Selon l’étymologie populaire, le village de Kardanakhi devrait son nom à ses portes : kari, la porte, et venakhi, le vignoble, comme si chaque seuil avait jadis disparu sous une treille. Aujourd’hui, l’AOP Kardanakhi (en géorgien : კარდენახი) s’étend sur 345 hectares en Kakhétie et réunit deux styles que tout oppose : un vin ambré sec élaboré en qvevri et un vin blanc muté, héritier du portweine géorgien de l’époque soviétique. Tous deux reposent sur le Rkatsiteli, rejoint dans une proportion d’environ 15 % par le Khikhvi et le Kakhuri Mtsvane. Retrouvez à la fin de cet article Kardanakhi Estate, un domaine qui perpétue cette tradition avec beaucoup de talent.
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Terroir de l’AOP Kardanakhi
Localisation et délimitation de l’AOP
L’AOP Kardanakhi se trouve dans la municipalité de Gurjaani, sur le territoire du village de Kardanakhi, à une dizaine de kilomètres de la ville de Gurjaani. Les textes officiels écrivent « Kardenakhi », mais la graphie « Kardanakhi » s’est imposée chez de nombreux domaines, et c’est celle que j’ai retenue ici. L’appellation a été enregistrée en 2007 sous le numéro 795 et couvre environ 345 hectares.
Les vignes occupent les pentes inclinées du Tsiv-Gombori exposées au nord-est, sur la rive droite de l’Alazani, entre 350 et 750 mètres d’altitude. Les parcelles se glissent entre le canal de l’Alazani et la route, dans l’espace délimité par les villages de Bakurtsikhe et d’Anaga. La carte ci-dessous replace la microzone au cœur de ce paysage.

Histoire : de la cave Apkhazi au portweine soviétique
La cave de Kardanakhi a vu le jour au XIXe siècle, bâtie par le noble Kote Apkhazi. Elle fait figure d’exception par la quantité sans précédent de Qvevri qu’elle renferme : on en dénombre 700, pour une capacité d’environ 1000 tonnes de raisins. À ses débuts, elle traitait déjà quelque 50 tonnes de raisins, issus du Rkatsiteli et du Saperavi. Elle est ensuite passée entre les mains du comte russe Chérémétiev, qui en a confié la direction à un certain Averkin. La production a alors augmenté, et Averkin s’est mis à louer des vignes aux paysans de la région.

C’est sur invitation de son ami le comte Chérémétiev, homme politique et historien, que le baron français Joseph de Baye découvre la Géorgie en 1897. Enchanté, il y retourne chaque année jusqu’en 1904. Muni de son appareil photographique Kodak et de carnets, il sillonne le Caucase : Ossétie, Ingouchie, Tchétchénie, Daghestan, Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan. Ses livres offrent un aperçu précieux du patrimoine matériel et immatériel de la région à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, avec de nombreux portraits, des descriptions très précises et des photographies de la cave de Kardanakhi. Brève histoire de Joseph de Baye dans le Caucase ici.
Joseph de Baye s’intéresse à l’histoire, aux paysages, à la vie quotidienne, aux mœurs et coutumes locales, aux fêtes religieuses, aux vendanges et aux costumes nationaux des différents peuples. Ses images montrent des monuments religieux et culturels : certains ont disparu depuis, d’autres jouent encore un rôle important dans la vie de la Géorgie. Il noue aussi des liens d’amitié avec des poètes et des artistes géorgiens, qu’il soutient lorsqu’ils s’exilent à Paris après l’annexion de la Géorgie par les Soviétiques en 1921.
Du temps où le comte Chérémétiev possédait le domaine, il y organisa une réception pour le tsar Alexandre III, venu avec son épouse et son fils, le futur Nicolas II. La presse européenne a elle aussi parlé de Kardanakhi, notamment dans l’édition de 1887 du magazine français « Le Génie Civil », qui faisait alors autorité en la matière.
L’ère soviétique a ensuite remodelé le paysage. En parallèle des nouvelles plantations et des nouvelles caves, de puissants chais de qvevri ont été aménagés à Shroma, Gurjaani, Kardanakhi, Tsnori ou encore Tibaani, et leur capacité totale dépassait 168 000 hectolitres dans les années 1970. C’est aussi à cette époque que s’est développé le vin fortifié. Il n’a pourtant jamais été traditionnel en Géorgie : sa production a été mise en œuvre sous le régime soviétique, dès 1926 pour le Kardanakhi. Dans les années 1980, les vins fortifiés représentaient 90 % du volume total de la production de vin en URSS, et plus de 65 % en Géorgie. Aujourd’hui, la plupart de ces vins fortifiés ont disparu.
Cela dit, le Kardanakhi muté a toujours été salué pour sa qualité. Produit depuis 1926, il compte parmi les meilleurs vins géorgiens de type « portweine » et a décroché 8 médailles d’or lors de concours internationaux, où il tenait tête aux grands vins portugais.

Le climat
Le climat de la microzone est modérément humide, avec un été chaud et un hiver doux. Le couloir de l’Alazani y joue un rôle déterminant : les masses d’air froid descendent des hauts sommets glaciaires du Caucase de Kakhétie et glissent du nord-ouest vers le sud-est, au pied de la chaîne du Tsiv-Gombori.
Côté soleil, la microzone profite de 2154 heures d’ensoleillement par an, dont 1589 pendant la période de végétation. La température moyenne annuelle atteint 12,5 °C, avec +1,0 °C en janvier et +23,6 °C en juillet comme en août. Les extrêmes restent mesurés : le minimum absolu annuel moyen est d’environ -10 °C, avec des descentes à -15 °C une année sur dix, tandis que le maximum absolu annuel moyen tourne autour de +35 °C, pour un record à +38 °C. La vigne se réveille quand la température moyenne quotidienne passe durablement au-dessus de 10 °C, à partir du 5 avril, et ce seuil tient jusqu’au 3 novembre. Cela représente 211 jours de végétation active et une somme de températures actives de 3920 °C.
Quant à l’eau, il tombe 770 mm de précipitations par an, dont 585 mm (76 %) pendant la période de végétation. Le maximum se situe en mai (132 mm) et le minimum en janvier (31 mm). L’humidité relative moyenne de l’air est de 72 %, avec des valeurs plus basses en été. La neige s’installe à la mi-décembre et fond durant la première décade de mars, pour une moyenne de 24 jours de neige par an, mais la couche tient rarement. Les premières gelées arrivent vers le 25 novembre. Les gelées de printemps, elles, s’arrêtent fin mars, et peuvent traîner jusqu’au 15 avril une année sur dix.
Reste la grêle, véritable épée de Damoclès : la microzone se situe dans une zone de forte intensité, avec près de 3 jours de grêle par an, surtout en mai et en juin, et jusqu’à 5 ou 6 jours certaines années. Si vous entendez des « explosions » dans le ciel au printemps, n’ayez pas peur : le but est simplement de disperser les nuages. Les vents dominants soufflent du sud-ouest (33 %) et de l’ouest (18 %), avec une vitesse moyenne très modeste de 1,7 m/s. Enfin, on compte environ 110 à 120 jours de ciel couvert par an, contre 45 jours parfaitement clairs, surtout de juillet à septembre.
Le sol
Les roches mères de la microzone sont des dépôts déluviaux-proluviaux carbonatés, limono-argileux, mêlés de couches pierreuses. La zone couvre environ 345 hectares et compte 11 types de sols bruns et 1 type de sol déluvial, répartis entre deux grands lieux-dits : Guli Tsarapi et Akhoebi. La texture est surtout limoneuse et argileuse légère, avec une fraction d’argile physique comprise entre 20,0 et 69,4 %. Dans les couches de labour, l’humus reste modéré à faible : de 2,04 à 4,91 % pour les 4e et 5e variétés de sols, et jusqu’à 2,95 % pour les autres.
La diversité est réelle. Les sols bruns, très épais, parfois légèrement pierreux ou squelettiques (leptosoliques), associent limon lourd et argile légère, et seul le secteur nord de Guli Tsarapi est franchement argileux. Les profils mesurent de 60 à 120 cm d’épaisseur, avec des horizons humifères de 50 à 90 cm. L’azote total est faible (0,067 à 0,128 %), alors que l’azote hydrolysable grimpe à 10,56 à 13,89 mg pour 100 g de sol dans les 4e et 6e variétés. Le phosphore soluble varie de 3,0 à 29,0 mg pour 100 g, et le potassium échangeable s’avère élevé, de 28,0 à 90,4 mg pour 100 g. Le calcaire fait enfin partie du décor : sa teneur oscille entre 2 et 44 % dans les profils, et augmente avec la profondeur. Le pH, lui, reste légèrement à modérément alcalin, entre 7,2 et 8,2.
Cépages et règles de production
Le Rkatsiteli est le cépage de référence de l’appellation. Il peut être accompagné d’environ 15 % de Kakhuri Mtsvane et/ou de Khikhvi, à condition que tous les raisins proviennent de la microzone de Kardanakhi. Les rendements sont plafonnés à 10 tonnes par hectare pour le Rkatsiteli et à 8 tonnes pour le Kakhuri Mtsvane. Avec un maximum de 650 litres de vin par tonne de raisins, cela fait 6500 litres par hectare pour le premier et 5200 litres pour le second.
Dans les vignes, les rangs sont espacés de 1 à 3 mètres et les ceps de 0,8 à 1,5 mètre, avec un tronc haut de 60 à 90 cm. La taille peut être unilatérale, géorgienne bilatérale ou libre. À la vendange, les raisins doivent afficher au moins 20 % de sucre, et leur transport se fait uniquement en caisses de bois ou de plastique, les sacs en polyéthylène étant proscrits.
Le raisin doit être vinifié exclusivement en Kakhétie, seule la mise en bouteille pouvant se faire ailleurs en Géorgie. Sur l’étiquette, le nom de l’appellation apparaît en caractères latins (KARDENAKHI) et en cyrillique (КАРДЕНАХИ), un clin d’œil à l’importance historique du marché russe. Le respect du cahier des charges est contrôlé par l’Agence nationale du vin, depuis les registres de vendange jusqu’aux commissions de dégustation.
Couleur et arômes du vin Kardanakhi
Le Kardanakhi se décline en deux styles que tout oppose en apparence, mais qui puisent au même terroir : un vin ambré sec et un vin blanc muté. Tous deux sont préparés à partir de raisins de Rkatsiteli vendangés dans la microzone, avec jusqu’à 15 % environ de Kakhuri Mtsvane et/ou de Khikhvi.
Le vin ambré est fermenté obligatoirement en qvevri (jarre à vin), au contact de la totalité du marc, peaux et rafles comprises. Après la fermentation, la jarre est remplie du même vin, qui reste sur son marc jusqu’au 1er février de l’année suivante. Cette méthode ancestrale est reconnue par l’UNESCO depuis 2013. Dans le verre, la couleur va de la paille à l’ambre foncé. On y trouve du corps, de la tension, de la matière et du velouté, avec un arôme qui trahit le lieu et des épices modérées. Avec l’âge, les tons fruités s’épanouissent.
Le vin blanc muté est obtenu par addition d’alcool de raisin sur du moût ou du jus de raisin en fermentation, ce qui interrompt cette dernière. Sa robe va de l’or clair à l’ambre foncé. Il se montre plein et harmonieux, avec un arôme qui évoque le lieu et un goût de miel. Lors de la production ou de l’assemblage, le cahier des charges autorise aussi l’ajout de vin sec, de jus de raisin (y compris muté à 16 % d’alcool) ou de concentré de raisin. Dans le verre, on retrouve volontiers le miel, l’abricot sec, la noix et le zeste d’orange, avec une finale longue et chaleureuse.

Pour comparer d’un coup d’œil les deux styles, voici leurs caractéristiques chimiques.
| Critère | Kardanakhi ambré sec | Kardanakhi blanc muté |
|---|---|---|
| Couleur | De la paille à l’ambre foncé | De l’or clair à l’ambre foncé |
| Alcool (minimum) | 12 % | 18 % (± 0,5) |
| Extrait sec fini (minimum) | 22 g/l | 18 g/l |
| Sucre (maximum) | 4 g/l | 10 g/l (± 0,5) |
| Acidité titrable (minimum) | 5 g/l | 4 g/l |
Plusieurs maisons se partagent l’appellation, et trois noms ressortent : Kardanakhi Wine Factory No.1, Ampelo Kardenakhi 1888 et Kardanakhi Estate. Toutes proposent de très bons vins.
Accords mets et vins
À table, l’ambré sec se plaît avec la cuisine kakhète : un khachapuri imerouli bien fondant, du mtsvadi grillé au feu de sarments ou un chakhokhbili relevé. Je vous conseille de le servir autour de 14 °C pour laisser ses épices et sa matière s’exprimer.
Le blanc muté, lui, appelle plutôt les fins de repas. Servez-le légèrement frais, entre 12 et 14 °C, dans de petits verres pour concentrer ses arômes. Il s’accorde à merveille avec un fromage bleu ou un sulguni affiné, un foie gras ou des pâtés riches, mais aussi avec des desserts aux noix comme les gozinaki ou les churchkhelas, des fruits secs et du chocolat noir.
Kardanakhi Estate
Brève histoire du domaine
Plus d’un siècle après sa création, Nina Kochiashvili et son mari ont repris cette cave historique, en 2020, et entrepris sa restauration complète. Au XIXe siècle, cette région de Kakhétie constituait un carrefour commercial majeur, dont témoignent encore aujourd’hui les caves et entrepôts de Sighnaghi. Bien que Kardanakhi recèle également de nombreux édifices historiques, la plupart sont menacés de démolition ou ont subi de telles transformations depuis l’époque soviétique qu’il devient difficile d’y déceler les traces du passé.
La cave de Kardanakhi Estate séduit par son architecture, avec ses briques du XIXe siècle marquées d’une croix, appelées « briques françaises ». Le patrimoine viticole est tout aussi précieux : le plus ancien Qvevri date de 1904, œuvre du réputé potier Isidore Chubinidze, tandis que les autres jarres remontent à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Reconnaissable à son seau en forme de fer à cheval, ce Qvevri impressionne par sa taille exceptionnelle, avec une capacité de 4 tonnes.
J’ai eu la chance de rencontrer Nina Kochiashvili et son mari lors d’une dégustation au bar Wasserstrasse, à Tbilissi. Ce couple fabuleux traite son sujet avec sérieux, et la qualité des vins est au rendez-vous. Le domaine signe aujourd’hui ses millésimes depuis 2021 et accueille les visiteurs sur place, comme vous le verrez plus bas.

Les vins de Kardanakhi Estate
Les étiquettes sont l’œuvre de Marika Kochiashvili, une artiste géorgienne travaillant en Grande-Bretagne et sœur de Nina. Ses illustrations transmettent la tradition séculaire géorgienne avec une vision artistique moderne.
Rkatsiteli Qvevri
Le Rkatsiteli Qvevri est le fleuron des vins ambrés du domaine. Son étiquette représente un Qvevri entouré de verres dansants. La technique de peinture souligne le caractère naturel de la vinification en Qvevri, c’est-à-dire un processus qui se déroule avec une intervention minimale, et le dessin des contours en est une explication artistique. Autre détail amusant : l’oiseau perché au sommet du Qvevri est un merle noir, grand amateur de raisins et surtout de jus de raisin. Il coupe les grappes pour en manger la pulpe. Quand les merles arrivent dans le vignoble, c’est que le raisin est mûr et prêt à être récolté.
La fermentation est complète, suivie d’une macération sur les peaux de raisin en Qvevri pendant 6 mois. Ce vin ambré clair offre des tanins ronds et équilibrés. Il est moins puissant que les grands classiques ambrés de Kakhétie, ce qui le rend d’autant plus agréable à boire. On y retrouve les arômes traditionnels de pêche, de poire, de melon et de papaye, avec quelques épices douces. Pour moi, ce Rkatsiteli est le digne représentant des vins ambrés de Kakhétie, avec une souplesse bienvenue.



Rkatsiteli cuvée (Tavankara)
Le Rkatsiteli Tavankara (Cuvée) porte lui aussi un Qvevri sur son étiquette, mais l’histoire racontée est totalement différente. Elle illustre l’essence du vin Tavankara (littéralement : le vin le plus pur), bien connu des habitants de Géorgie orientale. Le Tavankara est la fraction la plus pure du vin, prélevée dans la partie supérieure du Qvevri (20 % de la jarre). Mieux filtrée que le vin du ventre ou du fond de la jarre, elle mérite son nom.
La fermentation est complète, avec une macération sur les peaux de raisin en Qvevri pendant 6 mois. Ce vin ambré foncé est plus puissant que le précédent. Légèrement astringent, il ajoute aux notes traditionnelles des herbes aromatiques, et il m’a personnellement fait penser à un bon vieux fromage français. Très original, ce vin a été pour moi la surprise de la dégustation.
Rkatsiteli avec élevage en fût de chêne
L’étiquette du Rkatsiteli vieilli en fût de chêne traduit les couleurs du vin ambré et du chêne, ainsi que leur caractère. L’illustration représente des Berikas dansants. Le Berikaoba est l’une des plus anciennes fêtes populaires géorgiennes, et son histoire païenne plonge ses racines dans le culte de Dionysos, dieu de la viticulture, de la vinification et de la fertilité. Cet événement est historiquement dédié à la fertilité et au renouveau.
Ici, la fermentation est complète, avec une macération sur les peaux et les rafles de raisin en Qvevri pendant 6 mois, puis un élevage de 6 à 7 mois en fût de chêne du Caucase, qui donne une couleur orange au vin. Le résultat est un nez incroyablement tendre de pêche vanillée, qui donne littéralement envie de croquer dans un bon gâteau. En bouche, le vin gagne en puissance, avec des tanins bien marqués. L’astringence a disparu, et une pointe d’amertume en finale fait penser au pamplemousse. Excellent vin, qui fait voyager le nez comme le palais.

Les autres vins de Kardanakhi Estate
Kardanakhi Estate propose aussi un saperavi classique dans la tradition géorgienne, un vermouth élaboré avec un mélange de plantes sauvages géorgiennes et un « portwein » de saperavi qui vaut le détour.
En 2024, le domaine a lancé son « Porto » blanc pour perpétuer la riche tradition de cette région. Il n’est disponible qu’au domaine, pour les amateurs. Comme le porto traditionnel de Kardanakhi, il s’agit d’une boisson à 18 % d’alcool, qui assemble des vins pressés à partir des variétés Khikhvi et Mtsvane sur une base de Rkatsiteli. Il est difficile de faire correspondre les vins géorgiens de type porto à la classification portugaise, mais ils ressemblent à un LBV (Late Bottled Vintage). Une chose est sûre : le vin de porto en Qvevri est un phénomène purement géorgien, qui peut être apprécié des amateurs de vin du monde entier.
Visiter le domaine
Depuis Tbilissi, comptez environ deux heures de route pour rejoindre le village de Kardanakhi, une étape facile à combiner avec Gurjaani ou Sighnaghi. Le domaine propose huit chambres, ainsi que des dégustations et des repas sur place. Je vous conseille de réserver à l’avance et de prévoir une nuit sur place : c’est la meilleure façon de goûter ces vins sans penser au volant, entre les qvevri centenaires et les vignes du Tsiv-Gombori.
Avez-vous déjà goûté les vins géorgiens et notamment cette AOP ? Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.


Hummmm que de bon souvenir sur cette appellation
J’ai gouté ce « porto » géorgien, un vrai délice. Merci pour le conseil
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