Stepanavan Dendropark & la piste d’Hnevank

Écrit par Sébastien

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Aujourd’hui, je vous invite à poser vos sacs à dos à Stepanavan, une véritable bouffée d’oxygène nichée dans les montagnes verdoyantes de la province du Lori. Située à environ deux heures de route de l’agitation d’Erevan, cette ancienne étape des caravanes est devenue une station climatique réputée pour ses denses forêts de pins et son air pur aux vertus curatives, particulièrement bénéfique pour les voies respiratoires. Entre les vestiges médiévaux de l’imposante forteresse de Lori Berd et les sentiers enchanteurs du célèbre Dendropark, je vous emmène découvrir un coin de pays où la nature reprend ses droits. Que vous soyez un mordu d’histoire ou simplement en quête d’un refuge paisible pour vous ressourcer, laissez-moi vous guider à travers les trésors de cette région qui mérite vraiment le détour.

Temps de lecture estimé : 26 minutes

Remarque : cet article contient des liens d'affiliation, ce qui signifie que je peux percevoir des clopinettes si vous effectuez un achat en cliquant sur un lien (sans frais pour vous).

Histoire du royaume de Tashir-Dzoraget

Pour bien comprendre l’âme de Stepanavan, il faut remonter au Moyen Âge, à l’époque où la région était le cœur battant du royaume de Tashir-Dzoraget. Fondé en 979 par le roi Kiurike I, un membre de la célèbre dynastie des Bagratouni, ce royaume vassal a pris une importance considérable sous le règne de David I Anhoghin (dit « le Sans-Terre »). C’est lui qui a véritablement assis la puissance du royaume en conquérant de nouveaux territoires et en faisant de la forteresse de Lori Berd sa capitale en 1065. À son apogée, le royaume était un carrefour commercial stratégique sur la route du nord, reliant de grandes cités comme Ani et Tiflis, et il était si prospère qu’il frappait même sa propre monnaie, un privilège rare à l’époque.

Cependant, cette gloire a fini par attiser bien des convoitises et le royaume a dû faire face à de multiples invasions. Après avoir résisté aux Seldjoukides, le territoire a été annexé par le royaume de Géorgie en 1118, avant de passer sous le contrôle de la puissante dynastie arméno-géorgienne des Zakarian en 1185. Le coup de grâce est survenu en 1236, lorsque les Mongols, menés par Chaghatai Khan, ont capturé et dévasté la citadelle de Lori. Bien que la forteresse ait continué à servir de refuge militaire et de poste stratégique disputé entre Turcs et Perses jusqu’au XVIIIe siècle, le royaume indépendant n’a jamais retrouvé sa superbe d’antan. Aujourd’hui, les ruines de Lori Berd restent les témoins silencieux de cette épopée majestueuse qui a façonné l’identité de tout le nord de l’Arménie.

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Comment se rendre à Stepanavan ?

Pour venir me rejoindre à Stepanavan depuis Erevan, comptez environ deux heures de trajet pour parcourir les quelque 140 à 160 kilomètres qui séparent la capitale de notre havre de paix. La route principale est globalement en bon état, car elle a été récemment rénovée, et elle offre des panoramas imprenables sur les paysages montagneux du nord de l’Arménie.

En minibus

L’option la plus économique, et celle que je vous recommande pour vivre l’aventure locale, reste la fameuse « marshrutka ». Ces minibus partent de la gare routière de Kilikia (aussi appelée gare centrale) à Erevan plusieurs fois par jour, notamment le numéro 411. Le ticket coûte seulement 1500 AMD (soit environ 3 ou 4 euros), ce qui en fait la solution idéale pour les voyageurs à petit budget.

En taxi ou en voiture

Une autre solution, si vous privilégiez le confort ou la flexibilité, est de prendre un taxi ou de louer votre propre véhicule. Le trajet en taxi depuis le centre d’Erevan coûte généralement entre 15 000 et 20 000 AMD. Pour plus de simplicité et de transparence sur les prix, je vous conseille d’utiliser des applications comme GOTRIP.GE. Louer une voiture vous permettra quant à elle de vous arrêter à votre guise pour photographier les gorges du Dzoraget en chemin. Dans ce cas, considérez Local Rent qui regroupe diverses agences locales proposant des tarifs compétitifs, avec de nombreux véhicules incluant une assurance tous risques SANS caution.

Une dernière alternative consiste à prendre le train depuis la gare de Sasuntsi David, même s’il n’existe pas de liaison directe jusqu’à Stepanavan. Vous devrez alors descendre à Vanadzor après un voyage d’environ 4 heures à travers la campagne arménienne. Une fois arrivé à Vanadzor, il est très facile de terminer le trajet en sautant dans un minibus local ou en prenant un taxi pour les 30 derniers kilomètres restants, ce qui vous prendra moins d’une heure.

Carte de Stepanavan et de la région de Lori

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Dendropark (Sochut) de Stepanavan

Histoire du Dendropark

L’histoire de ce lieu fascinant commence avec un homme passionné, Edmond Leonowicz, un ingénieur forestier d’origine polonaise né en 1902. Après avoir étudié l’horticulture à travers l’Europe et obtenu son diplôme à Tbilissi, il est envoyé en mission professionnelle à Stepanavan en 1931. Subjugué par le potentiel du climat et la fertilité des terres de la province du Lori, il décide d’y concrétiser son rêve en créant le tout premier arboretum d’Arménie. Soutenu par son épouse Anaida Nazaretyan, il fonde officiellement le parc « Sochut » en 1933. Edmond a consacré le reste de sa vie à l’acclimatation d’espèces exotiques dans cette zone de moyenne montagne, et à sa mort en 1986, les autorités arméniennes lui ont rendu un hommage ultime en l’autorisant à être enterré au cœur même de sa création, parmi ses arbres.

Par la suite, c’est son fils Vitali Leonowicz, né en 1937, qui a repris le flambeau avec la même dévotion familiale. Formé à la sylviculture en Géorgie, il a passé l’essentiel de sa carrière à préserver l’œuvre de son père tout en l’enrichissant par l’importation de nombreuses nouvelles variétés venues du monde entier. Sous sa direction, l’importance écologique du site a été officiellement reconnue, le parc obtenant le statut de réserve dès 1958, puis celui de zone de protection spéciale en 1998. Vitali est resté le gardien attentif de ce domaine de 35 hectares jusqu’à son décès le 16 avril 2025, laissant derrière lui un laboratoire vivant unique pour l’étude de la biodiversité en Arménie.

Plan du Dendropark de Stepanavan

dendropark Stepanavan plan

Prix, horaires et conseils sur le Dendropark

  • Prix : Pour entrer dans ce jardin d’Éden, prévois une petite pièce : le ticket coûte généralement 1000 AMD (environ 2 €).
  • Horaires : Le parc t’accueille tous les jours, généralement de 10h00 à 19h00.

Il n’y a pas de cafés ou de snacks à l’intérieur du parc, car le lieu est préservé pour le calme et la nature. Si tu as une petite faim, il y a un restaurant à l’entrée, mais le mieux reste d’emporter ton casse-croûte pour déjeuner sous les séquoias.

Enfin, le terrain est globalement plat et les sentiers sont bien entretenus, ce qui rend le parc largement accessible aux personnes en fauteuil roulant.

Quoi voir au Dendropark ?

Au Dendropark de Stepanavan, également appelé « Sochut », je vous suggère de commencer par vous perdre dans les allées de ce jardin botanique unique de 35 hectares, où la nature sauvage côtoie des espèces venues des quatre coins du monde. Vous y découvrirez une collection impressionnante de plus de 500 espèces d’arbres et de plantes qui ont réussi à s’adapter au climat montagnard du Lori. Environ la moitié du parc est constituée d’une forêt naturelle préservée, tandis que l’autre moitié abrite des plantes ornementales provenant de pays comme l’Allemagne, la France, les États-Unis ou encore la Chine. En flânant sur les sentiers bien entretenus, vous remarquerez sans doute la serre et une petite cascade qui ajoutent au charme féerique du lieu.

L’un des trésors les plus précieux que je vous invite à admirer est sans conteste le groupe de cinq jeunes séquoias géants de Californie, une espèce extrêmement rare dans cette région. Ne manquez pas non plus de traverser le petit pont en bois situé près de l’entrée ; la légende locale raconte que si vous faites un vœu en le franchissant pour la première fois, celui-ci se réalisera. Je vous recommande particulièrement une visite à la fin du mois de mai, car c’est la saison où les pins libèrent leur pollen, créant un air pur aux vertus curatives exceptionnelles pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires. Enfin, juste avant de franchir les portes du parc, prenez quelques minutes pour observer les ruines de l’église Tormak, un édifice du VIe siècle qui se dresse fièrement au bord de la route.

Quoi voir à Stepanavan et aux alentours ?

Stepanavan est un grand village où vous pouvez facilement passer une journée pour faire toutes les choses aux alentours.

Forteresse de Lori Berd

Lori Berd est sans aucun doute le joyau historique de la région, une sentinelle de basalte qui domine fièrement le confluent des rivières Dzoraget et Urut. Fondée entre 1005 et 1025 par le roi David Anhoghin, elle est devenue en 1065 la capitale du royaume de Tashir-Dzoraget, profitant d’une position stratégique sur les routes commerciales reliant de grandes cités médiévales comme Ani et Tiflis. À son apogée, cette cité-forteresse bouillonnante abritait près de 10 000 habitants derrière ses remparts réputés imprenables. Cependant, son histoire est marquée par de violents conflits : après avoir résisté aux Seldjoukides, elle a été dévastée par les Mongols en 1236 avant de passer sous le contrôle de puissantes dynasties comme les Zakarian. Plus tard, bien qu’elle soit restée une place forte disputée entre Turcs et Perses jusqu’au XVIIIe siècle, elle a progressivement perdu sa fonction militaire pour devenir un simple refuge. Finalement, ce sont des problèmes d’accès à l’eau potable qui ont poussé les derniers résidents à abandonner définitivement le site entre 1926 et 1931, laissant la nature reprendre ses droits sur ces vestiges majestueux.

La forteresse est ouverte du mardi au samedi de 10:00 à 17:30 et jusqu’à 16:00 le dimanche. Fermé le lundi. Comptez 1500 AMD l’entrée.

Voici les 5 choses que je vous conseille absolument de ne pas rater lors de votre exploration :

  • Le mystérieux « bâtiment civil » : C’est la seule structure encore couverte de la citadelle. Cet édifice quadrangulaire à six dômes a connu plusieurs vies : il a servi de bâtiment public, de mosquée aux XIVe et XVe siècles, puis a été transformé en église chrétienne au XVIIIe siècle.
  • L’enceinte et les tours de basalte : Vous serez saisi par l’imposante muraille de 214 mètres de long qui protégeait le côté le plus vulnérable de la cité. Les murs atteignent par endroits 20 mètres d’épaisseur et jusqu’à 25 mètres de hauteur, renforcés par des tours quadrangulaires encore bien visibles.
  • Les deux bains médiévaux : Ne manquez pas d’explorer les ruines de ces thermes des XIe et XIIe siècles qui témoignent d’un confort exceptionnel pour l’époque. On y distingue parfaitement le système de chauffage par le sol et les canalisations en argile qui acheminaient l’eau chaude et froide.
  • Le pont sur la Miskhana : En descendant un peu vers la rivière Miskhana (aussi appelée Urut), vous découvrirez un magnifique pont à arche unique construit en basalte poli. C’est un pur chef-d’œuvre d’architecture médiévale arménienne qui reliait autrefois la citadelle aux quartiers extérieurs.
  • Les khatchkars anciens : Dispersés sur le site, ces « croix de pierre » sculptées dans le basalte sont fascinantes par leur simplicité. Leur style sobre permet de les dater du XIe siècle, bien avant que les motifs ne deviennent plus chargés et complexes au XIIIe siècle.
forteresse de Lori Berd

Les ruines de l’église Tormak

Juste avant d’atteindre les grilles du célèbre Dendropark de Stepanavan, je vous conseille de marquer une courte halte sur le bord de la route, dans le village de Gyulagarak, pour admirer les ruines de l’église Tormak. Ce monument historique, dont les origines remontent aux Ve ou VIe siècles, se dresse aujourd’hui comme un témoin silencieux de l’architecture paléochrétienne arménienne. Bien que le temps n’ait laissé que des vestiges partiels de ses murs imposants, l’édifice conserve une aura mystérieuse et offre un contraste saisissant avec les paysages verdoyants du Lori qui l’entourent. C’est une étape facile et rapide qui permet d’enrichir votre balade nature d’une touche d’histoire ancienne avant de vous enfoncer dans la forêt de pins.

L’église Saint-Nicolas le Thaumaturge

À quelques minutes de Stepanavan, dans le charmant village d’Amrakits, vous tomberez sur l’église Saint-Nicolas le Thaumaturge, un édifice qui détonne agréablement dans le paysage local. Fondée initialement en 1846 pour répondre aux besoins de la communauté orthodoxe russe installée dans le village — qui s’appelait alors Nikolaevka —, l’église a été entièrement reconstruite au début du XXe siècle. Ce petit monument est une perle rare qui témoigne du passé cosmopolite de la province du Lori, offrant un contraste saisissant avec les édifices médiévaux plus austères que l’on trouve habituellement en Arménie.

D’un point de vue architectural, l’église est considérée comme un exemple exceptionnel d’architecture moderne de l’époque, se distinguant par ses formes élancées et ses toits pointus caractéristiques. En vous promenant autour, vous remarquerez la finesse de ses détails qui lui confèrent une allure presque féerique, bien loin de la robustesse du basalte que vous avez pu observer à la forteresse de Lori. C’est, selon moi, l’un des sites les plus photogéniques de la région, idéal pour une petite pause contemplative avant de continuer votre route vers le sud. En 2026, elle a été entièrement rénovée.

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Les grottes des communistes

Pour une petite dose de mystère et d’histoire révolutionnaire, je vous suggère d’aller explorer les fameuses « grottes des communistes », aussi connues sous le nom de « Major’s Cave ». Nichées au cœur des spectaculaires gorges du Dzoraget, un canyon profond traversé par une rivière de montagne impétueuse, ces cavités naturelles offrent un décor sauvage à couper le souffle qui vaut le détour rien que pour la vue. Mais au-delà du paysage, c’est le passé clandestin du lieu qui fascine : selon la tradition locale, c’est ici que le leader bolchevique Stepan Shahumyan organisait ses toutes premières réunions illégales avec ses partisans au début du XXe siècle. Ces grottes servaient de refuge stratégique pour échapper aux soldats impériaux, témoignant ainsi d’une époque de luttes politiques intenses qui a marqué la région de Stepanavan. Aujourd’hui, l’accès y est libre et gratuit, ce qui en fait une escale idéale pour combiner une immersion dans la nature brute du Lori avec un plongeon dans les racines de l’histoire moderne arménienne.

Lacs de nénuphars d’Urasar

Pour une escapade hors du temps, je vous conseille vivement de faire un saut au lac d’Urasar, affectueusement surnommé le « Lac des Nénuphars » ou lac Kuybishev. Situé à environ un kilomètre du village d’Urasar et niché à 1559 mètres d’altitude, ce plan d’eau est une véritable merveille de biodiversité cachée au cœur des prairies alpines du Lori. Dès votre arrivée, vous serez éblouis par les vastes tapis de nénuphars blancs (Nymphaea alba) qui encerclent une zone centrale d’eau cristalline, offrant un spectacle naturel d’une rare élégance. Outre cette flore exceptionnelle, le site est un refuge précieux pour des oiseaux majestueux comme l’Aigle pomarin, le Busard pâle ou le Rollier d’Europe, que vous pourrez peut-être apercevoir en survolant les zones de roseaux et de massettes qui bordent les rives. Avec sa superficie totale d’environ huit hectares, le lac dégage une atmosphère de sérénité absolue, ce qui en fait, selon moi, l’endroit rêvé pour poser son sac à dos le temps d’un pique-nique contemplatif au bord de l’eau. En explorant la partie ouest du bassin, on découvre une structure de zones humides en mosaïque particulièrement fascinante, où la végétation aquatique dense crée une barrière naturelle entre le monde terrestre et aquatique.

Il y a d’autres lacs aux alentours que vous retrouverez sur ma carte interactive.

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Les lacs de Vardablur

Nichés à environ vingt kilomètres de Stepanavan, près du village du même nom, les lacs de Vardablur offrent un cadre bucolique absolument charmant pour une pause en pleine nature. Ce site se compose d’un ensemble de cinq lacs situés à 1325 mètres d’altitude, dont trois se distinguent particulièrement par leurs teintes variées, ce qui leur vaut d’être surnommés les « lacs tricolores ». Bien que trois de ces bassins aient été façonnés par l’homme pour la pisciculture, l’endroit a gardé un aspect très sauvage, entouré de saules pleureurs et de forêts denses. J’apprécie tout particulièrement le fait que l’un d’eux abrite une petite île romantique, accessible par un pont, idéale pour s’isoler un instant. En explorant les environs, vous ne pourrez pas manquer le mont Saint-Sargis qui domine le paysage, ni l’église Surb Astvatsatsin du village qui abrite de magnifiques khatchkars (croix de pierre) anciens, témoins de l’histoire séculaire de ce petit coin de paradis.

Monastère d’Hnevank

Le monastère d’Hnevank, dont le nom se traduit par « Vieux Monastère », plonge ses racines dans le haut Moyen Âge, avec une église principale érigée dès le VIIe siècle. Niché sur une colline au plus profond des gorges de la rivière Dzoraget, l’édifice se distingue par l’utilisation d’une felsite finement taillée aux nuances jaunâtres. J’ai découvert que ce site n’était pas uniquement un sanctuaire religieux, mais qu’il servait également de centre éducatif et administratif vital pour toute la province du Lori à cette période. On peut encore y admirer des détails architecturaux rares, comme ces sculptures en forme de têtes humaines nichées dans les arches du dôme, témoignant du savoir-faire et de la mystique des artisans de l’époque.

Au fil des époques, le monastère a évolué, marquant notamment une transition importante au XIIe siècle sous l’influence politique et culturelle de la Géorgie voisine. C’est en 1154 que Smbat, de la lignée princière des Orbélian, fit rénover l’église principale, un événement immortalisé par des inscriptions en géorgien gravées sur la corniche du dôme. Le complexe s’est par la suite enrichi d’un narthex et d’une église supplémentaire au sud au début du XIIIe siècle, avant de subir les outrages du temps et des invasions. Aujourd’hui et suite au tremblement de terre de 1988, le monastère est en ruine. Il constitue une belle balade à la journée que je vous décris plus loin.

Monastère d'Hnevank

Quoi faire à Stepanavan ?

Traverser le Canyon d’Arevatsag jusqu’à Hnevank

Pour une vue vraiment époustouflante, je vous emmène au Canyon d’Arevatsag, un lieu que je considère comme l’un des plus beaux trésors naturels de la province du Lori. Souvent comparé aux paysages tropicaux d’Asie du Sud-Est à cause de ses formations rocheuses spectaculaires et de sa verdure, ce canyon abrite le célèbre rocher « Tsitsqar » qui émerge majestueusement des eaux de la rivière Dzoraget. C’est un endroit d’une sérénité absolue, où la profondeur des gorges peut atteindre 300 mètres, offrant un décor naturel dramatique qui ne manquera pas de vous marquer.

Au-delà de sa beauté sauvage, ce site est un terrain de jeu fabuleux pour les randonneurs et les photographes. Vous pouvez y accéder par des sentiers bien balisés depuis les villages voisins comme Kurtan, Tsater ou Dzoragyugh, tout en profitant de panoramas sur des ruines de forteresses et d’églises médiévales qui parsèment les falaises. J’ai personnellement traversé tout le canyon d’Arevatsag depuis le village du même nom jusqu’à Kurtan. La piste, que je mets sur ma carte interactive, fait environ 19 kilomètres. Elle est praticable en 4×4 uniquement. Comptez 3 heures pour en profiter pleinement. Au milieu du canyon, au niveau du pont il y a un raccourcis qui mène au monastère d’Hnevank, NE LE PRENEZ PAS ! Il est très boueux, préférez suivre la piste normale. De la même manière, la dernière descente vers le monastère peut se faire en 4×4 par temps sec uniquement. Autrement, il y a toujours un arménien avec une grosse voiture pour vous transporter. Regardez les panneaux d’affichage en ville.

Rafting sur le Dzoraget

Le rafting sur la rivière Dzoraget est une expérience unique, car c’est la seule rivière de toute l’Arménie véritablement propice à cette activité sportive. Le parcours le plus courant débute généralement au niveau du pont de la ville de Stepanavan, offrant un point de départ idéal pour s’élancer dans le courant. Cette rivière de montagne, puissante et abondante, traverse des paysages sauvages qui sont souvent considérés comme l’une des merveilles naturelles de la région du Lori.

Au fur et à mesure de la descente, tu te retrouveras au cœur d’un canyon spectaculaire dont la profondeur peut atteindre par endroits jusqu’à 300 mètres. Les parois de basalte abruptes rendent certaines zones totalement inaccessibles par la terre, te permettant d’observer une nature brute et préservée depuis ton embarcation. C’est, selon moi, le meilleur moyen de ressentir toute la puissance des gorges du Dzoraget tout en profitant de vues imprenables sur les falaises environnantes.

Randonnée et VTT

Cette région est un véritable paradis pour les marcheurs et les cyclistes, notamment parce qu’elle est traversée par la Transcaucasian Trail (TCT). Ce réseau ambitieux de sentiers de longue distance relie environ 3 000 kilomètres à travers le Caucase, et son passage par Stepanavan permet d’explorer des cols de montagne, des villages anciens et des gorges spectaculaires. Que tu choisisses un tronçon de la TCT ou des sentiers plus locaux comme ceux reliant Dsegh à Dzoraget, l’immersion dans la culture rurale arménienne est garantie.

D’ailleurs, la liberté d’exploration est ici totale car il y a très peu de clôtures et de voitures, transformant le plateau du Lori en un terrain de jeu sans fin pour le VTT. Tu peux emprunter de nombreuses routes secondaires et des sentiers bien balisés qui serpentent le long du canyon. Je te conseille particulièrement les chemins partant des villages de Kurtan ou de Tsater, qui offrent des panoramas époustouflants sur le monastère d’Hnevank et les eaux sinueuses en contrebas.

Balade équestre

Pour vivre une aventure hors du commun, je te suggère de participer à des circuits équestres de plusieurs jours qui s’enfoncent dans les paysages variés du district de Stepanavan. Ces randonnées te mènent à travers les forêts de pins odorantes situées sur les franges nord des montagnes de Bazum, un cadre idéal pour se reconnecter à la nature. C’est une façon lente et contemplative de découvrir la biodiversité locale, des prairies alpines aux falaises escarpées du canyon.

En selle, tu auras l’occasion de rallier des sites historiques majeurs comme le monastère d’Hnevank, fondé au VIIe siècle, ou encore les vestiges imposants de la forteresse de Lori Berd. Ces itinéraires permettent souvent de bivouaquer sous les étoiles ou de loger dans des maisons d’hôtes réputées pour leur cuisine traditionnelle arménienne. Traverser ces terres chargées d’histoire sur le dos d’un cheval local est sans doute l’une des manières les plus authentiques de découvrir l’âme du Lori.

Où séjourner à Stepanavan ?

Si vous cherchez un endroit où poser vos valises, Stepanavan offre une palette d’hébergements vraiment sympa, allant de l’ambiance « comme à la maison » des B&B aux complexes plus axés sur la détente en pleine nature.

En plein cœur de la ville

Pour être au plus près de l’animation locale et des petits restos, le centre-ville est votre meilleure option.

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Life Lodge Hotel & Restaurant
  • MM House : Situés à deux pas de la place centrale, est une maison entière de 2 chambres parfaite pour les familles.
  • Plus haut de gamme, le Life Lodge Hotel & Restaurant est un joli complexe hôtelier très confortable.
  • Dans le même registre, le Arevaham Boutique Hotel est parfait pour un séjour confortable à un prix imbatable.
  • Pour ma part, la dernière fois j’ai choisi de résider à Amrakits Canyon Guest House. Une maison d’hôte familiale dans une famille arméno-ukrainienne. Les chambres sont neuves ce qui donne un rapport qualité-prix incroyable.

Immersion dans la forêt

Stepanavan est réputée pour son air pur, alors pourquoi ne pas dormir directement sous les pins ?

Si votre priorité est de visiter l’arboretum dès l’ouverture, vous pouvez loger juste à côté, dans le village de Gyulagarak. Pour cela, l’Eco Park Resort est l’option idéale avec ces petites maisons en bois tout équipée.

D’un point de vue pratique, je vous suggère de réserver un peu à l’avance, surtout si vous venez en mai pour la saison du pollen ou en plein été, car la ville est une destination de villégiature très prisée des Arméniens.

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Où manger un bout à Stepanavan ?

Après une bonne balade dans les montagnes du Lori, rien de tel que de s’attabler pour goûter à la cuisine locale. À Stepanavan, l’offre reste authentique, oscillant entre adresses traditionnelles et lieux au cadre plus original. Mon petit chouchou en plein centre, c’est le Carahunge sur la rue Milion. Imaginez un café au style « chalet de montagne », très chaleureux, qui fait aussi office de librairie et de boutique de souvenirs. C’est l’endroit parfait pour savourer un bon repas ou une boisson dans une ambiance vraiment unique.

Pour ceux qui recherchent l’âme de la cuisine arménienne traditionnelle, je vous suggère de pousser la porte du Slabodka situé sur la rue Njhdeh. Ce dernier est une adresse centrale très réputée pour ses khorovats (le célèbre barbecue arménien) ; c’est un lieu vivant, souvent choisi pour de grandes célébrations locales.

Si vous préférez le cadre d’un restaurant familiale, je vous suggère vivement le Lunch time by Hovasapyan qui reste la référence de l’hospitalité arménienne. Enfin, le complexe d’Ureni propose de nombreuses activités pour les enfants dont un super restaurant.

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FAQ sur Stepanavan

Quand faut-il prévoir son voyage ?

Pour profiter de températures agréables (entre 19°C et 23°C), je vous conseille de viser les mois de juin à septembre. En revanche, si vous cherchez à faire une cure de santé, venez fin mai. C’est à ce moment-là que les pins libèrent leur pollen, transformant l’air en un véritable remède naturel pour les poumons et les personnes asthmatiques.

Le climat est-il rude en hiver ?

Tout à fait ! Stepanavan a un climat continental humide. Attendez-vous à de la neige de décembre à mars et à des températures pouvant descendre bien en dessous de zéro. C’est superbe sous un manteau blanc, mais prévoyez les couches thermiques !

Avez-vous déjà visiter Stepanavan et son Dendopark ? Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.

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