Sécurité & Santé en Arménie

Écrit par Sébastien

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Quand vous préparez votre sac pour les hauts plateaux du Caucase, la question de la sécurité est souvent la première qui vous vient à l’esprit. Pour ce voyage, sachez que l’Arménie est régulièrement classée parmi les pays les plus sûrs au monde, affichant un taux de criminalité très bas. Pourtant, comme pour toute destination, il existe quelques risques spécifiques à connaître pour profiter sereinement des monastères millénaires et des paysages sauvages. J’ai regroupé ici mes meilleurs conseils aux voyageurs pour vous aider à anticiper certains dangers, qu’il s’agisse des zones frontalières instables à éviter ou de l’importante activité sismique de la région. Enfin, nous aborderons le volet santé : entre la gestion de l’eau potable, l’altitude et la qualité variable des infrastructures médicales hors de la capitale, mieux vaut être bien préparé avant de décoller.

Temps de lecture estimé : 23 minutes

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Quelle est la situation sécuritaire actuelle en Arménie ?

Pour votre tranquillité d’esprit, sachez que l’Arménie s’affiche comme l’une des destinations les plus sûres au monde, figurant régulièrement dans le top 10 des pays affichant le plus bas taux de criminalité. Je peux vous assurer qu’en tant que voyageur, on s’y sent particulièrement en confiance, même lors de promenades nocturnes à Erevan où il est courant et sécuritaire de déambuler jusqu’à 2 heures du matin. D’ailleurs, bien que la criminalité violente soit rare, il convient de rester vigilant face à la petite délinquance comme les vols à la tire ou les vols dans les véhicules, surtout dans les zones bondées ou les transports publics comme les minibus. Un autre point crucial concerne le contexte géopolitique : les tensions persistantes avec l’Azerbaïdjan imposent d’éviter absolument les zones frontalières immédiates, souvent minées et militarisées, tandis que les frontières terrestres avec la Turquie et l’Azerbaïdjan demeurent hermétiquement fermées. Par ailleurs, préparez-vous à une conduite routière assez imprévisible et à des infrastructures parfois dégradées en province, tout en gardant en tête que 80 % du pays se trouve dans une zone d’activité sismique importante. En parallèle, je vous conseille de respecter scrupuleusement les lois locales qui interdisent par exemple de photographier des installations militaires, des monuments ou des officiers en uniforme, et prévoient des peines sévères pour toute infraction liée aux stupéfiants. Au final, c’est l’hospitalité légendaire des Arméniens qui définit l’atmosphère protectrice du pays, faisant de chaque visiteur un invité de marque.

Réalité sur la délinquance et la criminalité en Arménie

Je vous le dis souvent, l’Arménie est l’un des pays où l’on se sent le plus en sécurité au monde, et les chiffres confirment vraiment cette impression de sérénité. Pour preuve, le pays a été classé au 8ème rang mondial pour la sécurité en 2025 par l’indice Numbeo, affichant un taux de criminalité global très bas de 21,97 contre un indice de sécurité élevé de 78,03. Sachez que le taux de criminalité en France est à 55.77 soit plus du double. Les crimes violents, comme les homicides, sont extrêmement rares avec des taux tournant autour de 1,6 à 1,8 pour 100 000 habitants, atteignant même leurs niveaux les plus bas en quarante ans en 2018 avec seulement 38 cas. D’ailleurs, la tendance est globalement positive puisque le ministre de l’Intérieur a rapporté une baisse de 3,2 % du nombre total de crimes enregistrés en 2025 par rapport à l’année précédente.

Néanmoins, il ne faut pas pour autant oublier les précautions de base, car la petite délinquance n’est pas totalement absente, surtout dans les zones bondées d’Erevan qui concentrent environ la moitié des délits du pays. J’attire votre attention sur une hausse récente des infractions liées aux stupéfiants, qui ont bondi de 20,4 % en 2025, parallèlement à une augmentation massive de 80 % des saisies de drogues par les autorités. Les vols à la tire ou les vols dans les véhicules restent les principaux désagréments pour les voyageurs, bien que les risques d’agressions physiques ou de vols à main armée soient jugés « très bas » par les observateurs locaux. En résumé, même si les autorités ont saisi 42,2 % d’armes et de munitions supplémentaires en 2025, le risque de confrontation directe pour un touriste reste minime tant que vous évitez d’exhiber des objets de valeur dans les quartiers périphériques ou mal éclairés.

Risques régionaux aux frontières

Les tensions persistantes à la frontière avec l’Azerbaïdjan

La frontière orientale avec l’Azerbaïdjan est sans doute le point le plus sensible de votre itinéraire, car elle demeure hermétiquement fermée et fortement militarisée. En raison des tensions persistantes et du risque réel d’affrontements armés, il est formellement déconseillé de s’approcher à moins de 5 km de cette ligne de démarcation. Je vous recommande la plus grande vigilance dans ces secteurs, car même si aucun incident majeur n’a été signalé très récemment, l’environnement sécuritaire y reste instable et imprévisible.

Un danger invisible mais bien réel réside également dans la présence de mines terrestres et de munitions non explosées, souvent non marquées, le long de cette zone frontalière. Pour vos déplacements vers la Géorgie, je vous suggère d’éviter absolument le tronçon de la route M16 entre Ijevan et Noyemberyan, qui fait parfois l’objet de tirs en provenance du territoire voisin. C’est la cas également dans le village de Khachik (cf. reportage Arte). Je suis allé personnellement à la forteresse de Berdavan qui se trouve sur la frontière. Il n’y avait d’activité mais j’ai pu voir les diverses installations militaire.

Les autres zones frontalières et les territoires disputés

À l’ouest, la frontière avec la Turquie est également close depuis de nombreuses années pour des raisons diplomatiques et historiques. Bien que les relations entre les deux pays semblent parfois s’assouplir, le passage terrestre demeure impossible et certaines portions de cette zone sont toujours minées, ce qui impose de rester impérativement sur les axes routiers fréquentés. Concernant le sud, le point de passage d’Agarak vers l’Iran est ouvert, mais je vous conseille de ne l’emprunter que via les postes officiels et d’éviter de voyager seul la nuit dans cette région où l’armée peut mener des opérations ponctuelles.

D’autre part, la question du Haut-Karabagh reste extrêmement complexe et les autorités déconseillent formellement de tenter de s’y rendre. Cette zone disputée est non seulement sujette à des tensions militaires, mais une visite sur place pourrait compromettre définitivement vos futurs voyages en Azerbaïdjan, car ce pays interdit l’entrée à quiconque a séjourné sur ce territoire. Pour votre sécurité administrative et physique, tenez-vous régulièrement informé via les médias locaux.

Sécurité routière, maîtriser les risques

Pour vos futurs déplacements, je tiens à vous prévenir que l’état du réseau routier change radicalement dès que vous quittez la capitale. Alors que les axes principaux autour d’Erevan sont désormais bien entretenus, les routes de campagne souffrent encore de nids-de-poule, d’un manque cruel de signalisation et d’un éclairage nocturne quasi inexistant. Le relief montagneux du pays ajoute une difficulté supplémentaire avec des tracés très sinueux qui peuvent s’avérer épuisants, d’autant plus que le déneigement hivernal reste parfois aléatoire en province. Je vous recommande donc la plus grande vigilance, car il arrive fréquemment de tomber sur des troupeaux de bétail ou des animaux sauvages en plein milieu de la chaussée, une raison de plus pour éviter absolument de conduire une fois la nuit tombée.

Du côté des habitudes locales au volant, attendez-vous à un style de conduite assez « créatif » et souvent déroutant pour nous. Les conducteurs arméniens peuvent être distraits, ne respectent pas toujours les priorités aux piétons et effectuent parfois des manœuvres brusques sans prévenir, ce qui demande une attention de tous les instants. N’oubliez pas non plus que la loi est totalement intransigeante sur un point : le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,0 %, et les sanctions en cas d’infraction sont particulièrement sévères. Pour vos trajets, je trouve personnellement bien plus confortable d’utiliser des applications de transport reconnues comme Yandex ou GG, car les minibus locaux (les fameuses « marshrutkas ») sont souvent surchargés et conduits de manière très téméraire. Pensez enfin à bien emporter votre permis de conduire international si vous prévoyez de louer une voiture, car il vous sera systématiquement réclamé.

En l’absence de consensus autour des règles de circulation, je plaide pour la sécurité et le choix d’un chauffeur maîtrisant pleinement les traditions locales. Prenez contact avec moi pour en trouver un !

Comment louer une voiture en Arménie ?

Si vous souhaitez tenter l’aventure sur les routes arméniennes, alors je vous conseille d’utiliser LOCALRENT. Ce site propose de vous mettre en relation avec des particuliers et des petites entreprises qui ont leur propre flotte de voitures. Cela permet d’avoir le meilleur prix (à partir de 25 € par jour). Vous pouvez ajouter des options à votre location comme une assurance ou un siège enfant. J’ai utilisé ce service de nombreuses fois et je n’ai jamais eu de problème.

Dangers naturels, un vrai problème de sécurité ?

Au-delà des monastères et des paysages à couper le souffle, la nature arménienne peut parfois se montrer capricieuse, et il vaut mieux savoir à quoi s’attendre avant de partir à l’aventure.

Le Caucase est une zone sismique

L’Arménie se trouve au cœur d’une région géologiquement très agitée, ce qui en fait une zone où la terre peut trembler à tout moment. Pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène, sachez que près de 80 % du territoire national est considéré comme étant en zone de risque sismique élevé. Bien qu’aucun événement de grande ampleur n’ait frappé le pays ces dernières années, il est crucial de ne pas oublier cette réalité naturelle lors de vos randonnées ou de vos séjours citadins, car le danger demeure par nature imprévisible.

Par mesure de précaution, je vous recommande vivement de rester attentifs aux consignes des autorités locales et de suivre les actualités via les médias si vous ressentez une secousse. Une astuce très pratique consiste à télécharger l’application LastQuake du Centre de sismologie euro-méditerranéen (CSEM) pour recevoir des alertes en temps réel directement sur votre smartphone. En cas de séisme, gardez votre calme, méfiez-vous des répliques secondaires qui peuvent suivre le choc initial et, dès que la situation le permet, envoyez un petit message à vos proches pour les rassurer.

Pour vous rassurer, sachez que je suis dans le Caucase depuis 2022 et je n’ai jamais ressenti un tremblement de terre. Néanmoins, je dis à mes voyageurs qu’il y a un gros tremblement de terre tous les 100 ans (le dernier a eu lieu en 1988) et qu’il est préférable que le prochain ne soit pas aujourd’hui.

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Inondation & glissements de terrain

En ce qui concerne la météo et le terrain, les fortes précipitations, particulièrement entre mars et juin puis d’octobre à novembre, entraînent régulièrement des inondations saisonnières et des glissements de terrain. À titre d’exemple, de graves inondations ont touché les provinces de Tavush et Lori en 2024, causant des dégâts importants aux infrastructures. Dans les zones montagneuses, la prudence est de mise puisque le climat change à une vitesse folle, pouvant passer d’une chaleur accablante à des températures proches de zéro, avec des risques d’avalanches ou de chutes de pierres pour les randonneurs.

Cela dit la situation est la même en Europe et en Géorgie. Le bon sens fait que vous ne prendrez pas une route boueuse ou que vous ne démarrerez pas une randonnée si le temps se couvre. J’ai pris de nombreuses pistes en Arménie et il n’y a pas plus de risque qu’ailleurs.

Faune & flore

Pour les amoureux de la faune, sachez que les montagnes abritent des ours, des loups et quelques serpents venimeux, ce qui rend l’accompagnement par un guide professionnel vivement recommandé lors de vos treks. Pour espérer voir ce genre de bestiole, il faut partir sur des randonnées de plusieurs jours. C’est extrêmement rare mais pour votre sécurité, munissez vous d’un spray anti-ours.

Une petite astuce de voyageur : méfiez-vous particulièrement des chiens de bergers ; ils sont dressés pour repousser les loups et peuvent être assez impressionnants, voire agressifs envers les intrus. Oui, ils font leur travail et cela m’est déjà arrivé ! Enfin, n’oubliez pas que l’altitude moyenne élevée du pays (souvent au-dessus de 1000 m) peut surprendre votre organisme si vous n’y êtes pas habitué.

Précautions sanitaires

Pour que votre séjour se déroule sans encombre, il est essentiel de prêter une attention particulière à votre hygiène de vie, car les standards sanitaires diffèrent de ceux de l’Europe de l’Ouest.

Est-ce que l’eau est potable en Arménie ?

Pour tout vous dire, les Arméniens sont immensément fiers de la qualité de leur eau, qu’ils considèrent souvent comme l’une des plus pures et des plus rafraîchissantes au monde. D’ailleurs, ces célèbres pulpulaks, ces fontaines publiques en pierre que l’on trouve à chaque coin de rue, offrent une eau de source fraîche que les locaux boivent quotidiennement en toute confiance. Certes, pour ménager les estomacs parfois plus fragiles des touristes, les autorités internationales préfèrent souvent jouer la carte de la prudence en recommandant l’eau en bouteille ou bouillie afin d’écarter tout risque théorique de désagrément gastrique. Néanmoins, il est tout à fait courant de s’hydrater au robinet ou aux fontaines sans le moindre encombre, même si certains guides officiels maintiennent des avertissements par simple mesure de précaution sanitaire.

Vaccins & santé en Arménie

Avant votre départ, un petit tour chez le médecin s’impose pour vérifier que vos vaccins de routine sont à jour, en priorité le tétanos. Le vaccin contre l’hépatite A est aussi vivement recommandé pour tous les voyageurs, tandis que celui contre la rage peut s’avérer utile si vous prévoyez un séjour prolongé en zone rurale. Pensez également à emporter une quantité suffisante de vos médicaments habituels dans leur emballage d’origine, accompagnés d’une copie de votre ordonnance, car certaines substances (comme la codéine ou certains somnifères) peuvent être illégales ou difficiles à trouver sur place.

Concernant les infrastructures de santé, sachez que si Erevan dispose de cliniques privées modernes et de médecins parlant souvent anglais ou russe, les hôpitaux en province restent très basiques et manquent cruellement de moyens. Il est donc impératif de souscrire une assurance voyage complète couvrant les frais d’hospitalisation et, surtout, l’évacuation médicale ou le rapatriement sanitaire. Gardez à l’esprit que les professionnels de santé peuvent exiger un paiement en espèces avant de débuter tout soin, même si vous êtes assuré.

Sécurité des femmes en Arménie

L’Arménie est une destination que je recommande vivement aux femmes voyageant seules, car elle se classe régulièrement parmi les dix pays les plus sûrs au monde avec un taux de criminalité très bas. Durant mon voyage, j’ai pu constater que les habitants sont incroyablement serviables et respectueux, traitant souvent les visiteuses comme des invitées de marque en accord avec leur sens profond de l’hospitalité. Il est tout à fait courant et sécuritaire de se promener dans les rues d’Erevan jusqu’à 3 heures du matin, une liberté que l’on retrouve rarement ailleurs. D’une manière générale, la plupart des voyageuses solo rapportent se sentir en pleine sécurité et libres d’explorer le pays à leur guise.

Malgré ce tableau très positif, il convient de rester attentive pour parer aux éventuels risques de harcèlement verbal ou de comportements insistants. Je vous suggère d’être particulièrement vigilante dans les lieux de vie nocturne à Erevan, car quelques cas d’agressions ciblant des étrangères ont déjà été signalés. Pour vos déplacements, préférez toujours les applications comme GG ou Yandex Go plutôt que de héler des taxis dans la rue, ce qui limite grandement les dangers ou les mauvaises surprises sur les tarifs. Un dernier petit conseil aux voyageurs : l’Arménie étant une société aux racines conservatrices, prévoyez toujours une tenue décente et un foulard pour couvrir vos épaules et vos jambes lors de vos visites dans les monastères.

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Arnaques dans les bars, restaurants et marchés d’Arménie

D’une manière générale, l’Arménie est un pays hyper sûr, mais comme partout, il y a quelques petites combines à connaître pour ne pas gâcher votre plaisir.

Pour vos sorties nocturnes à Erevan, je vous conseille de rester un peu sur vos gardes face aux invitations trop spontanées d’inconnus « sympathiques ». Il arrive que des voyageurs soient abordés pour aller boire un verre et se retrouvent finalement forcés de payer l’intégralité d’une addition salée. Soyez aussi vigilants sur ce que vous consommez : privilégiez les boissons de marque scellées pour éviter tout risque d’intoxication au méthanol et ne laissez jamais votre verre sans surveillance pour prévenir tout risque de drogue à votre insu.

Concernant les restaurants et les cafés, le risque majeur est simplement de se faire un peu « gonfler » les prix parce que vous êtes touriste. Notez d’ailleurs que la plupart des établissements à Erevan ajoutent d’office des frais de service de 10 % sur l’addition, ce qui est une pratique normale et non une arnaque. Dans l’ensemble, les véritables escroqueries restent rares, mais je vous suggère de toujours demander une carte avec les tarifs affichés avant de commander.

Dans les marchés très fréquentés comme le Vernissage ou le marché GUM, gardez l’œil sur vos poches plutôt que seulement sur les étals. Ces lieux bondés sont les terrains de jeu favoris des pickpockets et des voleurs à la tire, même si le taux de criminalité global reste très bas en Arménie. Évitez donc d’exhiber de grosses liasses de billets ou des objets de valeur inutiles pour ne pas attirer l’attention pendant vos emplettes.

Et la sécurité des minorité LGBTQ+ ?

C’est un sujet délicat mais essentiel à aborder pour préparer votre voyage en toute connaissance de cause. Pour tout vous dire, si l’homosexualité est légale en Arménie depuis 2003, la société reste profondément conservatrice et les mentalités évoluent assez lentement par rapport à l’Europe de l’Ouest. Dans les faits, les relations entre personnes de même sexe ne sont pas largement acceptées par l’opinion publique et le pays ne dispose d’aucune loi spécifique pour protéger les personnes LGBTQ+ contre les discriminations ou les discours de haine.

En ce qui concerne votre comportement sur place, je vous suggère de privilégier la discrétion. Les autorités et les guides de voyage recommandent d’éviter les marques d’affection en public, car elles pourraient susciter des réactions hostiles ou des regards insistants dans une société où la religion et les traditions occupent une place centrale. Pour les voyageurs, le risque d’agression physique directe reste faible si vous respectez ces codes sociaux, même s’il faut savoir que la situation est plus complexe pour les locaux qui craignent souvent des violences dans leur cercle familial ou professionnel.

Un point important à noter pour votre sécurité administrative : l’Arménie ne reconnaît ni le mariage homosexuel, ni les unions civiles, et il n’existe pas encore de cadre légal pour l’identité de genre. Si des organisations locales comme Pink Armenia travaillent activement à une meilleure prise de conscience, la discrimination reste un risque bien présent au quotidien. En résumé, vous pouvez tout à fait explorer les richesses de l’Arménie en couple, mais gardez à l’esprit que la réserve est souvent la clé pour éviter tout désagrément lors de vos sorties.

Que dises les gouvernements sur la sécurité en Arménie ?

sécurité arménie

Pour commencer, sachez que les autorités françaises placent la majeure partie de l’Arménie en « vigilance renforcée », ce qui nous invite à une certaine prudence générale lors de nos déplacements. Le Quai d’Orsay est particulièrement ferme sur les zones frontalières avec l’Azerbaïdjan, qu’il déconseille formellement à cause des tensions militaires persistantes et de la présence de mines. Il mentionne notamment le risque de tirs sur le tronçon de la route M16 entre Ijevan et Noyemberyan, conseillant même de privilégier le train ou l’avion pour rejoindre la Géorgie. Dans le sud, la province du Syunik reste une zone à éviter sauf pour des motifs impérieux. En plus de ces enjeux géopolitiques, la France nous alerte sur une hausse des agressions sexuelles ciblant les femmes étrangères, surtout à Erevan et dans les lieux de vie nocturne, tout en rappelant que la route reste dangereuse à cause du manque d’éclairage et de l’état précaire des infrastructures. Enfin, un avertissement très clair est donné concernant la frontière avec l’Iran, où les risques d’arrestations et de détentions arbitraires pour les ressortissants français sont jugés extrêmement élevés.

Du côté des Canadiens, le discours est un poil plus détendu puisqu’ils préconisent des « mesures de sécurité normales » pour le pays, tout en fixant une interdiction stricte de s’approcher à moins d’un kilomètre de la frontière est avec l’Azerbaïdjan. Le Canada nous rappelle aussi que le risque terroriste, bien que jugé faible, a donné lieu à des alertes à la bombe en 2022 touchant des endroits stratégiques comme le métro d’Erevan ou l’aéroport de Zvartnots. Quant à la Suisse, elle adopte une approche très concrète en soulignant que le réseau routier en province est si dégradé qu’il est préférable de circuler en véhicule tout-terrain (4×4) pour ne pas rester bloqué en dehors des axes principaux. Elle précise également que son assistance consulaire peut être totalement interrompue, voire impossible, dans les zones de conflit. Au bout du compte, ces trois pays se retrouvent sur une mise en garde commune : l’Arménie est située dans une zone d’activité sismique intense touchant 80 % du territoire, ce qui impose de connaître les consignes de sécurité en cas de tremblement de terre.

Foire aux questions

Est-ce que l’Arménie est un pays dangereux pour les touristes ?

D’emblée, je vous rassure : l’Arménie est régulièrement classée parmi les dix pays les plus sûrs au monde avec un taux de criminalité très bas. La criminalité violente y est extrêmement rare, et les voyageurs s’y sentent généralement très à l’aise, même en pleine nuit dans les rues d’Erevan. Évidemment, comme partout, un peu de bon sens s’impose pour éviter les pickpockets dans les lieux bondés comme les marchés ou les transports en commun.

Quelles sont les zones frontalières à éviter absolument en Arménie ?

La situation géopolitique demande une attention particulière, notamment à l’est du pays. Je vous déconseille formellement de vous approcher à moins de 5 km de la frontière avec l’Azerbaïdjan en raison des tensions militaires persistantes et de la présence de mines terrestres non signalées. Notez également que les frontières terrestres avec l’Azerbaïdjan et la Turquie sont hermétiquement fermées depuis des années.

Peut-on boire l’eau du robinet en Arménie ?

C’est une grande fierté locale : l’eau du robinet est considérée par les Arméniens comme l’une des plus pures au monde. Vous croiserez partout des pulpulaks, ces fontaines publiques en pierre où l’eau de source coule gratuitement et en toute sécurité. Toutefois, si vous avez l’estomac sensible, les autorités recommandent parfois de privilégier l’eau en bouteille pour éviter tout désagrément passager.

Est-ce que je dois laisser un pourboire au restaurant en Arménie ?

En Arménie, le pourboire n’est jamais obligatoire mais il reste très apprécié pour remercier d’un service de qualité. Gardez en tête que la plupart des établissements d’Erevan ajoutent déjà automatiquement 10 % de frais de service à l’addition, même si laisser 5 à 10 % supplémentaires en espèces reste une délicate attention pour les serveurs.

Le camping sauvage est-il sûr ?

S’installer en pleine nature est tout à fait possible, à condition de rester prudent face à l’absence de balisage et aux caprices météo fréquents en montagne. Un point crucial à surveiller concerne la faune : éloignez-vous des chiens de bergers et restez attentifs à la présence d’ours ou de loups pour dormir sur vos deux oreilles.

Quels sont les numéros d’urgence en Arménie ?

Pour n’importe quel problème grave, vous pouvez composer le 911 ou le 112, qui sont les numéros d’urgence polyvalents du pays. Il est aussi très utile de mémoriser le 102 pour contacter la police et le 103 en cas de besoin médical urgent.

Faut-il des vaccins spécifiques pour l’Arménie ?

Assurez-vous d’abord que vos vaccins de routine, tout particulièrement le tétanos, sont parfaitement à jour avant votre départ. Je vous suggère également de vous faire vacciner contre l’hépatite A et d’envisager la rage si vous prévoyez de longs séjours dans les zones rurales.

Quelles sont les arnaques les plus courantes en Arménie ?

Les touristes doivent se méfier des surfacturations dans certains bars ou boîtes de nuit, ainsi que des taxis non officiels qui peuvent gonfler les prix.

Quelle est la législation sur la drogue en Arménie ?

Sachez que les autorités sont intraitables et appliquent des peines de prison très sévères pour toute possession, usage ou trafic de stupéfiants. Une simple infraction peut entraîner de lourdes amendes et de longues années de détention, il ne faut donc prendre absolument aucun risque dans ce domaine.

Quel pays avez-vous déjà visité où la sécurité était un problème ? Partagez vos recommandations dans les commentaires ci-dessous.

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