécier la rudesse et la beauté de la nature arménienne.
Balade à cheval
Enfin, rien ne vaut une balade à cheval pour terminer votre séjour sur une note plus paisible et authentique. C’est, à mon avis, l’un des meilleurs moyens de s’immerger dans la sérénité des forêts et des prairies de Yenokavan sans nécessiter d’expérience préalable. Un guide vous accompagnera pour vous aider à vous sentir en confiance, que vous choisissiez une promenade de 40 minutes ou une excursion plus complète de 3 heures. C’est une expérience à la fois relaxante et instructive qui vous permettra de créer un lien particulier avec votre monture au cœur de paysages d’une splendeur rare.
Plan du Yell Extreme Park
Prix et horaires du Yell Extreme Park
Le Yell Extreme Park est ouvert tous les jours de 11h00 à 18h00. Les tyroliennes vous couteront environ 30 € la descente. Il propose aussi un package complet avec 3 activités pour environ 45 €. Sur le site vous trouverez aussi un accrobranche pour les enfants, un food court et un hôtel.
Cascade et grotte de Lastiver
Si vous avez soif d’aventure mystique, je vous conseille de vous enfoncer dans la gorge de Lastiver, un lieu hors du temps situé à environ 6 km du village de Yenokavan. En parcourant ses sentiers escarpés à pied ou en véhicule, vous découvrirez des grottes anciennes formées il y a plus de 10 000 ans, dont la célèbre grotte d’Anapat ornée de sculptures préchrétiennes rappelant étrangement l’art maya ou aztèque.
Le clou du spectacle reste la cascade de Lastiver, nichée dans une végétation luxuriante sur les rives de la rivière Khachaghbyur, où vous pourrez vous rafraîchir en pleine nature après une randonnée riche en découvertes. Pour prolonger la magie de cet endroit, vous avez même la possibilité de passer la nuit dans des cabanes perchées dans les arbres ou sous une tente au Lastiver Campground, une expérience de déconnexion totale au cœur de la forêt dense du Tavush.



Monastère de Makaravank
Niché sur les pentes boisées du mont Paytatap, à environ 3 km du village d’Achajur, le monastère de Makaravank est l’un des trésors les plus énigmatiques que j’ai eu la chance d’explorer dans le Tavush. Ce joyau médiéval, construit entre le Xe et le XIIIe siècle, se distingue par l’utilisation harmonieuse de l’andésite rose et du tuff rouge, des matériaux qui confèrent aux bâtiments une chaleur unique au milieu de la forêt dense. En pénétrant dans l’église principale de 1205, on reste sans voix devant la richesse des décors sculptés du bem (l’autel), où s’entremêlent des motifs floraux, des poissons, des sphinx et même une représentation du prophète Jonas. J’ai été particulièrement touché par la présence, parmi ces reliefs, de l’autoportrait du maître sculpteur portant l’inscription « Yeritasard » (le Jeune), une signature qui traverse les siècles. Entre la petite église circulaire de 1198 et le grand gavit aux piliers imposants, le site semble encore habité par la légende de Master Makar qui, selon les récits locaux, se serait jeté du haut du dôme par chagrin. C’est un lieu où le silence de la nature et la perfection de l’artisanat arménien se rencontrent pour offrir une vue imprenable sur la vallée de l’Aghstev.
Monastère de Kirants

Situé au cœur de la gorge sauvage de Kaharan, le monastère de Kirants est une étape qui m’a particulièrement marqué par son originalité architecturale. Construit au XIIIe siècle pour une communauté d’Arméniens ayant adopté le chalcédonisme, ce complexe se distingue de la majorité des édifices du pays par l’utilisation presque exclusive de la brique, ce qui en fait un monument unique dans l’architecture médiévale arménienne. En parcourant le site, on découvre une église principale aux formes symétriques raffinées, flanquée de deux autres sanctuaires plus petits, eux aussi en briques, dont les entrées s’ouvrent depuis un hall voûté situé à l’ouest. Pour dénicher ce joyau caché de Tavuh il vous faudra marché environ 20 kilomètres aller-retour depuis le village d’Acharkut (cf. ma carte intéractive). C’est un lieu hors du temps où le rouge des parois contraste magnifiquement avec la verdure luxuriante de la forêt du Tavush.
Monastère de Deghdzut
Niché au cœur d’une forêt dense sur le versant de la colline de Deghdzut, ce monastère (aussi appelé Deghdznut) offre un panorama spectaculaire sur les montagnes boisées et sur la forteresse historique de Berdakar qui se dresse sur les falaises escarpées juste en face. J’ai appris que ce complexe, situé à environ 9 kilomètres du village d’Acharkut, remonte au XIIIe siècle, une date confirmée par le style des monuments et plusieurs inscriptions de donateurs gravées dans la pierre. Considéré autrefois comme l’un des centres spirituels et culturels les plus importants de la province de Kayen, ce site est souvent comparé au célèbre Makaravank pour la perfection de ses formes architecturales et la splendeur de ses décorations sculptées.

Vous pourrez y admirer de fines sculptures florales et géométriques ornant le jambage de la porte de l’église principale, ainsi qu’un khachkar unique, malheureusement brisé en plusieurs morceaux, qui porte la signature de maîtres artisans renommés. Sous le règne du prince Sadun de Mahkanaberd et de l’archimandrite Arakel, le monastère a connu son apogée en tant que foyer de calligraphie et centre d’écriture majeur, dont l’activité s’est poursuivie durant les siècles suivants. En explorant les ruines du vestibule, vous pourrez même apercevoir la tombe du révérend Arakel, le fondateur du lieu, dont l’épitaphe est encore parfaitement déchiffrable aujourd’hui.
L’accès à ce monastère se fait par la même route que celle de Kirants sauf qu’il vous faudra bifurquer à gauche à un moment. La distance est la même, comptez 20 km aller-retour depuis le village d’Acharkut.
Nor Varagavank
Le monastère de Nor Varagavank se trouve sur une pente boisée à environ 3 km du village de Varagavan. Fondé initialement en 1193 sous le nom d’Anapat par un descendant des rois du Lorri, ce complexe a été rebaptisé « Nouveau Varagavank » en 1231 lorsqu’un supérieur fuyant les invasions mongoles y a apporté une précieuse relique de la Sainte-Croix. Ce joyau architectural se compose de deux groupes de bâtiments contigus : l’ermitage plus ancien au sud avec l’église Sourp Nchan, et le groupe plus récent au nord abritant la majestueuse église Sourp Astvatsatsin, une œuvre achevée en 1237 par l’architecte Kazan d’Ani. Pour ma part, j’ai été ébloui par le portail occidental de l’église principale, qui présente une riche marqueterie de pierres hexagonales et étoilées ainsi que des sculptures détaillées d’animaux et de sphinx. Enfin, pour vivre une expérience locale inoubliable, sachez que chaque dernier dimanche de septembre, la relique de la Croix est rapportée d’Etchmiadzin pour une cérémonie solennelle qui redonne vie à ce sanctuaire au cœur de la forêt.
Monastère de Srvegh
Si vous aimez les pépites bien cachées, je vous invite à découvrir le monastère de Srvegh, un complexe médiéval du XIIIe siècle niché sur une haute pente boisée du mont Serakar, à environ 3 km du village d’Aygeovit. Pour les passionnés d’architecture, ce monument est fascinant car il s’agit de l’un des rares exemples d’églises médiévales arméniennes construites en briques cuites, une caractéristique qu’il partage avec le monastère de Kirants. Seules les rangées inférieures de ses murs, sur une hauteur d’environ un mètre, sont composées de pierres d’andésite polies d’un rose sombre, contrastant avec le reste de la structure aujourd’hui en partie délabrée. Emprunter un sentier de randonnée de 8 km reste le meilleur moyen de rejoindre ce sanctuaire sauvage et d’apprécier son allure unique au cœur de la forêt.

Monastère de Shkhmurad
Pour les explorateurs qui n’ont pas peur de s’enfoncer dans les bois via une piste de 8 km, je vous suggère de partir à la découverte du monastère de Shkhmurad, également connu sous les noms de Shahmurad ou Getakitsk, un sanctuaire aujourd’hui non fonctionnel et en partie ruiné, dissimulé dans la forêt du Tavush près du village de Verin Tsaghkavan. Édifié au XIIIe siècle, ce complexe était autrefois un centre culturel et d’éveil spirituel majeur pour les villages situés le long de la rivière Varagajur, ainsi qu’un lieu de pèlerinage très fréquenté. L’ensemble se compose de quatre structures modestes mais harmonieuses : une église, une chapelle adjacente, un porche au sud et une structure originale appelée « Khoranik ». Ce qui m’a frappé, c’est la simplicité volontaire des bâtisseurs qui utilisaient des pierres de taille pour les bâtiments principaux tout en privilégiant des matériaux plus bruts pour l’autel, créant une atmosphère d’humilité profonde sans aucune volonté d’ostentation. Même s’il ne reste aujourd’hui que des amas de pierres témoignant des anciens appartements de la congrégation et de l’enceinte, le site conserve tout son charme mystique au cœur de la végétation luxuriante.
Monastère de Kaptavank
Si vous passez par le village de Chinchin, je vous suggère de faire un détour de 5 kilomètres vers le sud-ouest pour découvrir le Kaptavank, un monument médiéval fascinant qui semble défier le temps. Bien que ce complexe monastique ne soit plus aujourd’hui représenté que par sa seule église, vous pourrez encore observer les traces d’un ancien vestibule et d’autres structures sur ses façades sud-ouest. J’ai appris que cet édifice unique, construit sur quatre arches, daterait de 1349 selon une inscription gravée sur une pierre, bien qu’il n’ait été mentionné pour la première fois qu’en 1947. Ce qui rend ce lieu si spécial à mes yeux, c’est son originalité artistique : les bâtisseurs ont réussi à créer une harmonie géniale en utilisant un minimum de pierre polie, prouvant que la simplicité peut atteindre une forme de perfection. C’est une halte paisible et authentique qui ravira les amateurs de vieilles pierres en quête de sites secrets au cœur du Tavush.
Musée d’histoire de Berd
Dans les confins verdoyants du Tavush, je vous encourage vivement à pousser la porte du Musée d’histoire et de vie de Berd, une institution précieuse pour saisir l’identité de cette importante communauté urbaine. Établi dans une ville dont le nom tire ses racines d’une forteresse du IXe siècle, ce lieu agit comme le gardien de la mémoire collective locale et du patrimoine culturel qui fait la fierté de la région. Bien que les sources ne détaillent pas l’intégralité de ses collections, il s’inscrit dans la richesse d’une province qui compte près de 2 000 monuments historiques et offre une perspective authentique sur le passé et le quotidien des habitants de Tavush. C’est, à mon sens, une halte enrichissante qui permet de se connecter aux traditions profondes du nord de l’Arménie tout en profitant de l’atmosphère paisible de cette cité nichée au cœur des montagnes.
- Horaires : Du lundi au vendredi de 10h00 à 18h00. Fermé le week-end.
- Prix : 500 AMD pour un billet.
Soranner Dendropark
Une escapade au Soranner Dendropark de Berd est l’occasion rêvée de vous ressourcer au cœur d’une forêt qui s’étend sur plus de 62 hectares. Fondé en 1962, cet arboretum majestueux surplombe la ville et fait office de véritable bouclier naturel pour protéger la cité contre les vents du sud. En flânant dans ses sentiers, vous pourrez admirer une collection botanique impressionnante de 140 espèces d’arbres, représentant environ 30 familles différentes. Je vous suggère de chercher l’arbre historique planté par le maréchal Hovhannes Baghramyan le 1er octobre 1976, un symbole fort de l’attachement des héros arméniens à cette terre. L’atmosphère y est si paisible que le parfum des arbres suffit souvent à chasser toute sensation de fatigue ou de stress accumulée pendant le voyage. C’est un lieu incontournable pour apprécier la sérénité sauvage de cette région que l’on compare souvent à une petite Suisse arménienne.
Monastère de Khoranachat
Si vous décidez de vous aventurer vers les confins boisés du Tavush, vous découvrirez le monastère de Khoranachat, un site du XIIIe siècle situé à un souffle de la frontière avec l’Azerbaïdjan, tout près du village de Chinari. Son nom poétique signifie « de nombreux autels », ce qui témoigne de son passé glorieux en tant que centre spirituel et université médiévale de renom sous l’impulsion de son fondateur, Hovhannes Vanakan. L’ensemble architectural se compose principalement de l’église Sourp Astvatsatsin et d’un gavit aux décors sculptés, des structures qui ont survécu aux invasions mongoles pour nous parvenir aujourd’hui dans un état malheureusement délabré. Je me dois de vous préciser que son accès est souvent restreint par les autorités militaires en raison de sa position géographique sensible, bien que l’église demeure le seul sanctuaire actif pour les habitants des villages de Chinari et Aygedzor. Inscrit sur la liste des sites les plus menacés d’Europe par Europa Nostra, ce joyau forestier est une étape empreinte de mystère qui rappelle l’urgence de protéger l’héritage culturel de Tavush.
Que faire à Idjevan ?
Idjevan, une ville dont le nom même, signifiant « auberge » en arménien tout comme son ancien nom perse Karavansara, trahit sa vocation millénaire de terre d’accueil. En explorant les berges de la rivière Aghstev, vous marchez sur une terre habitée depuis l’âge du bronze, comme en témoignent les sépultures antiques découvertes en plein centre-ville. Cette cité a longtemps été une escale vitale sur la Route de la Soie, offrant repos et sécurité aux marchands voyageant entre la Syrie historique et le Caucase du Nord grâce à ses nombreux caravansérails. J’ai découvert qu’après avoir appartenu aux provinces historiques d’Utik et de Gougark, puis s’être développée sous l’Empire russe, elle n’a officiellement troqué son nom perse pour celui d’Idjevan qu’en 1919. Une vieille tradition populaire prétend même que le roi Artavasdes Ier y aurait rassemblé les plus beaux garçons et filles du royaume pour peupler la ville au IIe siècle av. J.-C., faisant des habitants d’aujourd’hui les héritiers de cette beauté légendaire.
Déguster du vin à Ijevan Wine-Brandy Factory
Fondée en 1951, l’usine de vin et de brandy d’Ijevan s’impose comme l’un des piliers historiques de la viticulture arménienne. À ses débuts, ce complexe a été conçu pour traiter les récoltes de plus de 3000 hectares de vignobles, produisant des vins, des cognacs et même du champagne qui étaient alors expédiés à Erevan pour la mise en bouteille. Depuis sa privatisation en 1996 et sa reprise en 2005 par Emin Yeghiazaryan, l’usine a connu une transformation spectaculaire grâce à l’adoption de technologies de pointe et à l’exploitation de plus de 300 hectares de vignobles en propre. C’est aujourd’hui une étape incontournable de la région pour découvrir des produits renommés mondialement, notamment leur célèbre vin de grenade qui est devenu une véritable carte de visite pour la ville d’Ijevan.
S’offrir une dégustation lors de votre passage est le meilleur moyen de s’imprégner de l’hospitalité locale tout en explorant les secrets de fabrication de ces breuvages d’exception. Je vous suggère de descendre dans les caves fraîches pour admirer les collections de vieux vins rares datant du milieu des années 1970 et observer de près le processus de vinification lors d’une visite guidée. C’est une chance unique de goûter à une palette de saveurs incroyables, allant des vins de fruits originaux comme la mûre ou le cornouiller aux brandies prestigieux comme le « King Abgar » âgé de 40 ans. Ne repartez surtout pas sans un flacon de leur gamme « Sargon » ou « Selected Ijevan », des souvenirs parfaits pour prolonger le plaisir du voyage une fois rentré à la maison.
Conseil : Lors de ma visite je m’attendais à une vieille usine soviétique et c’est tout l’inverse ! Une vrai expérience œnologique très bien faites avec un personnel aux petits oignons. Je vous recommande vivement de prendre la dégustation premium pour avoir les meilleurs vins dont le « Gosh », un des meilleurs rouges d’Arménie à base du cépage Tigrani. Par ailleurs, si vous souhaitez acheter les fameuses confitures arméniennes c’est un très bon spot.


Se promener dans l’Arboretum d’Idjevan
L’arboretum d’Idjevan est une véritable oasis de sérénité nichée sur la rive droite de la rivière Aghstev. Fondé en 1962 par la Station Expérimentale Scientifique Arménienne, ce jardin botanique de 15 hectares est un sanctuaire écologique qui rassemble plus de 650 variétés d’arbres et de plantes originaires de presque tous les continents, hormis l’Australie. Grâce au climat subtropical et semi-aride de la ville, des espèces fascinantes comme les cryptomérias de Chine et du Japon, les pins griffins et d’immenses séquoias s’y sont parfaitement acclimatés, offrant un décor spectaculaire lors de balades sous la lumière dorée de fin de journée. J’ai beaucoup aimé le fait que l’entrée soit totalement gratuite et de pouvoir flâner le long d’allées bordées de pancartes explicatives en trois langues, tout en ayant parfois la compagnie de Shoono, le petit chien amical qui surveille les lieux. Pour les passionnés de jardinage, sachez que l’arboretum propose même à la vente des graines de diverses essences, comme l’érable ou le noyer, ce qui permet de ramener un petit bout de la biodiversité du Tavush jusque chez soi.
Visiter le Musée d’histoire d’Ijevan
Situé juste en face du Dendropark, le Musée historique et géographique d’Ijevan est une halte que je trouve indispensable pour saisir toute la richesse du patrimoine local,. Fondé en 1955, cet établissement prend place dans un bâtiment à l’architecture traditionnelle qui, à lui seul, vaut le coup d’œil avant même d’entrer. Vous y trouverez environ 1 600 objets exposés, allant de vestiges archéologiques rappelant l’occupation humaine de la vallée depuis l’âge du bronze jusqu’à des pièces bien plus contemporaines,.
Ce qui m’a le plus fasciné à l’intérieur, ce sont les collections de canons historiques issus des conflits du début du XXe siècle, tels que la Première Guerre mondiale ou la bataille de Sardarapat. Rouvert en tant que musée ethnographique en 1999, ce lieu est devenu le véritable gardien de l’histoire régionale et un passage obligé pour quiconque souhaite découvrir le passé militaire et culturel du Tavush,. Profitez de sa proximité immédiate avec le mémorial du génocide arménien pour faire une pause mémorielle complète lors de votre trajet sur l’autoroute principale.
- Horaires : Du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00. Fermé le week-end.
- Prix : 500 AMD pour un billet.

Tisser son tapis à l’Atelier Telik
Pour plonger dans l’âme artisanale d’Idjevan, je vous conseille vivement de découvrir l’atelier Telik, un lieu passionnant dédié à l’apprentissage du tissage de tapis traditionnel. La ville a toujours été le cœur battant de cet artisanat en Arménie, ayant abrité durant l’ère soviétique la plus vaste usine de tapis de tout le Caucase et la troisième plus grande de toute l’Union soviétique. Dans ce petit atelier, vous aurez l’occasion unique de vous initier à la technique spécifique du tapis « Shulal », une immersion précieuse dans un savoir-faire séculaire qui se transmet traditionnellement de génération en génération, souvent de mère en fille. C’est une expérience à la fois méditative et culturelle qui vous permet de comprendre la complexité des motifs géométriques ou floraux typiques de la région, tout en participant à la préservation d’une tradition qui fait la fierté des habitants du Tavush. En plus de l’aspect créatif, c’est un moment de partage inoubliable pour quiconque souhaite découvrir l’héritage vivant de cette « ville aux cent sculptures ».

Voir la mère de l’Arménie d’Idjevan
Lors d’une petite virée à seulement cinq minutes en voiture du centre-ville, sur l’autoroute principale, je vous suggère de faire une pause pour admirer l’impressionnante statue de la Mère Arménie. Érigée en 1971 par l’architecte S. Mehrabyan, cette œuvre monumentale est l’un des grands symboles d’Idjevan. Elle a été conçue pour représenter la volonté inébranlable du peuple arménien, ce qui en fait, selon moi, un point de vue à la fois puissant et très photogénique pour vos souvenirs de voyage.
Visite organisée de la région de Tavush
Je vous ai sélectionné 3 activités à la journée qui sortent des classiques vous conduisant à Dilijan. Elles vous permettront d’explorer plus en profondeur cette région éloignée d’Arménie.
Où séjourner dans la région de Tavush ?
Nichée dans l’un des quartiers les plus enchanteurs d’Ijevan, la Guesthouse Anahit incarne l’alliance parfaite entre confort, authenticité et prix imbattable pour votre séjour dans cette ville captivante. Imaginez-vous savourer des délices faits maison – petit-déjeuner gourmand, déjeuner copieux ou dîner savoureux – sur une terrasse bordée d’une piscine étincelante, avec en toile de fond une vue panoramique à vous couper le souffle : c’est l’expérience inoubliable qui vous attend ici ! Vos hôtes chaleureux incarnent la légendaire hospitalité arménienne et se feront un plaisir de vous guider dans la découverte d’Ijevan, d’organiser vos déplacements et de partager leurs meilleurs secrets locaux. Que vous voyagiez en solo, en amoureux ou en famille, les chambres impeccablement entretenues de la Guesthouse Anahit offrent tous les équipements essentiels pour transformer votre passage en un séjour mémorable où qualité rime avec accessibilité – une adresse incontournable qui justifie à elle seule le détour !

Laissez-vous séduire par le B&B Kamar, une adresse d’exception à Ijevan où l’excellence rencontre le confort ! Cette pépite hôtelière vous conquiert par ses chambres impeccables et spacieuses, ses vastes terrasses panoramiques dominant les montagnes, sa piscine rafraîchissante et son emplacement stratégique au cœur de la ville. Savourez une cuisine arménienne authentique fraîchement préparée, profitez du généreux parking et des équipements modernes avec salles de bain privatives – tout est réuni pour faire de votre séjour une expérience mémorable alliant élégance, commodité et authenticité locale !
Pour un séjour plus luxueux, je vous recommande Old Ijevan Boutique Hotel avec piscine couverte, sauna et tout le nécessaire pour une nuit haut de gamme.
Situé à seulement un kilomètre du centre de Yenokavan, le Berkri Gastro Yard & Guest House est pour moi l’un des points de chute les plus chaleureux pour s’immerger dans l’hospitalité du Tavush. Cette maison d’hôtes tenue par une famille attentionnée propose des chambres douillettes et une terrasse panoramique offrant une vue spectaculaire sur les montagnes et la ville d’Idjevan, le tout accompagné d’une cuisine authentique réalisée à partir de produits locaux de saison. Ce qui rend ce lieu vraiment spécial, c’est son propre domaine viticole, né d’un héritage familial, où j’ai pu déguster des vins artisanaux après une visite guidée de la cave. Pour les voyageurs curieux de culture, l’établissement propose une palette d’activités passionnantes, allant des ateliers de cuisine pour préparer le dolma, le gata ou le nazook, jusqu’à des initiations au tissage de tapis, à la tapisserie ou à la peinture. Enfin, après une randonnée sur les sentiers de Yenokavan ou une balade guidée dans la nature, vous pourrez vous détendre au son de concerts de musique live organisés en soirée, faisant de ce « Gastro Yard » un véritable carrefour de découvertes et de convivialité.

Où manger un bout dans la région de Tavush ?
Si vous avez une petite faim en arpentant les rues d’Ijevan, j’ai déniché pour vous quelques adresses vraiment sympas qui capturent l’esprit de la ville. Pour un café branché et une ambiance relaxante, le Yellow Dream Cafe est le repaire favori des jeunes locaux et des voyageurs de passage. Si vous cherchez un repas plus consistant et authentique, je vous suggère de foncer au Photostory MixFood Tour (anciennement Prestige M Chef) dans le vieux quartier ; Artur y prépare des barbecues (khorovats) et des kebabs dans du lavash qui sont, pour beaucoup, parmi les meilleurs du pays. Pour une pause plus culturelle, le Novel Art Cafe propose des thés et des pâtisseries dans un cadre chaleureux qui sert aussi de hub d’exposition pour les artisans locaux.
Goûter aux spécialités régionales est un passage obligé, surtout pour le porc du Tavush qui est considéré comme le plus savoureux d’Arménie grâce aux animaux élevés en liberté dans les forêts. Les plus aventureux pourront tester le « plat sans nom » à base de foie et de cœur d’agneau cuits dans du sang, une spécialité très prisée pendant le festival de Vardavar. Pour une touche de douceur, laissez-vous tenter par une gata ou un nazook, ces pâtisseries traditionnelles fourrées au beurre et au sucre, souvent agrémentées de noix. Ces gourmandises sont encore meilleures accompagnées d’une tisane de thym ou de menthe sauvage cueillie directement dans les montagnes environnantes.
Niché sur les hauteurs de Yenokavan, le Berkri Gastro Yard est une étape gourmande que j’affectionne particulièrement pour son hospitalité familiale et ses produits de la ferme. Vous pourrez y savourer des plats faits maison sur une terrasse avec une vue imprenable, et même participer à des ateliers pour apprendre à cuisiner le dolma ou la gata. C’est aussi l’occasion idéale pour déguster leurs vins artisanaux, directement issus de leur propre vignoble.
Enfin, pour ceux qui préfèrent allier repas et grand air, le restaurant du Yell Extreme Park propose une cuisine fraîche dans un cadre dédié à l’aventure. À une vingtaine de minutes d’Ijevan, près du village de Hovq, le lac Qari (Stone Lake) dispose également d’un café-restaurant en plein air très populaire en haute saison, où l’on peut même pêcher. Si vos pas vous mènent jusqu’aux gorges de Lastiver, sachez qu’une zone de repos sur les rives de la rivière Khachaghbyur permet de cuisiner en pleine nature, au cœur de la forêt dense.
FAQ sur la région de Tavush
Tavush est un marz — autrement dit une région administrative — du nord-est de l’Arménie. C’est une zone connue pour ses paysages boisés, ses vallées montagneuses et son patrimoine monastique. La région se trouve dans le nord-est du pays. Historiquement, elle est décrite comme frontalière avec la Géorgie à l’ouest et l’Azerbaïdjan au nord et à l’est, et elle est reliée au reste de l’Arménie par les marzes voisins de Gegharkunik, Kotayk et Lori.
Tavush est une région de 2 704 km² très montagneuse, située sur les chaînes périphériques du Petit Caucase, avec des points bas et hauts très contrastés. Les sources statistiques arméniennes décrivent aussi un territoire largement couvert de forêts mixtes.
Les sites les plus connus sont Dilijan, Dilijan National Park, Haghartsin, Goshavank et Lake Parz. Les sources officielles de tourisme arménien citent aussi, autour de Dilijan, Jukhtak et Matosavank.
La région est décrite comme ayant des étés chauds et des hivers doux, ce qui en fait une destination intéressante quasiment toute l’année. Pour la randonnée et les paysages forestiers, la période la plus confortable est généralement la saison douce, quand les sentiers et les forêts sont les plus agréables.
Avez-vous déjà visiter la région de Tavush ? Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.


