Yeghegnadzor & la région de Vayots Dzor

Écrit par Sébastien

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Bienvenue dans mon petit coin de paradis arménien, la magnifique région de Vayots Dzor ! Trop souvent, les voyageurs ne voient en Yeghegnadzor qu’une simple étape pour faire le plein d’essence en route vers le sud, mais je vous assure que ce carrefour stratégique mérite qu’on s’y attarde bien plus longtemps. Entre ses canyons de roches rouges, ses forteresses médiévales comme Smbataberd et Prochaberd et ses monastères séculaires tels que Tsaghatskar ou Spitakavor, c’est un véritable concentré d’histoire et de nature brute qui s’offre à vous. En flânant dans les ruelles de Yeghegis ou en dégustant les vins millénaires d’Areni, on découvre une Arménie authentique où l’accueil des locaux est tout simplement remarquable. Allez, posez votre sac à dos et oubliez la montre : je vous emmène explorer les trésors cachés de cette vallée où chaque pierre a une légende à raconter.

Temps de lecture estimé : 35 minutes

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Brève histoire de Yeghegnadzor

Je vous raconte un peu le passé de ce point de chute : l’histoire de Yeghegnadzor plonge ses racines bien avant notre ère, avec des vestiges d’une forteresse urartéenne situés tout près de la ville et remontant au VIIe siècle av. J.-C.. Longtemps appelée Pondzatagh à partir du Ve siècle, la cité est devenue au Moyen Âge un carrefour stratégique incontournable sur la célèbre Route de la Soie. Durant cette période faste, entre les Xe et XIIIe siècles, elle faisait partie du royaume de Syunik sous la dynastie Siunia, avant de passer sous l’influence des puissantes familles Proshian et Orbelian. C’est d’ailleurs sous leur protection que les alentours immédiats, comme le village voisin de Vernashen, ont rayonné culturellement grâce à la célèbre université de Gladzor, fondée en 1284 et surnommée à l’époque la « Seconde Athènes » pour son incroyable prestige intellectuel.

Au fil des siècles, la région a connu des temps plus tourmentés, servant régulièrement de champ de bataille entre tribus turciques et iraniennes sous la domination perse des Safavides dès le XVIe siècle. Connue sous le nom de Keshishkend au début du XIXe siècle, la ville a ensuite rejoint l’Empire russe avant de devenir un haut lieu de résistance contre le régime bolchévique au sein de l’éphémère République de l’Arménie montagneuse en 1921. Plus récemment, vous avez peut-être remarqué son architecture parfois austère : elle fut renommée Mikoyan en 1935 en l’honneur d’un dirigeant soviétique, avant de retrouver son nom historique de Yeghegnadzor en 1956. Aujourd’hui, on y croise encore les traces de ce passé industriel soviétique mêlées aux joyaux médiévaux comme le vieux pont de pierre d’Agharakadzor, qui défie le temps depuis le XIIIe siècle, ou les ruines de la forteresse de Proshaberd qui veille sur la vallée.

Bons plans en un clin d’œil


Visite privée d’une journée complète depuis Erevan

Spécial œnologie : La route des vins de Vayots Dzor

Un hôtel à conseiller ? Under the Walnut Tree, tenu par Anna et Abraham, est une adresse que je vous recommande les yeux fermé

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Comment se rendre à Yeghegnadzor ?

En train ou en marchrutka

Pour venir me voir à Yeghegnadzor depuis Erevan, le moyen le plus typique et le plus économique reste la fameuse marchrutka (minibus). Les départs se font généralement d’une petite rue située tout près de la station de métro Gortsaranayin. Une fois que vous sortez du métro, tournez à droite jusqu’au rond-point, puis prenez à gauche : vous apercevrez les minibus alignés. Le trajet dure environ deux heures et coûte environ 2 000 drams. Un petit conseil d’ami : essayez d’arriver avant 11h00, car les véhicules partent dès qu’ils sont pleins et les départs se raréfient l’après-midi.

Une autre solution consiste à se rendre aux gares routières de Kilikia ou de Sasuntsi David pour monter dans un bus en direction du sud, vers Goris ou Stepanakert. Ces lignes passent obligatoirement par Yeghegnadzor, et les chauffeurs acceptent souvent de vous déposer en route pour le prix d’un ticket standard. En revanche, assurez-vous de bien lui préciser votre destination pour ne pas finir par traverser tout le pays.

En voiture ou en taxi

Ensuite, si vous privilégiez le confort ou que vous voyagez en groupe, le taxi privé reste une excellente option. Un trajet direct depuis Erevan vous coûtera entre 12 000 et 15 000 drams pour une durée d’environ 1h40. Pour une expérience un peu plus haut de gamme, des services de transfert comme Hyur Service proposent des berlines confortables pour environ 90 USD.

Pour ceux qui aiment les itinéraires un peu plus originaux, il est possible de combiner le train et la voiture. Vous pouvez prendre le train de banlieue d’Erevan jusqu’à Yeraskh, puis terminer le voyage avec un taxi pour la dernière heure de route. Les plus aventureux d’entre vous pourront même tenter le stop sur l’autoroute M-2 ; la gentillesse des locaux est telle qu’il n’est pas rare d’être invité pour un barbecue arménien avant même d’être arrivé à destination !

Enfin, pour ceux qui privilégient la flexibilité et la découverte à leur propre rythme, la voiture de location est une excellente option en Arménie. Dans ce cas, considérez Local Rent qui regroupe diverses agences locales proposant des tarifs compétitifs, avec de nombreux véhicules incluant une assurance tous risques SANS caution.

Carte de Yeghegnadzor

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Quoi voir à Yeghegnadzor ?

Je vous le dis tout de suite : Yeghegnadzor est bien plus qu’une simple ville de transit vers le sud. C’est le camp de base idéal pour explorer des trésors historiques et naturels incroyables dans un rayon de 20 à 30 kilomètres.

Musée régional de Yeghegnadzor

Je vous recommande vraiment de faire un tour au Musée régional de Yeghegnadzor pour comprendre la profondeur historique de cette province. Installé dans un bâtiment au style moderniste soviétique datant de 1968, ce lieu n’est pas juste un petit musée de province : il abrite en réalité la plus grande collection de culture matérielle du Vayots Dzor, avec plus de 12 000 pièces exposées. C’est, à mon avis, le point de départ idéal pour un voyage dans le temps qui vous fera découvrir l’identité unique et les traditions de cette région montagneuse.

En parcourant les différentes sections, vous traverserez près de 9 000 ans d’histoire, depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine. J’ai été particulièrement marqué par les reconstitutions d’habitations anciennes et les bijoux raffinés de différentes époques, mais vous y trouverez aussi des pièces de numismatique rares, comme des billets et des pièces datant du premier millénaire avant notre ère. Ne manquez pas non plus d’admirer le vase rituel en forme d’ours, une curiosité archéologique fascinante qui témoigne du savoir-faire des anciens habitants de la vallée.

Le véritable joyau du musée reste toutefois le superbe khachkar (croix sur pierre) sculpté au XIVe siècle par le célèbre maître Momik, une pièce d’une finesse incroyable qui provenait initialement du monastère de Noravank. Pour profiter au mieux des anecdotes historiques, une visite guidée d’environ une heure et demie est disponible en plusieurs langues, dont le français.

  • Horaires : Le musée vous accueille du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00, ainsi que le samedi de 11h00 à 16h00.
  • Prix : l’entrée coûte 1 000 AMD

Musée de l’Université de Gladzor

Pour plonger dans l’histoire intellectuelle du Vayots Dzor, je vous conseille vivement de faire un saut au village de Vernashen, où se trouve le passionnant Musée de l’Université de Gladzor. Installé depuis 1984 dans l’ancienne église Saint-Hakob du XVIIe siècle, ce lieu rend hommage à une institution médiévale si rayonnante qu’on la surnommait autrefois la « Seconde Athènes » ou la « Capitale de la Sagesse ». En explorant ce site, on découvre comment, entre le XIIIe et le XIVe siècle, de grands érudits et des artistes de génie comme Momik y ont développé la théologie, les sciences naturelles et l’art délicat de la calligraphie sous le patronage des familles princières locales.

Gladzor université Yeghegnadzor

En franchissant les portes de l’édifice, vous serez face à une collection de plus de 250 pièces historiques qui retracent le rôle crucial de l’université dans la vie sociale et scientifique de l’Arménie médiévale. Le cursus des étudiants y était particulièrement complet, couvrant des domaines comme l’arithmétique, l’astronomie ou la rhétorique, des disciplines aujourd’hui symbolisées par sept khachkars sculptés devant la basilique. C’est une visite qui se complète idéalement avec celle du monastère de Tanahat, tout proche, où cette prestigieuse académie avait ses quartiers d’origine avant de devenir l’un des plus grands centres de création de manuscrits du pays.

  • Horaires : Ouvert du Mercredi au dimanche de 9h à 17h et jusqu’à 15h30 le dimanche.

Décrouvrir l’artisanat de Yeghegnadzor

Pour les voyageurs qui, comme moi, adorent ramener un morceau d’artisanat authentique, je vous recommande chaudement de rencontrer Arthur Petrosyan dans son atelier « Yegheg ». Depuis les années 90, ce passionné a transformé le tissage du saule en un véritable savoir-faire qu’il partage volontiers lors de sessions d’initiation d’une à deux heures. Il récolte lui-même ses branches de saule le long des rives de la rivière Arpa pour fabriquer des objets variés, allant des corbeilles à pain aux porte-bouteilles de vin, en passant par des luminaires originaux. Installé au restaurant Muse, Arthur vous guidera avec patience pour confectionner votre propre pièce en osier, une expérience immersive qui demande simplement de réserver environ 72 heures à l’avance.

Yeghegnadzor

Dans un registre tout aussi charmant, je vous suggère de pousser la porte du Mosh Studio, l’atelier-boutique de la talentueuse Armine Aghajanyan situé au 18/2 de la rue Shahumyan. Ce lieu est une petite pépite hybride où le rez-de-chaussée regorge d’objets faits main à vendre, tandis que le premier étage est entièrement dédié à la création. Armine y anime des ateliers de confection de poupées artisanales, vous permettant de fabriquer de vos propres mains un personnage unique sous ses conseils avisés. C’est, à mon avis, l’occasion rêvée de s’imprégner de la minutie arménienne et de repartir avec un souvenir qui a une véritable âme, bien loin des bibelots industriels.

Les curiosités de Yeghegnadzor

Pour une immersion totale dans le décor local, je vous suggère de commencer par le vieux pont de pierre d’Agharakadzor qui enjambe fièrement la rivière Arpa. Construit au XIIIe siècle, ce monument robuste de l’architecture médiévale a miraculeusement résisté aux séismes et aux nombreux conflits qui ont traversé la province de Vayots Dzor au fil des siècles. De retour au cœur de la ville, je vous invite à flâner dans le parc Momik, baptisé ainsi en l’honneur du génial architecte et sculpteur des princes Orbelian. C’est là que vous pourrez admirer une curiosité géologique et mythologique : un imposant rocher en forme d’œuf, le Vishapakar qui, selon les légendes racontées par les habitants, marquerait le lieu de naissance d’un vishap, le mythique dragon arménien.

Yeghegnadzor

Les explorateurs en quête d’ambiances plus insolites et de vestiges de l’ère soviétique seront comblés par l’ancienne usine textile de Yeghegnadzor, située rue Mikoyan. Bien que le site soit officiellement fermé depuis longtemps, j’ai découvert qu’il est possible de contacter son propriétaire, Karen (+374 91 19 49 79), pour organiser une visite guidée passionnante au milieu des machines d’origine datant de 1976. Prévoyez entre 5 000 et 10 000 drams en espèces pour cette plongée nostalgique dans le passé industriel du pays. Pour terminer votre tour des curiosités locales, ne manquez pas le parc d’attractions abandonné et sa silhouette mélancolique nichée près de l’amphithéâtre municipal. Sa grande roue rouillée, située au numéro 1/5 de la rue Momik, offre un arrière-plan incroyablement photogénique, surtout lorsque les lumières du soir commencent à tomber sur les montagnes environnantes.

Que faire aux alentours de Yeghegnadzor ?

Prendre un cours de cuisine traditionnelle

Pour vivre une immersion totale dans les saveurs locales, je vous suggère de passer une porte chaleureuse à Yeghegnadzor : celle d’Anna et Abraham à la maison d’hôte Under the Walnut Tree. Ce couple adorable, souvent épaulé par leur fille Lilit, propose des ateliers authentiques où l’on apprend à concocter la célèbre gata, ce gâteau traditionnel arménien à la garniture sucrée si apprécié. Mais ce n’est pas tout : les plus curieux pourront aussi s’initier à la distillation artisanale de vodka ou même participer au pressage du miel si vous passez entre août et octobre. L’expérience dure généralement une à deux heures et l’accueil y est si prévenant qu’on se sent immédiatement comme à la maison, le tout dans un cadre paisible parfait pour savourer ces produits faits main pairing. Pensez simplement à réserver environ 72 heures à l’avance pour leur laisser le temps de tout préparer avec soin.

Une autre escale mémorable m’attend un peu plus loin, dans le charmant village d’Artabuynk, chez Gohar au gîte Legend. Ici, l’expérience culinaire prend une dimension très rustique puisque vous préparez votre gata à la mode traditionnelle du village, en utilisant un tonir, le fameux four enterré arménien. Ce qui rend ce moment vraiment magique, c’est la vue imprenable sur la forteresse médiévale de Smbataberd depuis la véranda où l’on déguste ensuite sa création avec un bon café ou un thé. D’ailleurs, Gohar et sa famille combinent souvent cet atelier avec une randonnée guidée vers la forteresse, ce qui en fait une aventure complète de 4 à 6 heures mêlant sport, histoire et gourmandise au cœur de paysages surréalistes. Pour cette parenthèse enchantée, il suffit de les contacter 24 heures à l’avance pour organiser votre venue.

S’engouffrer dans le canyon du dragon

Situé tout près de Yeghegnadzor, le Canyon du Dragon, que l’on appelle aussi la gorge de la rivière Gravi, est l’une de mes pépites naturelles préférées dans le Vayots Dzor. En vous y aventurant, vous découvrirez un passage spectaculaire creusé par un affluent de la rivière Arpa, où les parois sont si étroites par endroits qu’il est possible de les toucher toutes les deux en tendant simplement les mains. Le décor est truffé de grottes profondes et offre des points de vue assez inhabituels sur le mont Ararat, le tout dans une atmosphère de sérénité absolue au milieu des fleurs sauvages au printemps.

Pour ceux qui ont soif d’adrénaline, je vous conseille de tester le canyoning entre avril et août : c’est un combo génial de randonnée, d’escalade et de sauts dans l’eau au cœur d’une gorge atteignant 60 à 90 mètres de profondeur. Notez bien qu’il faut un équipement de montagne spécifique pour accéder à certaines cascades du canyon, donc n’hésitez pas à passer par un guide. Après l’effort, ma petite routine consiste à filer vers la source de Gravi Dza, juste à côté, pour piquer une tête dans son bassin d’eau minérale naturellement gazeuse avant de conclure la journée par une dégustation dans l’un des domaines viticoles du coin.

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Faire trempette dans la source d’eau minérale gazeuse de Gravi Dza

J’ai déniché pour vous une véritable pépite cachée près du village d’Agarakadzor : la source de Gravi Dza. Imaginez une petite piscine naturelle nichée au creux d’un virage, où jaillit un geyser d’eau minérale naturellement gazeuse et d’une pureté incroyable. C’est, selon moi, l’endroit parfait pour s’offrir une pause rafraîchissante après une randonnée dans le Canyon du Dragon, car l’eau y reste délicieusement fraîche même en plein cœur de l’été. Le bassin offre des profondeurs variées, atteignant environ deux mètres au fond, ce qui vous permet aussi bien de barboter que de piquer une tête dans ces bulles revigorantes.

Source d'eau minérale gazeuse de Gravi Dza

Pour profiter au mieux de l’expérience, je vous conseille de venir avec vos propres serviettes et surtout quelques bouteilles vides : les remplir directement à la source constitue un souvenir gratuit et vraiment unique à ramener chez vous. L’accès est libre 24h/24 et un parking est disponible juste à côté, même si le site conserve un aspect sauvage sans cabines de change pour le moment. N’hésitez pas à prévoir un pique-nique pour savourer le calme des collines verdoyantes après votre baignade. C’est typiquement le genre de moment authentique et hors du temps qui rend l’exploration de la région de Yeghegnadzor si mémorable.

Randonner vers le monastère de Spitakavor

Perché à 2 500 mètres d’altitude sur les flancs du mont Teksar, le monastère de Spitakavor est une étape que je vous recommande absolument pour son élégance architecturale et son cadre sauvage. Ce joyau du XIVe siècle doit son nom à la felsite blanche polie utilisée pour sa construction, « Spitak » signifiant tout simplement « blanc » en arménien. Fondé par le prince Eachi Proshyan et achevé par son fils en 1321, l’édifice est également surnommé par les locaux le « Monastère des Fleurs » en raison de la flore luxuriante qui l’entoure au printemps. On y accède généralement après une randonnée d’environ 4 kilomètres depuis le village de Vernashen, un sentier bucolique qui offre des panoramas superbes sur les montagnes environnantes et même sur le sommet enneigé de l’Ararat par temps clair.

En approchant de l’église Surb Astvatsatsin, vous serez sans doute frappés par la finesse de ses reliefs sculptés, notamment le tympan de l’entrée occidentale représentant une Vierge à l’Enfant de style byzantin. L’ensemble, qui comprend aussi un clocher érigé en 1330 et les vestiges d’anciennes murailles, dégage une dignité paisible typique des ermitages de haute montagne. Au-delà de sa beauté plastique, le site possède une charge émotionnelle toute particulière pour les Arméniens : c’est ici que reposent secrètement, depuis les années 1980, les restes du héros national et penseur politique Garéguine Njdeh. Je vous suggère de prendre le temps de vous asseoir dans la cour pour savourer le silence, seulement rompu par le vent et, si vous avez l’œil, le passage de quelques chèvres bézoards sur les crêtes rocheuses.

monastère de Spitakavor Yeghegnadzor

Poursuivre vers le Château de Prochaberd

Je vous emmène maintenant vers les hauteurs de Vernashen pour découvrir la forteresse de Proshaberd, également connue sous le nom de Boloraberd. Érigée au XIIIe siècle par le prince Prosh Khaghbakyan, elle servait de siège et de centre administratif à la puissante dynastie des Proshian. Le site a été stratégiquement choisi sur le pic conique de la montagne Takyadonduran, à environ 2 400 mètres d’altitude, offrant une position défensive presque inexpugnable avec ses murs en basalte de 2 à 3 mètres d’épaisseur. Bien que le temps ait transformé le château en ruines, on peut encore admirer les vestiges de ses quatre tours et les traces d’un système d’approvisionnement en eau très avancé pour l’époque médiévale.

Ce lieu est aussi un véritable nid à légendes qui pimenteront votre exploration : on raconte que le prince Prosh, redoutant les invasions, aurait dissimulé ses trésors dans les murs du château ou dans les montagnes environnantes, laissant des signes secrets gravés sur les rochers pour les futurs initiés. Une autre histoire populaire relate que la forteresse ne tomba aux mains des Perses qu’après qu’ils eurent utilisé une mule assoiffée pendant sept jours pour localiser et détruire les canalisations souterraines cachées. Pour les randonneurs, c’est une étape gratuite et incontournable, située à seulement un kilomètre à l’est du monastère de Spitakavor. Je vous conseille de prévoir une bonne ascension depuis le village de Vernashen, mais la vue panoramique sur la vallée du Vayots Dzor qui vous y attend récompensera largement vos efforts.

Château de Prochaberd Yeghegnadzor

Faire l’ascension du volcan éteint Vayotssar

Pour une expérience vraiment hors du commun, je vous propose de gravir le mont Vayotssar, l’unique volcan de la région qui culmine à 2 581 mètres d’altitude. Ce géant endormi, dont le nom signifie « Montagne des Malheurs », est entouré de légendes fascinantes : on raconte que sa dernière éruption, en 735 apr. J.-C., aurait plongé la vallée dans l’obscurité pendant quarante jours, donnant ainsi son nom à la province de Vayots Dzor. Bien que les géologues estiment aujourd’hui son extinction à plus de 40 000 ans, l’endroit dégage toujours une atmosphère mystique, et les habitants croient encore que soulever une pierre à son sommet suffit à appeler la pluie. Pour entamer cette ascension, le sentier classique débute entre les villages de Herher et Karmrashen, offrant une vue imprenable sur la silhouette conique parfaite de ce volcan.

L’aventure se présente sous la forme d’une boucle modérée d’environ 10,5 kilomètres, avec un dénivelé positif oscillant entre 672 et 800 mètres selon l’itinéraire choisi. Petit conseil de baroudeur : ne faites pas l’erreur de partir en short, car la première section du chemin traverse une zone dense de buissons épineux qui ne feront aucun cadeau à vos jambes. Une fois parvenus au sommet, votre effort sera récompensé par la vue plongeante sur le cratère le plus profond d’Arménie, qui s’enfonce de 125 mètres au cœur de la montagne. N’oubliez surtout pas d’emporter au moins deux litres d’eau car le soleil peut taper fort et le seul point d’eau potable se trouve tout au fond du cratère. Pour profiter de températures agréables et de paysages d’un vert éclatant, je vous recommande vivement de planifier cette sortie entre la mi-mai et la mi-juin.

Yeghegnadzor Vayotssar
Photo de Vardan Petrosyan

Faire l’ascension du mont Vardablu

L’assaut du mont Vardablur est un exploit en soit. Cette montagne culminant à 2 455 mètres a la particularité d’être surnommée les « Oreilles de Loup » par les habitants. Ce nom vient de sa silhouette unique qui, vue de loin, rappelle la tête d’un loup dont les oreilles se dresseraient fièrement vers le ciel. En plus d’offrir des panoramas assez inédits sur le mont Ararat, cette ascension permet de traverser des gorges insolites et de découvrir une source d’eau minérale revigorante juste au pied des sommets. C’est une escapade idéale pour ceux qui cherchent à s’évader au grand air tout en restant à environ 140 kilomètres d’Erevan.

Pour l’itinéraire, je vous suggère de débuter votre marche depuis le village de Zedea, ce qui représente une montée d’environ 4,8 kilomètres pour atteindre le pic. La randonnée complète fait généralement entre 13 et 14 kilomètres avec un dénivelé positif de 750 mètres, ce qui en fait une sortie tout à fait accessible pour les bons marcheurs. Durant la descente par le versant ouest, vous aurez l’occasion de traverser les vestiges des villages abandonnés de Borolaberd et de Vardablur, où se cache encore l’église Tukhmanuk du XVIIIe siècle.

mont Vardablu

Vallée de Yeghegis

La vallée de Yeghegis est, selon moi, l’un des secrets les mieux gardés et les plus authentiques du Vayots Dzor. Je vous recommande de commencer votre exploration par le cœur du village, où l’histoire se lit à ciel ouvert. Vous ne pouvez pas rater l’église Zorats, un édifice du XIVe siècle unique en Arménie : son autel a été conçu de manière surélevée pour que les soldats puissent prêter serment et recevoir leur bénédiction sans même descendre de cheval. Juste à côté, je vous invite à traverser la rivière pour découvrir le cimetière juif médiéval, un site fascinant qui témoigne de la diversité culturelle de la région sous la dynastie des Orbélian.

Si vous êtes branchés nature sauvage, n’oubliez pas de faire une halte au point d’observation des chèvres bézoards à Shatin. Avec un peu de patience, vous pourrez apercevoir ces créatures agiles escalader les falaises abruptes du paysage protégé de l’Arpa. C’est aussi l’occasion de pousser jusqu’au monastère d’Hermon, fondé au Xe siècle, qui fut un centre culturel majeur abritant une célèbre école de calligraphie médiévale. Enfin, je vous suggère de remonter la gorge jusqu’au monastère d’Arates, un complexe médiéval en ruines niché sur une colline entourée de chapelles et de khachkars.

Monastère d’Hermon

Le monastère d’Hermon, également appelé Ahermon ou Knevank, un site paisible niché sur les pentes surplombant la rivière Yeghegis. Ce lieu chargé d’histoire a été fondé en 936 par le prince Smbat de Syunik et l’évêque Hakob, recevant ensuite le soutien de la princesse Sophie qui lui a fait don de plusieurs jardins et villages. Le nom du monastère rend d’ailleurs hommage à un ermite nommé Ahermon qui vivait autrefois dans les grottes environnantes. De nos jours, vous pourrez y admirer l’église Saint-Grégoire, une basilique à trois nefs en basalte poli datant du XVIIe siècle, bien que son dôme et son mur sud soient aujourd’hui en ruines. L’ensemble se dresse de façon impressionnante sur le plateau de Karevan, où l’on devine encore les fondations des anciens bâtiments monastiques à l’intérieur des remparts.

Ce site ne se résume pas seulement à son architecture, car il a été le cœur d’une renaissance intellectuelle après que l’université de Gladzor a cessé son activité en 1338. C’est à cette époque que Tiratour Kiliketsi, un érudit local, y a établi une école renommée où des scribes et des artistes ont produit environ trois douzaines de manuscrits qui ont traversé les siècles jusqu’à nous. Les savants d’Hermon ont même pesé lourd dans l’histoire religieuse du pays en participant activement au concile de 1441 pour le transfert du siège patriarcal vers Etchmiadzin. Bien que cette prestigieuse académie ait fini par s’éteindre à la fin du XVIe siècle à cause du contexte politique, le monastère demeure un témoin majeur de la vie spirituelle et scientifique de l’Arménie médiévale. Une petite excursion jusqu’à ces vestiges, situés sur la route entre Alayaz et Arates, vous offrira un moment de sérénité absolue loin de l’agitation touristique.

Monastère d'Hermon

Monastère d’Arates

Je vous emmène maintenant vers un endroit un peu plus secret, niché sur une colline surplombant un affluent de la rivière Yeghegis : le monastère d’Arates. C’est un complexe médiéval aujourd’hui en ruines, mais qui dégage une aura incroyable, témoignant de siècles de ferveur religieuse et intellectuelle puisqu’il fut autrefois un centre de pèlerinage et d’éducation important. Bien que la première mention écrite du site remonte au IXe siècle, certains historiens pensent que ses fondations initiales pourraient dater du VIIe siècle. En flânant entre les pierres, vous remarquerez sans doute les nombreux khachkars et pierres tombales sculptés entre le Xe et le XVIIe siècle, véritables chefs-d’œuvre de l’art arménien qui parsèment le sol.

Concernant l’architecture, le complexe regroupe plusieurs édifices fascinants, notamment l’église Saint-Sion du Xe siècle et celle de la Sainte-Mère-de-Dieu (Surb Astvatsatsin) bâtie au siècle suivant. Le clou du spectacle reste, selon moi, le premier gavit (narthex) construit en 1270 par l’architecte Siranes : c’est un exemple remarquable de structure avec des arches intersectées qui supportaient autrefois un dôme à stalactites, aujourd’hui malheureusement disparu. L’ensemble était autrefois protégé par de robustes murailles défensives, dont seule la partie nord a survécu aux assauts du temps et des hommes au XVIIe siècle. Pour vous y rendre, je vous suggère de faire la boucle en taxi depuis Yeghegnadzor en passant par le village de Yeghegis ; c’est une étape paisible et hors du temps qui mérite vraiment le détour.

Forteresse de Smbataberd

Perchée sur une crête rocheuse entre les villages d’Artabuynk et de Yeghegis, la forteresse de Smbataberd est sans doute l’une des plus impressionnantes et des mieux préservées que j’ai eu l’occasion de voir en Arménie. Ses origines semblent remonter au Ve siècle, bien qu’elle soit nommée d’après le prince Smbat de Syunik ou un duc de la dynastie Orbelian ayant vécu vers le Xe siècle. Imaginez des murs de basalte massifs, épais de deux à trois mètres, qui épousent la forme triangulaire du plateau sur environ deux hectares. C’est un véritable nid d’aigle médiéval, protégé de tous côtés par des gorges vertigineuses, qui servait autrefois de point de défense stratégique pour surveiller les couloirs de la Route de la Soie.

Au-delà de son architecture défensive, l’ascension vers ce colosse de pierre offre une récompense visuelle assez incroyable : une vue à 360° sur la vallée et ses montagnes aux reflets ocre qui contrastent avec le vert des petits oasis villageois en contrebas. En explorant les ruines, vous entendrez sûrement parler de la légende locale selon laquelle les envahisseurs n’auraient réussi à briser le siège qu’en utilisant une mule (ou un cheval) assoiffée pour débusquer les canalisations d’eau souterraines cachées. Je vous conseille d’en profiter pour coupler cette marche avec la visite du mystérieux monastère de Tsakhats Kar, situé à proximité, avant de conclure la journée par un cours de cuisine traditionnelle au village pour savourer une gata bien méritée. C’est, selon moi, l’aventure parfaite pour se sentir, le temps d’une randonnée, comme le gardien d’un royaume oublié.

Forteresse de Smbataberd Yeghegnadzor

Monastère de Tsakhats Kar

Ce complexe fascinant, érigé principalement entre le Xe et le XIe siècle sous le royaume des Bagratides, n’était pas seulement un lieu de prière, mais aussi une école réputée pour l’apprentissage de la peinture. Pour y accéder, il faut s’armer de courage pour une randonnée bucolique d’environ une heure et demie depuis la forteresse de Smbataberd ou disposer d’un solide véhicule tout-terrain, car le monastère trône majestueusement sur une pente montagneuse isolée. En arrivant sur place, vous serez sans doute frappés par la sérénité qui règne au milieu de ces ruines de basalte poli, où de nombreux khachkars (pierres-croix) finement sculptés jalonnent encore le sol.

Monastère de Tsakhats Kar

D’un point de vue architectural, le site a la particularité d’être divisé en deux groupes de bâtiments distants d’environ 200 mètres. Le premier ensemble, à l’ouest, abrite les églises Surb Astvatsatsin et Surb Hovhannes du Xe siècle, tandis que le groupe oriental dévoile l’église Surb Karapet avec sa salle à coupole et ses sacristies d’angle. C’est sur les murs de cette dernière que l’on peut encore admirer des bas-reliefs impressionnants représentant des combats symboliques entre un lion et un taureau, ou encore un aigle emportant un bélier dans ses serres. Bien que certaines parties de l’édifice soient aujourd’hui en mauvais état, l’atmosphère mystérieuse qui se dégage de ces pierres chargées d’histoire en fait l’une de mes étapes favorites pour allier randonnée et culture au cœur du Vayots Dzor.

Caravansérail d’Orbélian

Le caravansérail d’Orbélian, érigé en 1332 par le prince Chesar Orbélian et ses frères. Situé à plus de 2 400 mètres d’altitude sur le col de Vardenyats, ce bâtiment séculaire servait de refuge vital pour les marchands et leurs bêtes qui parcouraient la Route de la Soie entre l’Europe et l’Orient. C’est aujourd’hui l’exemple le mieux préservé de ce type d’hôtellerie médiévale en Arménie, bien qu’il ait passé plusieurs siècles en ruines après sa destruction au XVe ou XVIe siècle, avant d’être restauré avec soin entre 1956 et 1959.

Au-delà des faits historiques, une touchante légende locale raconte que ce gîte aurait été fondé par un chef kurde nommé Suleyman en mémoire de son fils, tragiquement mort dans une tempête de neige en tentant de franchir le col pour rejoindre sa bien-aimée. Longtemps appelé caravansérail de Selim, le site a officiellement changé de nom en 2014 pour effacer le souvenir d’un envahisseur étranger et rendre hommage à la puissante dynastie des Orbélian qui a financé sa construction sur ses propres fonds sous le règne de l’ilkhanide Abu Said Khan.

Caravansérail d’Orbélian

En franchissant l’entrée, on est tout de suite frappé par l’atmosphère solennelle de la grande salle en blocs de basalte, divisée en trois nefs par sept paires de piliers massifs. Contrairement aux modèles que l’on trouve en plaine, il n’y a pas de cour intérieure ici afin de protéger les voyageurs du vent et du froid montagnard ; tout l’espace est couvert, avec les animaux logés dans les bas-côtés où l’on distingue encore très bien les auges en pierre servant de mangeoires entre les colonnes. Les marchands, quant à eux, disposaient de deux petites pièces plus isolées situées à l’extrémité ouest de la structure pour trouver un peu de repos.

Pour ce qui est des détails artistiques, je vous conseille de lever les yeux vers la voûte pour admirer les trois oculi (fenêtres de toit) qui laissaient passer la lumière et l’air tout en évacuant la fumée, sans oublier de jeter un œil au réservoir d’eau niché dans un angle du hall. Une inscription dédicatoire en arménien sur le mur intérieur est toujours très lisible et mentionne avec fierté les membres de la famille princière ayant bâti ce « lieu spirituel ». Enfin, juste au-dessus du portail d’entrée, ne manquez pas les magnifiques bas-reliefs représentant un taureau et une créature ailée mythologique, symboles de la richesse de l’architecture civile arménienne du XIVe siècle.

Caravansérail d’Orbélian Yeghegnadzor

Où séjourner dans la région ?

Pour poser vos valises et explorer sereinement le Vayots Dzor, Yeghegnadzor constitue une base stratégique offrant des options pour tous les goûts. J’ai un faible pour les maisons d’hôtes familiales où l’accueil est tout simplement légendaire. Under the Walnut Tree, tenu par Anna et Abraham, est une adresse que je vous recommande les yeux fermés : au-delà du gîte, ils partagent leur savoir-faire lors d’ateliers sur la gata ou la distillation de vodka. Dans un registre similaire, le Ruzan Bed & Breakfast est une pépite sur les hauteurs de la ville ; Ruzan parle un peu français et prépare des petits-déjeuners gargantuesques que vous pourrez savourer sous sa tonnelle de vigne.

D’autres voyageurs préféreront peut-être le charme des établissements plus ciblés comme le Green Stone Boutique Hotel qui est très bien coté et dispose même d’un sauna pour se détendre après une journée de marche. Vous pouvez également regarder du côté du Cherry Garden Boutique pour son cadre premium.

Les amateurs de plein air et de convivialité trouveront enfin leur bonheur au Crossway Camping. Ce site est génial car il propose non seulement des emplacements de tentes, mais aussi des hébergements originaux dans un ancien bus recyclé ou des petits bungalows, le tout complété par une piscine et des espaces de barbecue parfaits pour échanger avec d’autres voyageurs. Quelle que soit votre préférence, entre confort moderne et authenticité rustique, la région saura vous recevoir avec une générosité qui ne s’oublie pas.

Où manger un bout dans la région ?

Pour satisfaire vos papilles dans le Vayots Dzor, j’ai quelques adresses coup de cœur à vous partager, allant du repas champêtre chez l’habitant à la halte gourmande au bord de l’eau. Ma recommandation numéro un à Yeghegnadzor reste sans hésiter Under the Walnut Tree, où Anna et sa famille vous accueillent dans leur jardin pour déguster des plats locaux préparés à la commande. C’est l’endroit idéal pour savourer une cuisine familiale authentique, et ils savent parfaitement s’adapter si vous mangez végétalien ou végétarien.

Une autre escale très populaire, surtout si vous aimez le poisson, est le restaurant Lchak, situé au bord d’un petit lac. On y vient de loin pour goûter à l’Ishkhan (la célèbre truite arménienne) ou à leurs grillades, le tout souvent conclu par une excellente gata maison. Pour une ambiance plus détendue en plein cœur de la ville, j’aime beaucoup m’arrêter au MooD Cafe, juste à côté de la grande roue, pour un bon café accompagné d’un sandwich à l’ombre du parc.

N’oubliez pas de goûter aux spécialités qui font la fierté de la région lors de vos pérégrinations. Je pense notamment à la soupe Karshm, un délice à base de noix et d’herbes de montagne tressées, ou encore au Horats Panir, ce fameux fromage aux herbes affiné plusieurs mois dans des pots enterrés.

FAQ sur Yeghegnadzor

Quel est le meilleur moment pour visiter Yeghegnadzor ?

Pour moi, le moment idéal pour découvrir le Vayots Dzor et Yeghegnadzor se situe durant les intersaisons, particulièrement en automne. Septembre et octobre sont souvent considérés comme les meilleurs mois grâce à un climat stable et doux, oscillant entre 15°C et 25°C, offrant des paysages aux couleurs dorées magnifiques et surtout l’incontournable festival du vin d’Areni au début du mois d’octobre. D’un autre côté, le printemps, d’avril à juin, transforme la région en un véritable tapis de fleurs sauvages, ce qui rend les randonnées vers des sites comme Spitakavor ou l’ascension du volcan Vayotssar — dont la fenêtre optimale se situe entre mi-mai et mi-juin — absolument magiques. Bien que l’été puisse être caniculaire avec des pointes à 33°C, c’est la période à privilégier pour les activités comme le canyoning dans le Canyon du Dragon, pratiqué d’avril à août. Enfin, si vous préférez le calme absolu et les sommets enneigés malgré le froid, l’hiver entre novembre et mars reste une option, même si certains sites isolés peuvent devenir difficiles d’accès.

Avez-vous déjà visiter Yeghegnadzor et sa région ? Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.

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