Perché à près de 1 900 mètres d’altitude, le majestueux lac Sevan, que je considère souvent comme le cœur bleu de l’Arménie, est l’un des plus grands lacs d’eau douce de haute montagne au monde. Surnommé la « mer arménienne » en raison de son immensité, ce trésor national a vu son paysage radicalement transformé à l’ère soviétique : jadis une île isolée, la célèbre presqu’île de Sevan est née de la baisse du niveau des eaux, rendant plus accessible l’emblématique monastère de Sevanavank et ses églises en basalte noir fondées au IXe siècle. En explorant les rives occidentales, vous découvrirez d’autres joyaux historiques comme le monastère de Hayravank, perché sur un promontoire rocheux, ou encore le fascinant cimetière de Noratus qui abrite la plus vaste collection de khatchkars (pierres-croix) au monde, véritable musée à ciel ouvert de la spiritualité arménienne. Pour une expérience plus insolite, je ne saurais trop vous suggérer de faire un détour par la Maison des Écrivains, un chef-d’œuvre de l’architecture moderniste soviétique dont le café semble léviter au-dessus de l’eau. Entre deux visites culturelles, les eaux cristallines invitent à la baignade durant les mois de juillet et août, à la plongée ou au kayak, tandis que les plus courageux grimperont au sommet du mont Artanish pour admirer une vue à 360° sur les deux bassins du lac. Un tel périple ne serait complet sans goûter aux spécialités locales, notamment l’Ishkhan, la célèbre truite endémique du Sevan, ou les kebabs de queues d’écrevisses servis avec du lavash frais. Bien que situé à seulement une heure de route de Erevan, le lac possède son propre microclimat ; je vous recommande donc de toujours prévoir une veste, car les brises d’altitude peuvent rafraîchir les soirées même en plein été.
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- Histoire et légendes du Lac Sevan
- Bons plans en un clin d’œil
- Comment se rendre au lac Sevan ?
- Carte du lac Sevan
- Quoi voir autour du lac Sevan ?
- Guide des plages du lac Sevan
- Visite guidée autour du lac Sevan
- Où séjourner au lac Sevan ?
- Où déguster les meilleures spécialités du lac Sevan ?
- FAQ sur le lac Sevan
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Histoire et légendes du Lac Sevan
L’une des légendes les plus poétiques sur sa naissance raconte qu’à la place du lac se trouvait autrefois un village prospère irrigué par une source sacrée. Cette source était protégée par un couvercle de pierre qu’il ne fallait jamais oublier de refermer. Un jour, une jeune fille du village, distraite ou émerveillée par le paysage, laissa la source ouverte après y avoir puisé de l’eau. Le flot se déversa sans fin, engloutissant les maisons. Seule la jeune fille survécut mais, dévorée par la culpabilité, elle se changea en pierre (ou disparut dans les flots selon les versions), donnant naissance au lac que nous admirons aujourd’hui.
D’ailleurs, le nom même de « Sevan » possède sa propre explication étymologique liée à l’histoire religieuse : il viendrait de Sev (noir) et Vank (monastère), en référence aux pierres de basalte sombre du monastère de Sevanavank. Ce site, fondé en 874 par la princesse Mariam, n’était pas seulement un lieu de prière, mais aussi une terre d’exil très stricte pour les moines d’Etchmiadzine ayant péché. À l’époque, ils n’avaient droit ni à la viande, ni au vin, et passaient leurs journées à copier des manuscrits à la main sur ce qui était alors une île isolée.
Parallèlement, une autre histoire fascinante entoure le monastère de Hayravank, plus au sud. On raconte que lors des invasions mongoles de Tamerlan, un moine nommé Hovhan aurait miraculeusement marché sur les eaux du lac pour échapper aux massacreurs. Impressionné, Tamerlan lui aurait promis d’épargner autant de villageois qu’il pourrait en faire entrer dans son église. Le moine, grâce à une relique sacrée, aurait alors transformé chaque personne entrant dans le sanctuaire en colombe, leur permettant de s’envoler par les fenêtres et d’échapper ainsi à la mort.
Une ruse tout aussi ingénieuse est attribuée aux habitants du village de Noratus. Face à l’approche de l’armée de Tamerlan, les villageois auraient coiffé les centaines de khatchkars (pierres-croix) du cimetière de casques et d’épées. De loin, les envahisseurs crurent voir une immense armée de soldats immobiles et, terrifiés par cette force apparente, ils auraient rebroussé chemin.
Toutefois, le plus grand bouleversement de l’histoire du lac reste celui du XXe siècle. Sous l’ère soviétique, un projet pharaonique d’irrigation et de production électrique a fait baisser le niveau de l’eau de 20 mètres, transformant définitivement l’île de Sevanavank en presqu’île. C’est durant cette période de modernisation qu’a été construite l’insolite Maison des Écrivains. Ses architectes, Gevorg Kochar et Mikayel Mazmanyan, ont d’ailleurs vécu un destin tragique : arrêtés en 1937 et exilés en Sibérie, ils ne purent achever le complexe qu’après leur réhabilitation dans les années 1960.
Enfin, pour une anecdote plus contemporaine, sachez que le lac abrite depuis 2016 le plus grand globe Wikipédia au monde !. Cette sculpture en béton de plus d’une tonne a été immergée par des plongeurs pour servir de récif artificiel, prouvant que le Sevan continue, encore aujourd’hui, d’écrire sa propre légende.
Bons plans en un clin d’œil
Depuis Erevan : Excursion privée au lac Sevan, Noratous, Hayravank, Sevanavank
Depuis Erevan : Visite privée jusqu’à Dilijan en passant par Sevan
Excursion en groupe en incluant Sevan et Dilijan
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Comment se rendre au lac Sevan ?
Vous préparez votre escapade vers la « Mer arménienne » ? Bonne nouvelle : le lac Sevan est l’une des destinations les plus accessibles depuis Erevan, puisqu’il ne se trouve qu’à environ 65 kilomètres de la capitale. Que vous soyez adepte du transport local ou amateur de confort, j’ai répertorié pour vous les meilleures options pour rejoindre ce joyau d’altitude.
En minibus ou en train
Pour voyager comme un habitant du coin, je vous suggère de prendre une marchroutka (ces fameux minibus locaux). Elles partent régulièrement de la Gare routière Nord d’Erevan ou du métro Yeritasardakan. Le ticket ne vous coûtera que 2 € pour un trajet d’une heure environ. Gardez simplement en tête que ces minibus vous déposent généralement en centre-ville de Sevan ; il vous faudra donc ajouter une dizaine de minutes en taxi pour atteindre les rives du lac ou la célèbre presqu’île.
Pendant la saison estivale, le train offre une alternative pleine de charme, bien que plus lente. Le trajet dure entre deux et trois heures, serpentant à travers les montagnes jusqu’à la ville de Sevan, ou même jusqu’au village de Shorzha durant les week-ends. Les départs se font généralement le matin depuis les gares d’Almast ou de Sasuntsi Davit. C’est l’option idéale si vous avez du temps et que vous voulez profiter tranquillement du paysage.
En taxi ou en voiture
D’autres voyageurs préféreront sans doute la rapidité d’un taxi. En utilisant les applications locales comme GG ou GOTRIP.GE, vous pouvez rejoindre votre hôtel ou la plage en moins d’une heure pour un coût autour des 17 € l’aller. C’est une solution très flexible et abordable, surtout si vous partagez les frais à plusieurs.
Si vous avez soif de liberté, louer une voiture reste ma recommandation favorite. La route M4 qui mène au lac est excellente et bien entretenue. Avoir votre propre véhicule vous permettra de faire le tour complet du lac (environ 260 km) et de découvrir des endroits plus isolés comme le cimetière de Noratus ou le monastère de Hayravank, souvent délaissés par les circuits classiques.
Dans ce cas, considérez Local Rent qui regroupe diverses agences locales proposant des tarifs compétitifs, avec de nombreux véhicules incluant une assurance tous risques SANS caution.
Enfin, de nombreux tours organisés proposent des excursions à la journée au départ d’Erevan. C’est une option sans stress qui combine souvent la visite du monastère de Sevanavank avec d’autres sites magnifiques comme Dilidjan ou les pistes de Tsaghkadzor. Quel que soit votre choix, n’oubliez pas d’emporter une petite veste, car même en plein été, l’air frais de l’altitude peut surprendre.
Carte du lac Sevan
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Quoi voir autour du lac Sevan ?
Pour ne rien manquer de votre exploration de la « mer arménienne », je vous ai préparé une liste complète des trésors à découvrir. Voici les arrêts obligatoires pour s’imprégner de l’histoire et de la beauté du lac Sevan :
Monastère de Sevanavank
Pour comprendre l’âme du monastère de Sevanavank, il faut remonter à sa fondation officielle en 874 par la princesse Mariam, alors que l’Arménie luttait pour s’affranchir de la domination arabe. J’aime imaginer ce lieu à l’époque où il était encore une île isolée, servant de refuge spirituel et de terre d’exil très austère pour les moines d’Etchmiadzin ayant péché ; le régime y était si strict qu’ils devaient s’abstenir de viande, de vin et de toute fréquentation féminine. Ce n’est qu’au milieu du XXe siècle, sous l’impulsion de projets hydrauliques soviétiques, que le niveau du lac a chuté de près de 20 mètres, transformant définitivement cette île mystique en la presqu’île que je parcours aujourd’hui.
Dès que vous aurez gravi les quelque 245 marches menant au sommet, vous vous retrouverez face aux deux églises survivantes du complexe, Surb Arakelots (Saints-Apôtres) et Surb Astvatsatsin (Sainte-Mère-de-Dieu), reconnaissables entre mille par leur pierre volcanique sombre qui a valu au site le surnom de « monastère noir ». Je vous conseille d’entrer à l’intérieur pour ressentir l’atmosphère contemplative créée par la lumière filtrant à travers les fenêtres étroites sur les murs de basalte. En sortant, attardez-vous devant les ruines du gavit, une ancienne salle d’assemblée dont les fondations témoignent encore de la grandeur passée du centre éducatif spirituel qui formait ici les moines.
En explorant les recoins du site, cherchez absolument le célèbre khachkar (pierre-croix) qui représente le visage du Christ avec des traits mongols et des yeux en amande — une ruse astucieuse utilisée au XIIIe siècle pour dissuader les envahisseurs de détruire l’édifice. Tout autour des églises, vous découvrirez une multitude d’autres pierres-croix finement sculptées de motifs de dentelle, de grenades et de vignes, symboles de la renaissance et de la victoire sur la mort. Pour finir votre visite en beauté, prenez un instant pour admirer le panorama : depuis ce promontoire, la vue sur les eaux turquoise changeantes et les sommets enneigés de la chaîne Geghama est, selon moi, l’une des plus spectaculaires de tout le pays.

Académie théologique Vazkenian
En explorant la presqu’île de Sevan, vous remarquerez sûrement un ensemble de bâtiments plus modernes nichés sur le flanc nord de la colline, juste en dessous du monastère : il s’agit de l’Académie théologique Vazkenian. Fondée initialement en 1897, elle a rouvert ses portes en 1990 et porte fièrement le nom du Catholicos de tous les Arméniens, Vazgen Ier. C’est aujourd’hui l’un des deux établissements d’enseignement religieux majeurs gérés par le Siège de Sainte-Etchmiadzine, où se prépare activement la future génération de membres du clergé arménien.
Même si le complexe est une institution en activité fermée aux visites touristiques impromptues, je vous suggère de jeter un œil depuis le sentier sinueux qui grimpe vers Sevanavank pour admirer son architecture caractéristique en forme de « U » et sa jolie chapelle Surb Hakob située dans la cour. Au-delà de sa vocation spirituelle, l’académie fait office de véritable centre intellectuel qui accueille régulièrement des conférences et des rencontres avec des personnalités du monde des arts et des sciences. C’est un lieu empreint de sérénité qui témoigne de la vitalité retrouvée de l’Église apostolique arménienne sur ces rives chargées d’histoire.
Maison des Écrivains de Sevan
L’un des bâtiments les plus singuliers que j’ai eu la chance d’explorer sur la presqu’île est sans conteste la Maison des Écrivains de Sevan. Ce complexe, conçu à l’origine comme une résidence de création pour l’Union des écrivains arméniens, se divise en deux parties aux styles bien distincts qui racontent une histoire fascinante. Le pavillon de résidence, achevé en 1935 par les architectes Gevorg Kochar et Mikayel Mazmanyan, incarne l’avant-garde soviétique avec ses formes abstraites et fonctionnelles intégrées à la pente rocheuse. Malheureusement, le destin de ses créateurs fut tragique : deux ans seulement après la fin des travaux, ils furent tous deux arrêtés et exilés en Sibérie pendant quinze ans avant d’être réhabilités à la mort de Staline.
Par ailleurs, c’est l’extension ajoutée en 1963 qui offre le spectacle le plus saisissant : un café-lounge à la structure courbe et audacieuse qui semble littéralement léviter au-dessus des flots. Surnommé affectueusement « le bébé baleine » pour sa silhouette organique, ce chef-d’œuvre du modernisme tardif repose sur un unique pilier central en béton armé, une véritable prouesse technique pour l’époque. Aujourd’hui, l’endroit fonctionne toujours comme un petit hôtel aux chambres basiques mais chargées d’histoire. Je ne peux que vous conseiller de vous y arrêter pour un café ; s’asseoir derrière ses immenses baies vitrées panoramiques alors que la lumière du matin inonde la salle est une expérience architecturale que vous n’oublierez pas de sitôt.

Village de Sevan
Bien souvent, les voyageurs filent directement vers la presqu’île sans prendre le temps de s’arrêter dans la ville de Sevan elle-même. C’est pourtant une petite ville tranquille qui mérite que l’on s’y attarde pour découvrir une facette plus authentique de la vie locale, loin de l’agitation des plages touristiques.
Ma recommandation numéro un, et de loin mon endroit préféré, est le Bohem Studio (parfois appelé Bohem Teahouse). Ce n’est pas seulement un salon de thé branché où l’on peut boire un bon breuvage ; c’est un véritable centre culturel vibrant qui organise régulièrement des concerts de musique live, des projections de films et divers événements artistiques. C’est l’endroit idéal pour rencontrer des locaux et des voyageurs dans une ambiance bohème et créative.
Pour changer un peu du bord de l’eau, je vous suggère une petite balade le long de la rue Nairyan, qui est la véritable artère principale de la ville de Sevan. C’est une expérience assez inattendue car on y découvre des trésors souvent ignorés des touristes, comme une vieille maison en bois qui compte parmi les plus anciens bâtiments de la cité et détonne joliment au milieu des constructions plus modernes. En remontant cette rue, j’ai aussi été frappé par l’imposante architecture de la nouvelle église de Sevan, dont les pierres claires dominent le paysage urbain. C’est un endroit parfait pour ressentir le rythme quotidien des habitants, loin de l’effervescence saisonnière de la presqu’île.
Sur la route du retour vers la capitale, gardez l’œil ouvert pour ne pas manquer une structure en béton assez insolite : la plateforme d’observation soviétique. Construite en 1978 par l’architecte Makabe Manuelian, cette œuvre intrigante en forme de queue de poisson est un vestige fascinant de l’art public du modernisme tardif. En grimpant ses deux escaliers étroits situés à l’arrière, vous accéderez à un pont d’observation en plein air qui, par temps clair, permet d’apercevoir une dernière fois le miroitement du lac Sevan au loin. Bien que l’édifice soit un peu éloigné du rivage, c’est un arrêt rapide de cinq minutes qui ravira les photographes et les amateurs d’architecture soviétique.

Réserve de Norashen
Pour les amoureux de nature sauvage, je vous recommande vivement un détour par la réserve de Norashen, une zone protégée située sur une péninsule plate au sein du parc national de Sevan. Ce site est mondialement connu des ornithologues (voir ici) pour abriter la célèbre « île aux mouettes », refuge de la plus grande colonie de Goélands d’Arménie, une espèce unique inscrite au Livre Rouge du pays. En explorant cet espace, vous découvrirez un mélange fascinant de paysages, allant de la steppe sèche aux forêts de pins artificielles, en passant par des roselières côtières où nichent également des Grands Cormorans et des Ibis falcinelles.

D’un point de vue pratique, la réserve est très accessible puisqu’elle longe la route principale M10, avec un tarif d’entrée fixé à environ 3 000 AMD par personne pour l’année 2026. L’aspect actuel de la zone, qui ressemble par endroits à une vaste plage, résulte de la baisse drastique du niveau du lac à l’époque soviétique, laquelle a définitivement remodelé ce terrain. Outre son intérêt estival pour la randonnée ou l’observation, le lieu reste une étape magique en hiver pour apercevoir des oiseaux hivernants comme la Nette rousse ou le Tadorne casarca, offrant un spectacle paisible à seulement une heure de la capitale.
Monastère d’Hayravank
Pour une halte plus paisible que la presqu’île, je vous emmène au monastère d’Hayravank, une pépite bâtie entre le IXe et le XIIe siècle sur un promontoire rocheux surplombant magnifiquement les eaux. Ce lieu est imprégné d’une légende fascinante datant de l’invasion de Tamerlan : on raconte qu’un prêtre nommé Hovhan se serait jeté du haut de la falaise avant de marcher miraculeusement sur la surface du lac. Impressionné, le conquérant promit d’épargner tous les habitants qui pourraient tenir à l’intérieur de l’église ; Hovhan aurait alors utilisé une relique sacrée pour transformer les villageois en colombes, leur permettant de s’envoler par les fenêtres et d’échapper à la mort. C’est ainsi que le site gagna son nom définitif, signifiant le « monastère du Père ».
En franchissant l’entrée, vous découvrirez un complexe modeste composé de l’église principale Saint-Etienne, d’une petite chapelle et d’un gavit. Je vous suggère de prêter une attention particulière à la coupole du gavit, ajouté au XIIe siècle, pour admirer son motif « Arlequin ». Il s’agit de l’un des premiers exemples de maçonnerie décorative polychrome en Arménie, alternant avec élégance le tuf rouge et le gris clair. L’atmosphère à l’intérieur est particulièrement contemplative, surtout lorsque la lumière naturelle tombe de l’oculus central pour venir frapper les piliers de pierre sombre.
Au-delà des bâtiments, ne manquez pas de flâner dans le petit cimetière adjacent qui abrite de nombreux khatchkars finement sculptés dans une pierre orange éclatante. Certains de ces « pierres-croix » sont ornés de motifs de dentelle et datent du Xe siècle. Depuis ce promontoire, la vue panoramique sur le lac Sevan est époustouflante et offre un calme que vous ne retrouverez pas sur les sites plus fréquentés. Pour les passionnés d’archéologie, il est même possible d’apercevoir tout près les vestiges de murs de fortification datant de l’âge du bronze.

Cimetière de Noratus
Je vous suggère de faire une halte au cimetière de Noratus, un site qui me donne littéralement des frissons tant son atmosphère est chargée d’histoire. Ce village abrite la plus vaste collection de khatchkars (pierres-croix) au monde, s’étendant sur sept hectares de prairies parsemées de près de 1 000 stèles sculptées. Les monuments les plus anciens remontent à la fin du Xe siècle, et l’importance de ce site est devenue encore plus cruciale depuis la disparition tragique de la collection de Djoulfa au Nakhitchevan.
En flânant dans ce véritable musée à ciel ouvert, vous serez frappé par la finesse incroyable des sculptures, où chaque pierre est une pièce unique ornée de motifs géométriques, de vignes ou de grenades. Je vous conseille de regarder de plus près certaines dalles horizontales : elles illustrent des scènes fascinantes de la vie quotidienne médiévale, comme des mariages ou des travaux agricoles. La plupart de ces monuments sont aujourd’hui recouverts d’une patine naturelle de mousse et de lichen aux tons dorés, ce qui donne une allure mystique à tout le paysage. Parmi les artisans célèbres ayant œuvré ici, le talent du maître sculpteur Kiram Kazmogh au XVIe siècle reste particulièrement visible sur certaines stèles finement travaillées.
Au détour des allées, vous découvrirez également deux petites chapelles en pierre dont les fondations témoignent des siècles passés, l’une d’elles datant de 1211. Pour une expérience plus insolite, je vous invite à chercher la tombe du moine Ter Karapet, un personnage du XIXe siècle qui aurait demandé à être enterré vivant à l’âge de 90 ans. La tradition locale veut que l’on vienne y verser de l’eau et briser un récipient en verre pour chasser ses angoisses, et vous verrez sans doute des éclats de verre éparpillés tout autour de sa sépulture. C’est un lieu paisible où les vivants et les morts semblent dialoguer en permanence, le tout avec la majestueuse chaîne Geghama en toile de fond.

Forteresse d’Odzaberd
La forteresse d’Odzaberd, souvent appelée Teishebaini. Ce vestige de l’époque ourartéenne se dresse sur une colline non loin du village de Tsovinar, sur la rive sud du lac. Fondée au VIIIe siècle av. J.-C., plus précisément entre 735 et 713 av. J.-C., elle abrite une inscription cunéiforme remarquable située à son pied. En plus de son intérêt historique indéniable, le site offre une vue absolument splendide sur ce que l’on appelle le « petit » Sevan. C’est, selon moi, une étape sympathique pour ceux qui souhaitent s’imprégner de l’antiquité arménienne tout en profitant d’un panorama exceptionnel.
Monastère de Makenyats Vank
Pour sortir un peu des sentiers battus au sud du lac, jetez un œil au monastère de Makenyats Vank, niché à la lisière du village de Makenis. Ce complexe monastique, dont les origines remontent au VIIe siècle, est un site d’une importance historique majeure pour la région, ayant servi pendant tout le haut Moyen Âge de centre spirituel et éducatif de premier plan. J’ai découvert que c’est dans cet établissement renommé que de nombreuses personnalités sociales et religieuses marquantes du pays ont autrefois étudié.
En explorant ce vaste domaine, on se rend rapidement compte de son étendue passée, puisqu’il regroupe pas moins de 37 monuments et bâtiments divers. Bien qu’il soit aujourd’hui plus discret que les sites de la presqu’île, ce lieu situé dans la province de Gegharkunik possède une atmosphère unique et témoigne fidèlement du rayonnement intellectuel arménien à travers les siècles. Je vous suggère vivement d’y faire une petite halte si vous souhaitez vous imprégner d’un patrimoine authentique loin de l’agitation touristique.
Mont Armaghan (2829m)
Pour les randonneurs en quête de paysages plus sauvages, je vous suggère vivement de vous tourner vers le mont Armaghan, une merveille naturelle qui culmine à près de 3 000 mètres d’altitude. Ce volcan éteint cache en son sommet une surprise de taille : un petit lac de cratère d’une beauté saisissante, niché dans un décor presque lunaire. À côté de ces eaux paisibles, vous découvrirez également une petite chapelle isolée, ce qui donne à ce lieu une atmosphère particulièrement mystique et sereine.

Une fois parvenu au sommet, la récompense est à la hauteur de l’effort avec une vue panoramique absolument incroyable sur l’immensité du lac Sevan et les sommets environnants. C’est, selon moi, l’un des meilleurs points de vue de la région pour embrasser du regard toute la splendeur de la « mer arménienne ». Je conseille cette ascension aux amateurs de grands espaces et de silence qui souhaitent s’éloigner un instant de l’agitation des rives plus fréquentées.
Pour ceux d’entre vous qui envisagent l’ascension du mont Armaghan, sachez que le point de départ se situe juste après le village de Madina, accessible par une piste non goudronnée qui, malgré son mauvais état, reste carrossable pour la plupart des véhicules. Sur le plan des chiffres, je vous ai calculé un itinéraire en boucle d’environ 9,4 kilomètres présentant un dénivelé positif de 560 mètres, une performance classée globalement comme de difficulté modérée. En l’absence de balisage officiel ou de panneaux sur le terrain, la navigation à la montée s’avère toutefois aisée car il suffit de suivre une piste de jeep bien tracée qui mène directement au cratère. Une fois parvenus au sommet, la descente peut s’effectuer par le même chemin classique ou de manière plus sauvage à travers des pentes douces, le tout demandant une durée totale de marche avoisinant les cinq heures. Concernant le calendrier, je vous recommande vivement de viser la période entre la mi-juin et la fin juillet pour éviter les sentiers bloqués par la neige ou les températures trop arides de la fin d’été.
Péninsule d’Artanish
La péninsule d’Artanish est un endroit que je trouve vraiment stratégique pour quiconque souhaite saisir l’immensité du lac Sevan. Située sur la rive nord, elle se dresse pile au point le plus étroit du lac, faisant face au village de Noratus situé sur la rive opposée. C’est cette position géographique particulière qui sépare physiquement les deux grands bassins du lac : le « Grand Sevan » et le « Petit Sevan ». En parcourant cette langue de terre, on se sent littéralement au cœur de la « mer arménienne », entouré par des paysages alpins dont les teintes de bleu varient au gré de la météo.
Pour les amateurs de randonnée, je ne peux que vous suggérer de grimper au sommet du mont Artanish qui domine la péninsule. C’est une ascension de niveau modéré qui se fait idéalement en une demi-journée et qui offre, selon moi, la plus belle récompense visuelle de toute la région. Une fois parvenus en haut, vous profitez d’un panorama exceptionnel à 360° permettant d’admirer simultanément les deux bassins du lac qui s’étalent à vos pieds. C’est un spectacle saisissant où la transparence de l’eau contraste avec les sommets environnants, faisant d’Artanish une étape incontournable pour les amoureux de nature sauvage et de grands espaces.

Guide des plages du lac Sevan
Si vous prévoyez de piquer une tête dans la « mer arménienne », sachez que l’expérience est unique mais l’eau reste fraîche, dépassant rarement les 24 °C même en plein mois d’août. Pour vous aider à choisir votre coin de paradis à 1 900 mètres d’altitude, j’ai exploré pour vous les différentes rives du lac Sevan. Voici mon guide complet des plages, des plus animées aux plus secrètes.
Plages non loin de la presqu’île de Sevan
La plage de la presqu’île de Sevan est sans aucun doute la plus célèbre et la plus accessible, située juste au pied du monastère de Sevanavank. C’est un endroit très vivant, idéal pour les familles car ses eaux sont relativement peu profondes et son sable est fin. J’aime particulièrement le fait qu’on y trouve tout ce qu’il faut sur place : des vendeurs d’artisanat, de petits restaurants servant du poisson grillé et de nombreuses infrastructures comme des cabines de change. Attention, c’est un lieu très touristique donc avec un service plutôt moyen.

Au sud, la plage Yolki Molki est un lieu de détente simple et sans prétention sur les rives du lac Sevan, avec une atmosphère informelle qui évoque davantage une sortie à la journée qu’une station balnéaire aménagée. Les visiteurs viennent profiter de sa rive de sable clair, de ses larges panoramas sur le lac et de la possibilité de se baigner dans les eaux fraîches de Sevan, tandis que la présence de tables rudimentaires et d’espaces propices aux barbecues lui confère une ambiance conviviale et familiale.
Pour ceux qui préfèrent une option publique un peu moins bondée que la presqu’île, je vous suggère la plage de Tsovagyugh, sur la rive nord. Elle offre de larges espaces d’accès libre à une eau très propre et des rivages accueillants. C’est un spot très apprécié des locaux pour organiser des pique-niques dans un cadre pittoresque, tout en profitant d’une gamme correcte de services sans l’effervescence touristique habituelle.
Du côté des options privées, la plage du Sevan Up Inn, également au nord, s’adresse à ceux qui recherchent plus de confort. L’entrée est payante mais elle vous donne accès à une superbe piscine extérieure chauffée, ce qui est un vrai luxe quand on connaît la température parfois saisissante du lac. Bien que le rivage y soit plutôt rocailleux, l’eau y est d’une clarté exemplaire et vous pourrez même y louer des motomarine (scooters des mers) pour une dizaine de minutes de sensations fortes.
Les plages du nord-est du lac
Si vous cherchez une vibration plus bohème et festive, direction Wishup Shore sur la rive nord-est, près du village de Shorzha. Cette plage, recouverte de tout petits galets qui ressemblent presque à du sable, attire une clientèle plutôt branchée dans la vingtaine ou la trentaine. J’adore l’atmosphère qui y règne, entre les sessions de kitesurfing, les feux de camp en soirée où tout le monde chante ensemble et la possibilité de dormir dans des tentes en forme de nids d’abeille.
Dans le même secteur, la plage de White Shorja est une autre adresse incontournable pour faire la fête. Elle est réputée pour ses eaux très propres et ses rivages sablonneux parsemés de petits rochers. En été, l’administration y invite les meilleurs DJ d’Arménie et de Géorgie pour des soirées mémorables. Vous y trouverez de nombreux transats, un bar avec un large choix de boissons et de charmants petits chalets en bois nichés dans la forêt adjacente pour prolonger le séjour.
Le véritable coup de cœur « nature » est sans doute la plage de Drakhtik, dont le nom signifie littéralement « petit paradis ». Située au nord-est, elle offre un paysage sauvage et magnifique où une forêt dense vient mourir sur une plage de sable bordée de gros rochers. C’est un endroit d’une sérénité absolue, même si l’eau y semble souvent plus froide qu’ailleurs, ce qui limite parfois la baignade aux voyageurs les plus téméraires.
Enfin, je mentionne la plage dorée sur la rive nord, qui se distingue par la transparence incroyable de son eau, presque dénuée de toute particule de vase. C’est un lieu très calme en accès libre, mais soyez vigilants car le sol y est très rocheux. Je vous recommande vivement d’emporter des chaussures de natation spécifiques pour ne pas vous blesser en entrant dans l’eau.
Les plages du sud
La plage de Tsapatagh, sur la rive est du lac Sevan, offre un cadre paisible et préservé, idéal pour les voyageurs en quête de calme et d’authenticité. Proche du village du même nom, elle séduit par ses eaux claires d’altitude et ses vastes panoramas sur le lac et les montagnes environnantes. Peu aménagée et encore sauvage, elle permet de profiter de longues étendues tranquilles, propices à la baignade, aux balades et à la détente dans un environnement naturel exceptionnel.
En descendant vers le sud, la plage de Martuni offre une alternative publique très paisible gérée par la municipalité. Le rivage y est sablonneux et régulièrement nettoyé des algues, ce qui rend la baignade très agréable. Attention toutefois, il n’y a quasiment aucun service ni équipement sur place, il faudra donc absolument penser à apporter vos propres serviettes, parasols et pique-nique pour en profiter pleinement.
Visite guidée autour du lac Sevan
J’ai trouvé les 3 meilleurs excursions dans la région. La première est une excursion en groupe qui vous amenera au bord du lac Sevan avant de monter vers les monastères de Dilijan avec en bonus la cave à vin d’Ijevan. La seconde est une excursion privée qui se concentre sur le lac et ses points d’intérêt. Enfin, la troisième est plus ou moins la même que la première mais en version privée.
Où séjourner au lac Sevan ?
Pour vraiment ressentir la magie de la « mer arménienne », je vous conseille vivement de passer au moins une nuit sur place plutôt que de vous contenter d’une simple excursion à la journée depuis Erevan. En restant dormir, vous aurez le privilège rare de voir le soleil se lever sur les eaux turquoise bien avant l’arrivée des premiers bus de touristes.
Dans la ville de Sevan elle-même, j’apprécie tout particulièrement l’accueil du Lake Sevan Hostel, une maison d’hôtes familiale parfaite pour les petits budgets et idéalement située près du vibrant Bohem Studio. Pour une atmosphère plus contemporaine et artistique, le Comuna Sevan est un véritable refuge créatif qui propose des espaces communs chaleureux et une ambiance décontractée.
Aragast Hotel & Brewery est une adresse conviviale située à Sevan, appréciée pour son emplacement central, ses chambres modernes et son atmosphère détendue. L’établissement combine hébergement et microbrasserie, ce qui lui donne un charme particulier pour un séjour à la fois confortable et gourmand, avec des services pratiques comme un parking. Les avis récents soulignent aussi la gentillesse de l’accueil et la qualité de la bière servie sur place.
Une autre option très sympa pour les familles est le Noy Land Resort, réputé pour ses bungalows confortables et sa plage privée bien entretenue. Situé dans le village de Norashen, Fazenda B&B est une maison d’hôtes pleine de charme, idéale pour les voyageurs en quête d’authenticité et de tranquillité. Installé dans une demeure traditionnelle soigneusement rénovée, l’établissement séduit par son atmosphère familiale, son jardin agréable et ses vues dégagées sur les environs du lac.
Pour une escapade plus isolée et authentique, tournez-vous vers la rive est du lac. L’Hôtel Tufenkian Avan Marak Tsapatagh est un petit bijou d’élégance rustique niché dans un village tranquille, loin de l’agitation touristique de la presqu’île. Ce bel établissement 4 étoiles, affichant une excellente note, se trouve dans le village de Tsapatagh, à environ 13 km des points d’intérêt plus centraux. C’est une adresse idéale pour ceux qui, comme moi, aiment allier le confort d’un standing supérieur à la tranquillité d’un village côtier, avec un petit prix. D’ailleurs, il est souvent cité comme une étape de choix pour profiter pleinement de la « mer arménienne » loin de l’effervescence touristique de la presqu’île.
Où déguster les meilleures spécialités du lac Sevan ?
Impossible de passer au lac Sevan sans succomber à ses trésors gastronomiques, le lac fournissant près de 90 % du poisson consommé en Arménie. La star incontestée des menus est l’ishkhan, la célèbre truite endémique surnommée le « poisson prince », que l’on prépare grillée, fumée, ou même en barbecue. Une autre spécialité qui me régale à chaque fois est le kebab de queues d’écrevisses, une viande délicate et gouteuse que l’on déguste traditionnellement enroulée dans du lavash. Pour les amateurs de saveurs plus simples, le poisson blanc (sig) est également un incontournable des tables locales.

Sur la presqu’île, le restaurant Ashot Erkat est l’un des plus emblématiques, idéalement situé au pied des marches menant au monastère. S’il est très pratique pour sa vue panoramique sur les eaux turquoise, certains voyageurs préfèrent s’éloigner un peu pour trouver un meilleur rapport qualité-prix-qualité. Je vous suggère alors de tester le Semoyi Mot (souvent appelé restaurant Collette) à Tsovagyugh, au nord de la péninsule. C’est une adresse très appréciée des locaux pour sa boulangerie fraîche et ses poissons grillés à la commande. Pour une expérience plus rétro dans un cadre architectural unique, le restaurant de la Maison des Écrivains propose aussi des plats traditionnels avec une vue imprenable depuis ses larges baies vitrées.
Dans la ville de Sevan elle-même, à l’écart du flux touristique, le restaurant Maku Hacatun est souvent cité par les habitants comme l’une des meilleures tables de la région pour son barbecue arménien (khorovats) et ses salades d’été. Par ailleurs, si vous avez envie d’une pause café, le Bohem Studio est un centre culturel génial où l’on peut boire d’excellents thés arméniens dans une ambiance créative. Enfin, je ne peux que vous conseiller de vous laisser guider par l’odeur sucrée de la gata en redescendant du monastère de Sevanavank. Une petite échoppe nommée « Gata Boulangerie », située juste en bas des escaliers, vend ces pâtisseries traditionnelles encore chaudes, un pur délice pour terminer votre visite.
Deux uniques restaurants de la région
Situé dans le village de Tsaghkunk, à une dizaine de minutes du lac Sevan, Tsaghkunk Restaurant & Glkhatun est une destination gastronomique incontournable qui mêle patrimoine, terroir et créativité contemporaine. Installé dans une ancienne cantine soviétique réhabilitée, le restaurant propose une cuisine arménienne revisitée, mettant à l’honneur des produits locaux et de saison issus des fermes environnantes. L’expérience se prolonge dans le « Glkhatun », une maison traditionnelle chargée d’histoire où les visiteurs découvrent la fabrication du lavash au tonir et dégustent des spécialités ancestrales dans une atmosphère immersive et authentique. Porté par une démarche durable et culturelle, l’établissement incarne une véritable plongée dans les traditions arméniennes, sublimées par une approche moderne et raffinée.
Le restaurant Bashinjaghyan est une adresse emblématique située en bordure du lac Sevan, réputée pour son cadre exceptionnel et son atmosphère typiquement arménienne. Installé à quelques pas de l’eau, le restaurant séduit par sa vue panoramique sur le lac, sa plage privée et son décor mêlant architecture traditionnelle et esprit rustique. On y déguste une cuisine variée, allant des spécialités arméniennes aux grillades et poissons du lac — notamment l’omble — ainsi que des plats d’inspiration européenne. L’expérience est avant tout portée par le lieu : un espace convivial et dépaysant où l’on vient autant pour le panorama et l’ambiance que pour savourer un repas face à l’un des plus beaux paysages d’Arménie.

FAQ sur le lac Sevan
Pendant la belle saison, le lac devient un véritable terrain de jeu pour le jet-ski, la voile, le kayak et même la plongée sous-marine. Pour les amateurs de randonnée, l’ascension du mont Artanish permet d’admirer les deux bassins du lac d’un seul coup d’œil.
Absolument, mais préparez-vous à une eau rafraîchissante qui dépasse rarement les 20-24 °C, même au plus chaud de l’été. Les plages de la presqu’île sont les plus accessibles, tandis que celles de la rive nord-est, comme Shorzha, sont réputées pour leur eau plus propre et leur calme.
Je privilégie les mois de juillet et août pour profiter des plaisirs de la baignade. Cependant, le mois de mai est magique pour admirer les fleurs sauvages et les coquelicots sur les collines, loin des foules estivales.
Oui, tous les parkings des principaux monastères sont payants. Généralement une personne âgée vous demandera 200 AMD. C’est un petit geste de soutient que je donne volontairement.
Avez-vous déjà visiter le lac Sevan ? Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.



J’adore le lac Sevan tellement immense