Les meilleurs restaurants de Tbilissi ont un point commun : on n’y mange jamais en vingt minutes. Le repas s’étire autour d’un pkhali encore frais, d’un khachapuri dont le jaune d’œuf fond dans le beurre, puis d’une bouteille de vin ambré sortie d’un qvevri, et personne ne songe à regarder sa montre. Depuis des années que je m’attable ici, c’est cette lenteur généreuse, fruit d’une hospitalité presque rituelle, qui me ramène sans cesse dans le Caucase. Pour que votre première soirée ressemble à celle d’un habitué, j’ai réuni vingt tables que je fréquente vraiment, des cantines où un kharcho fumant coûte environ 4 € aux salles plus raffinées de la vieille ville. Je vous dis ce qu’il faut commander, à quelle heure arriver et quels pièges laisser aux groupes de touristes.
Temps de lecture estimé : 27 minutes
> Ouvrir le sommaire
- Pourquoi j’ai choisi ces restaurants ?
- Mes 8 restaurants favoris à Tbilissi
- Carte des restaurants de Tbilissi
- Restaurants de cuisine géorgienne traditionnelle
- Restaurants de cuisine géorgienne contemporaine
- Cantines et restaurants traditionnels bon marché
- Où manger les meilleurs khinkali à Tbilissi ?
- Où manger les meilleurs khachapuri à Tbilissi ?
- Livre de cuisine géorgienne
- Cours de cuisine géorgienne à Tbilissi
- Conseils pratiques pour bien manger à Tbilissi
- FAQ : restaurants de Tbilissi
Pourquoi j’ai choisi ces restaurants ?
Je n’ai pas voulu dresser un palmarès de plus, mais une sélection que l’on peut suivre pour une vraie immersion dans la cuisine géorgienne. Chaque adresse devait réunir trois qualités : une cuisine sincère et bien exécutée, qu’elle soit classique, régionale ou contemporaine ; une ambiance qui raconte quelque chose de Tbilissi, qu’il s’agisse d’une cave soviétique, d’une cour sous la vigne, d’une maison d’époque ou d’une cantine de quartier ; et un rapport qualité-prix cohérent avec ce que l’on trouve dans l’assiette.
J’ai aussi voulu couvrir tous les budgets, tous les quartiers et tous les moments de la journée, de la cantine ouverte 24h/24 au dîner tardif, en privilégiant les maisons qui ont fait leurs preuves plutôt que les effets de mode que le voyageur curieux préfère éviter. Enfin, j’ai recontrôlé les adresses et les horaires en octobre 2026, puis ajouté mes meilleures références pour les khinkali et le khachapuri, afin que chacun compose son itinéraire gourmand sans tomber dans les pièges à touristes.
Les prix s’entendent par personne, pour un repas avec une boisson : € jusqu’à 12 €, €€ de 12 à 25 €, €€€ au-delà de 25 €. Adresses et horaires contrôlés en octobre 2026.
Mes 8 restaurants favoris à Tbilissi
Avant d’entrer de le détaille, voici mes adresses préférées où je suis allé de très nombreuses fois.
- Iasamani : Incontestablement le meilleur restaurant de Géorgie
- Ninia’s Garden : Pour une cuisine géorgienne moderne
- Shavi lomi : L’indétrônable référence par notre chère Meriko
- Barbarestan : Pour les grands évenements
- Asi Khinkali : « The place » pour manger des bons khinkali
- Veriko : Une adresse qui ne m’a jamais déçu
- Pasanauri : Une belle entrée en matière pour un petit prix
- Zala : Pour un dîner en amoureux
Carte des restaurants de Tbilissi
Découvrez ma carte interactive, conçue pour vous faire gagner du temps et simplifier votre voyage. Cette superposition Google Maps, accessible depuis n’importe quel appareil, regroupe ma sélection des plus beaux lieux à visiter, des meilleurs restaurants, des bons plans hébergements et plus de 1000 points. Mes recommandations proviennent d’années de travail à explorer le pays. Je les partage encore gracieusement pour un certain temps, alors profitez en ! Fini les recherches fastidieuses : ouvrez simplement la carte et laissez-vous guider vers les trésors cachés et les incontournables de Géorgie.
Restaurants de cuisine géorgienne traditionnelle
Dans les règles de l’art, ce restaurants ne font pas de chichi, ils vous présentent les plats dans la plus pure tradition géorgienne.
Salobie bia
Adresse : 17, avenue Rustaveli, sous le théâtre • Prix : €€ • Horaires : tous les jours, 12h00 à 22h30
Au pied du théâtre Rustaveli, aucune enseigne ne signale l’entrée : il faut descendre un escalier pour déboucher dans une salle tapissée d’affiches rétro, de mosaïques et d’objets d’époque, à mi-chemin entre la galerie d’art et le cabinet de curiosités. Giorgi Iosava, l’un des restaurateurs les plus respectés de la ville, y signe une cuisine fidèle à son slogan, « Simple Georgian Food », avec un menu écrit à la main et quelques coquetteries, comme ces tomates pelées dans la salade, une vraie révélation.
Commandez le lobio servi avec des cornichons et du pain de maïs, puis le shkmeruli et le kharcho, et gardez de la place pour le sorbet de prune aigre tkemali accompagné de sa mousse au chocolat blanc. Je vous conseille d’arriver avant 19h, car la salle se remplit vite, et d’appeler d’abord si vous tenez à réserver : la maison ne prend pas toujours de réservations.

Veriko
Adresse : Wine Factory N1, 1 rue Vasil Petriashvili (Vera) • Prix : €€ • Horaires : tous les jours, 12h00 à 1h00
Dans la cour de l’ancienne fabrique de vin, Veriko déploie une terrasse tranquille au bord du jardin et une grande salle climatisée aux fauteuils confortables. La maison travaille des produits locaux livrés chaque jour, fromages, légumes, viandes et épices, ce qui en fait l’une des tables au meilleur rapport qualité-prix de la ville.
J’y reviens souvent pour le shkmeruli, l’un des meilleurs poulets à l’ail du pays. À plusieurs, ajoutez un plateau de pkhali, d’une fraîcheur qui allège ce plat dense. La carte des vins fait la part belle aux petits producteurs géorgiens et suit les saisons, tout comme le menu. Réservez pour le dîner : l’adresse est très courue.
Shushabandi
Adresse : Wine Factory N1, 1 rue Vasil Petriashvili (Vera) • Prix : €€ • Horaires : tous les jours, 12h00 à 0h00
Le nom désigne la véranda vitrée, joyau de l’architecture traditionnelle de Tbilissi, et la salle lui rend hommage avec ses grandes baies, ses plantes tropicales et son atmosphère élégante. Dès les beaux jours, on s’installe plutôt sur la vaste terrasse verdoyante et son bar en plein air, dans la même cour que Veriko.
Dans l’assiette, la cuisine pousse les classiques vers le raffinement : poulet sauce bazhe aux noix avec elarji, veau tashmijabi, apkhazura, salades au fromage d’Imérétie et adjika verte, mchadi parfumé à la menthe. Les portions restent mesurées, alors comptez plusieurs plats à partager et pensez à réserver.

Sheen-Aura
Adresse : 189 rue Shalva Nutsubidze (Saburtalo) • Prix : €€ • Horaires : du dimanche au jeudi, 12h00 à 0h00 ; vendredi et samedi, 12h00 à 1h00
Ce restaurant familial est aussi une galerie, et sa cour verdoyante accueille des lectures de poésie, des concerts acoustiques et parfois des chants traditionnels autour d’une table. L’adresse est excentrée, mais elle séduit tous ceux qui aiment voir la musique, l’art et le vin se répondre.
La carte penche vers la Géorgie occidentale, ma cuisine régionale préférée : gebjalia, kharcho de bœuf aux noix, bâtonnets frits d’elarji. Les portions sont généreuses, les prix doux et l’équipe adorable. Venez de préférence le soir pour l’ambiance, et jetez un œil à la programmation musicale avant de partir.

Shavi Lomi
Adresse : 28 rue Zurab Kvlividze (Chugureti) • Prix : €€ • Horaires : tous les jours, 13h00 à 22h00
Le « Lion noir » est tenu par une bande d’amis réunissant un chef, un architecte d’intérieur et un réalisateur, et c’est autant un lieu de vie qu’un restaurant : salle sur le jardin, petits salons intimes très douillets l’hiver, terrasse ombragée par un prunier géant au printemps et en été. C’est la première adresse que j’ai testée en arrivant à Tbilissi, et elle ne m’a jamais déçu.
Meriko Gubeladze, qui a aussi lancé Ninia’s Garden, y réinvente les classiques. Partagez le gobi, un grand bol en bois de pkhali, d’aubergines et d’amuse-gueules, puis la saucisse kupati sur son lit de riz et les boulettes de fromage à la sauce au yaourt avec leur ghomi. L’hiver, la carte devient réconfortante, avec du bœuf à la grenade et de la truite à l’orange. Réservez le week-end, et n’arrivez pas trop tard : la cuisine ferme vers 22h00.

Sophia Melnikova’s Fantastic Douqan
Adresse : 22 rue Revaz Tabukashvili, cour accessible par l’impasse Stamba • Prix : €€ • Horaires : tous les jours, 12h00 à 2h00
Baptisé en l’honneur d’une célèbre chanteuse d’opéra, ce douqan se cache derrière le théâtre Rustaveli, dans une cour à l’italienne qui en fait un petit secret, pourtant très fréquenté. On y dîne sous les treilles de vigne en été, ou dans une salle bohème au canapé et au mobilier dépareillé, sous l’œil d’une famille de chats résidente.
La carte voyage entre nouilles thaïes et burger au bleu avec cornichons géorgiens, mais je préfère nettement la veine géorgienne contemporaine : un ajapsandali froid remarquable et des khinkali savoureux, en particulier ceux aux pommes de terre. Réservez si vous visez une table sous la vigne, et gardez une veste en hiver, car la salle peut être fraîche.
Besoin d’aide pour planifier votre voyage en Géorgie ?
Prenons une heure pour construire votre itinéraire ensemble. Cela vous fera gagner du temps et de l’argent.
Restaurants de cuisine géorgienne contemporaine
Ces tables bousculent les saveurs et les techniques de la cuisine traditionnelle pour offrir une seconde vie aux classiques. Beaucoup misent sur le bio, la saison et le circuit court, quelques-unes marient la Géorgie à l’Europe ou à l’Asie.
Otsy
Adresse : 20 rue Ioane Shavteli (vieille ville) • Prix : €€€ • Horaires : du lundi au vendredi, 13h00 à 23h00 ; samedi et dimanche, 13h30 à 23h00
Après près de vingt ans passés à cuisiner pour des ambassadeurs en France et en Europe, Giorgi Ninua, né à Tbilissi, est rentré chez lui pour ouvrir son propre restaurant. Il défend ce qu’il appelle la « cuisine de Tbilissi » : des recettes géorgiennes classiques, exécutées avec des techniques européennes. Le nom signifie « vingt », comme le numéro de la rue, et la maison, restaurée pendant des mois, donne l’impression d’être là depuis toujours, avec sa cour-terrasse face au théâtre Rezo Gabriadze et sa tour de l’horloge qui sonne à l’heure.
La carte se partage à la géorgienne : salade de concombres et tomates à l’adjika de coriandre et noisettes, saumon séché à la chacha, khachapuri à la pâte de matsoni. Les plats principaux penchent vers l’Europe, avec un shkmeruli au caramel d’ail, une truite de Borjomi aux asperges grillées ou des joues de bœuf braisées au saperavi (ci-contre). La salle de l’étage convient aux soirées plus formelles, et il vaut mieux réserver.

Barbarestan
Adresse : 132 avenue Davit Aghmashenebeli (Chugureti) • Prix : €€€ • Horaires : tous les jours, 14h00 à 23h00
La cuisine suit ici les recettes du livre publié en 1874 par Barbare Jorjadze, autrice et cuisinière légendaire, qui y consigne les classiques géorgiens du XIXe siècle. L’adresse redonne vie à des plats oubliés mais authentiques, dans un décor d’époque fait d’abat-jour doux, de nappes en dentelle et de vaisselle ancienne, avec de la musique live certains soirs.
Goûtez au lapin enveloppé de jambon, aux galettes de potiron et à la soupe de cerises à la menthe, préparés avec des produits locaux. La sélection de vins en qvevri, vieillis sur place, complète l’expérience : demandez à descendre voir la cave. Comme le restaurant n’ouvre qu’à 14h00, c’est une belle idée pour un long déjeuner tardif, à réserver à l’avance.
Zala
Adresse : 2 rue Belinski (Vera) • Prix : €€€ • Horaires : tous les jours, 12h00 à 0h00
Installé dans une ancienne école, Zala a gardé son ambiance aristocratique et majestueuse, avec sa cheminée, sa musique live et sa cave, pour une atmosphère à la fois romantique et décontractée. On y vient pour dîner, mais aussi pour la carte de cocktails et de vins, qui prolonge volontiers la soirée.
Les plats phares jouent sur la gourmandise : burger de bœuf sauce saperavi, joues de bœuf fondantes, saumon géorgien aux agrumes, soupe chikhirtma et kharcho. Prévoyez environ 25 à 45 € par personne avec boissons, et réservez, surtout les jours de fête, où les horaires de fermeture peuvent changer : un appel avant de venir évite les mauvaises surprises.

Iasamani
Adresse : 33 rue Lado Asatiani (Sololaki) • Prix : €€ • Horaires : du dimanche au jeudi, 13h00 à 0h00 ; vendredi et samedi, 13h00 à 1h00
Iasamani, « lilas » en géorgien, occupe une maison historique de Sololaki, presque invisible depuis la rue. Le contraste entre le linge de table blanc et la peinture écaillée des murs est tellement tbilissien que je ne vois pas d’expérience plus locale. Le bar y sert aussi l’un des meilleurs cocktails classiques de la ville.
Le menu suit les saisons : au début de l’été, la salade de baies m’a marqué, et la gebjalia, ce fromage de Géorgie occidentale parfumé à la menthe, est délicieuse. Plus de la moitié de la carte convient aux végétariens, et les chips de khachapuri servies avec une sauce aux baies sont une belle surprise. Le shkmeruli entre dans mon top 3, et la carte des vins, bien construite, aligne de belles références.

Keto & Kote
Adresse : 3 impasse Mikheil Zandukeli (Vera) • Prix : €€€ • Horaires : tous les jours, 14h00 à 0h00
Le nom vient d’un opéra comique géorgien du compositeur Victor Dolidze, et la maison cultive le même sens de l’art : parquet, lustres, tables habillées de nappes bleues, bougies, et une terrasse verdoyante avec vue sur la ville. Attention, l’entrée n’a pas d’enseigne et se cache au fond d’une impasse : arrivez par la rue Zandukeli et gardez le GPS à portée de main.
Je vous conseille le bœuf effiloché, le poulet tabaka, les khinkali en sauce et le set de dégustation de pkhali, sans oublier la salade de concombre et de tomates pelées. La carte compte aussi de bonnes options végétariennes et végétaliennes, ainsi qu’une belle sélection de vins géorgiens. Le soir, c’est de la haute gastronomie ; j’ai aussi déjeuné ici à plusieurs reprises, dans une ambiance plus détendue. Réservez, surtout pour le jardin, et prévoyez du temps : le service prend le sien.
Ninia’s Garden
Adresse : 97 rue Dimitri Uznadze (Chugureti) • Prix : €€ • Horaires : tous les jours, 13h00 à 2h00
Un bâtiment historique en briques, un atrium aéré couvert de vigne, un jardin à l’arrière avec une fontaine à chérubin et une fresque : Ninia’s Garden porte le nom de Ninia Zaridze, marchande du XXe siècle qui ouvrait gratuitement son jardin aux amoureux. Depuis, l’expression « c’est le jardin de Ninia ? » sert à désigner, avec malice, tout ce qui ne coûte rien. La cuisine ouverte laisse entrevoir les cuisiniers, et l’ambiance rappelle un brunch dominical, même le soir.
Le menu met en avant des recettes géorgiennes classiques avec une touche gastronomique et, parfois, des accents du Moyen-Orient : pâté à la betterave confite, lapin à la sauce aux noix et polenta frite, jarret de veau à la purée de fromage. Le kubdari svane, cette tourte de viande bien salée, se partage à merveille avec une bouteille de vin ou un cocktail classique. Le service est parfois lent : venez sans vous presser.

Cantines et restaurants traditionnels bon marché
Sabatono
Adresse : 30 rue Alexander Griboedov (près du métro Rustaveli) • Prix : € • Horaires : tous les jours, 10h30 à 23h00
Je l’ai découvert en novembre 2023 : un petit restaurant de quartier, ouvert depuis dix ans, en plein cœur de Tbilissi et à deux pas d’un métro. L’intérieur déborde d’ustensiles géorgiens de l’époque soviétique, un fond sonore géorgien très doux accompagne les repas, et la gérante, souriante, parle trois langues, ce qui facilite la commande.
La cuisine est maison et généreuse : un kharcho bien garni de viande pour environ 4 €, des khinkali géants et une truite farcie au sulguni et aux noix qui vaut le détour. La salle est petite et souvent pleine, alors réservez par téléphone, et prenez votre temps : le service est parfois flegmatique.
Shemomechama
Adresse : 8 rue Mtskheta (Vake) • Prix : € • Horaires : tous les jours, 11h00 à 0h00
Son nom, intraduisible, signifie à peu près « manger à l’excès », et le décor de café des années 1970, avec ses salières et poivrières rétro et son menu illustré, joue la carte du sans-façon. La salle est pleine d’habitués, et la cuisine ouverte permet de voir les khinkali façonnés à la main sur place.
Je m’y suis régalé un soir d’été pluvieux, en mangeant bien plus que prévu, ce qui est un peu le principe de la maison. Commandez la salade de concombres et de tomates bien mûres, le shashlik grillé au feu ouvert et un khachapuri adjare, puis les khinkali, vendus par cinq de chaque garniture. Évitez de venir vers 14h00 si vous êtes pressé, c’est l’heure de pointe ; une seconde adresse existe à Saburtalo, avenue Vazha-Pshavela.
Chashnagiri
Adresses : 25 rue Kote Afkhazi (vieille ville) et 30 avenue Vazha-Pshavela (Saburtalo) • Prix : € • Horaires : vieille ville, tous les jours, 11h00 à 23h30
Chashnagiri est ce que j’appelle une cantine locale, idéale pour une première immersion dans la cuisine géorgienne. L’esthétique de pub anglais et de bar sportif est un peu étrange, mais l’atmosphère y est toujours électrique, les prix restent doux et la carte est variée.
Les grillades sont la grande affaire : un mtsvadi de porc au gras bien saisi, et un shashlik de poulet légèrement carbonisé dehors, moelleux dedans, nappé de mélasse de grenade. Pour une curiosité, tentez le khachapuri cuit sur une broche, fondant et beurré. Ici, les herbes sont généreuses : demandez moins de coriandre si vous n’en raffolez pas.
Pasanauri
Adresses : 1 rue Vakhtang Gorgasali, 17 rue Nikoloz Baratashvili et 7/2 rue Giorgi Leonidze, entre autres • Prix : € • Horaires : tous les jours, dès 10h00 ou 11h00 jusqu’à minuit environ (0h30 le week-end dans certaines succursales)
Pasanauri est une chaîne célèbre de Tbilissi, avec des succursales dans toute la ville : trois dans la vieille ville et au moins une par quartier. Elle porte le nom d’une ville de montagne située près de Gudauri, au nord de la capitale, considérée comme le berceau du meilleur khinkali du pays. Pour ma part, j’y mange régulièrement, car c’est très bon et peu cher.
Commandez les khinkali maison, vendus par cinq de chaque garniture, puis un chakondrili, ce ragoût de bœuf aux cerises, et un khachapuri. La bière brassée sur place se sert bien fraîche. La succursale de la rue Baratashvili offre un balcon sur la rue principale et de vieilles photos de Tiflis aux murs, mais prévoyez un peu d’attente aux heures de pointe.
Maspindzelo
Adresse : 7 rue Vakhtang Gorgasali (vieille ville) • Prix : € • Horaires : lundi à jeudi et dimanche, 10h30 à 0h00 ; ouvert 24h/24 le vendredi et le samedi
Au cœur de la vieille ville, près des bains sulfureux historiques, Maspindzelo est un restaurant pittoresque et confortable, apprécié des visiteurs comme des habitants. Les salles mêlent espaces rénovés et recoins qui rappellent l’époque soviétique, et la carte aligne les classiques géorgiens à des prix démocratiques.
J’ai adoré le khachapuri, les khinkali et surtout la soupe kharcho, accompagnés d’un pain moelleux idéal pour saucer. Si vous cherchez une table tardive, la version Express, au 20 rue Akhvlediani, près du métro Rustaveli, est ouverte 24h/24 du jeudi au dimanche et propose une carte plus moderne. Prévoyez un peu de liquide, au cas où la carte ne passerait pas.
Dukani Racha
Adresse : 4 rue Mikheil Lermontov (Sololaki) • Prix : € • Horaires : tous les jours, 11h00 à 23h00
Cette cave en briques de Sololaki est une institution, restée impassible aux modes depuis des décennies. On y vient pour la vitrine froide d’entrées classiques, langue de bœuf, salades, fromages et badrijani, et pour un service volontairement bourru, qui fait partie du charme de l’endroit.
À votre place, je commanderais le lobio, autour de 2,50 €, le kharcho, la chikhirtma et le shkmeruli, très apprécié, avec un pichet de vin au litre. On commande au comptoir, et un mtsvadi grillé au feu de bois peut compléter le repas. Arrivez avant 22h00, car la cuisine ferme environ une heure avant l’heure officielle, et gardez du liquide, la carte n’étant pas toujours acceptée.
Ghebi
Adresse : 115 avenue Davit Aghmashenebeli, à quelques minutes du métro Marjanishvili (Chugureti) • Prix : € • Horaires : ouvert 24h/24, tous les jours
Ghebi porte le nom d’un village du Racha, et sa cuisine de montagne de Géorgie occidentale suit le même esprit : une cave aux poutres apparentes, de grandes tables en bois faites pour être garnies, un jukebox et une carte longue comme le bras. C’est une valeur sûre pour manger tôt le matin ou très tard, et l’ambiance n’a aucune prétention.
Je vous conseille le lobio au jambon du Racha, le shkmeruli généreux en ail, un énorme chvishtari et le khachapuri imérétien, avec un pichet de vin ambré maison ou une bière à environ 1,60 €. Laissez de côté les khinkali, dont les retards en cuisine sont fréquents. Vérifiez votre addition avant de payer et demandez à l’arrivée si la carte est acceptée, ce qui n’est pas toujours le cas.
Où manger les meilleurs khinkali à Tbilissi ?
Voici les cinq tables où je commanderais ces raviolis à bouillon en priorité. Tenez-les par le nœud de pâte, mordez, aspirez le jus : le geste complet est détaillé dans les conseils pratiques.
- Cafe Daphna (€€) : la plus jolie salle, sept garnitures sans minimum de commande et des dambalkhacho au fromage affiné, ouverte jusqu’à 6h00 le week-end.
- Asi Khinkali (€€) : des raviolis grands comme une soucoupe, dont ceux du chef au bœuf et à l’estragon, et une excellente salade géorgienne.
- Pictograma (€) : les khinkali de montagne de Khevsourétie, au bœuf seul et à la pâte plus épaisse, pour environ 1 € la pièce.
- Klike’s Khinkali (€) : sept garnitures façonnées à la commande dans un sous-sol voûté, à raison de cinq pièces minimum par garniture.
- Zodiaqo (€) : une maison de khinkali à l’ancienne près du théâtre Rustaveli, avec des khinkali frits et bouillis, qui ferme dès 21h30.
Où manger les meilleurs khachapuri à Tbilissi ?
Il existe trois grandes familles : l’adjaruli, en forme de bateau, garni de fromage, de beurre et d’un jaune d’œuf à mélanger ; l’imeruli, rond et fourré de fromage ; et le megruli, qui reçoit une couche de fromage supplémentaire sur le dessus. Voici cinq adresses pour les comparer.
- Cafe Stamba (€€) : un adjaruli à la pâte fine et croustillante, débarrassé de son surplus de pâte, servi dès 8h00.
- Puri Guliani (€€) : toutes les familles de khachapuri en terrasse au bord de la rivière, avec la formule « tsom gamotslili » pour moins de pâte.
- Retro (€) : l’adjaruli à la façon de Batoumi, cuit au four en briques, dont le « Big Adjaruli » à environ 6 € se partage.
- Mapshalia (€) : le megruli à la double couche de fromage dans une cave familiale, pour un repas complet autour de 6 €.
- Acharulebi Laghidzeze (€) : un adjaruli bouillant et généreux dans une cave soviétique, autour de 5 € en taille moyenne.
Livre de cuisine géorgienne
Depuis les hauteurs du Grand Caucase jusqu’aux ruelles de la vieille Tbilissi, la Géorgie cultive depuis des siècles un art de la table généreux et méconnu — celui du pays où serait née la vigne, il y a huit mille ans. Goûter la Géorgie vous emmène à travers des dizaines de recettes authentiques, glanées au fil de mes pérégrinations entre marchés de campagne et cuisines de grand-mères géorgiennes : du khatchapouri fondant au khinkali qu’on déguste à la main, en passant par le satsebeli acidulé et le tklapi que les enfants grignotent en chemin. Chaque plat vient avec son histoire et ses astuces de terrain, pour que votre cuisine sente aussi la coriandre fraîche et le fenugrec bleu du Caucase. Que vous ayez déjà arpenté Signaghi ou rêviez encore de votre premier voyage en Géorgie, ce livre vous ouvre les portes d’une cuisine chaleureuse et pleine de surprises.

Cours de cuisine géorgienne à Tbilissi
Si vous souhaitez vraiment maîtriser la technique pour la reproduire ensuite à la maison, je pense que le mieux est de participer à un cours de cuisine géorgienne. Pour cela, j’ai sélectionné les deux meilleurs options ci-dessous. Ces expériences ne sont pas des options « bateaux » pour les touristes ! Alors prêt pour l’aventure culinaire ?
Conseils pratiques pour bien manger à Tbilissi
Les horaires. On déjeune vers 14h00 ou 15h00 et l’on dîne tard, parfois jusqu’à 21h00 ou 22h00 en été. La plupart des restaurants servent sans interruption de midi à minuit, mais certaines cuisines ferment une heure avant l’horaire affiché : ne tardez pas.
La réservation. Elle est inutile dans la plupart des cantines, mais précieuse pour Shavi Lomi, Keto & Kote, Barbarestan, OtsY, Zala et les tables en terrasse. Passez par téléphone, Instagram ou WhatsApp, et arrivez tôt dans les adresses qui ne réservent pas, comme Salobie Bia.
Le partage. Les repas se pensent à plusieurs : on pose plusieurs plats au centre de la table et chacun pioche. Le service est échelonné, alors commencez par une salade ou une entrée froide. Le pain est payant, le mchadi se commande à la pièce, et les plats en sauce arrivent rarement avec un accompagnement : précisez-le si besoin.
Les khinkali. La plupart des maisons les vendent par cinq de chaque garniture. Tenez-les par le nœud de pâte, mordez, aspirez le bouillon, puis mangez le reste en laissant le nœud dans l’assiette. Jamais de couteau ni de fourchette pour les khinkali à la viande.
L’addition. La TVA de 18 % est incluse dans les prix affichés depuis 2024, mais un service de 10 à 15 % (parfois 20 % dans les belles maisons) s’ajoute souvent, et il est indiqué au bas du menu. Malheureusement, il ne revient pas systématiquement aux serveurs : si vous êtes satisfait, laissez 10 à 15 % en liquide, de la main à la main, et vérifiez toujours votre note.
Le paiement. La carte passe presque partout, mais gardez du liquide pour les cantines et les petites adresses, comme Dukani Racha ou Ghebi.
Végétarien et jeûne. La cuisine géorgienne est naturellement accueillante : pkhali, lobio, badrijani, ajapsandali. Beaucoup de cartes proposent aussi un menu de jeûne sans produits animaux, car les orthodoxes pratiquants jeûnent plusieurs fois par an, ainsi que le mercredi et le vendredi. Demandez toutefois si le miel ou les produits laitiers sont exclus.
À boire. Dans les cantines, le vin se commande au pichet ou au litre. Pour choisir une bouteille de qvevri, mon guide des vins géorgiens vous aidera, et les limonades Lagidze, aromatisées, accompagnent à merveille un repas sans alcool.
La langue. Les menus sont en géorgien et en anglais, avec parfois des photos. Dans certaines cantines, ils ne sont qu’en géorgien : notez quelques noms de plats sur votre téléphone, ou consultez ma page sur la cuisine géorgienne.
Les saisons. Le chakapuli, ragoût à l’estragon, est un plat du printemps, l’ajapsandali brille en été, le satsivi s’invite aux tables de fête et les ragoûts réconfortent l’hiver.
La fumée. Elle est en principe interdite à l’intérieur depuis 2019, mais elle reste courante en terrasse.
FAQ : restaurants de Tbilissi
Pour découvrir les classiques, Salobie Bia, Veriko et Shavi Lomi sont des valeurs sûres. Pour manger simplement et à petit prix, tournez-vous vers Chashnagiri, Pasanauri ou Dukani Racha. Pour une table plus raffinée, OtsY est un excellent choix.
Dans une cantine, un plat revient à 2 à 5 € et un repas complet reste sous 12 €. Au restaurant, comptez 12 à 25 € par personne avec une boisson, et plus de 25 €, parfois jusqu’à 45 €, dans les tables gastronomiques comme OtsY, Barbarestan, Zala ou Keto & Kote.
Pas dans la plupart des cantines, mais je vous le conseille pour Shavi Lomi, Keto & Kote, Barbarestan, OtsY, Zala et les terrasses très prisées. Un appel, un message Instagram ou WhatsApp suffit.
Il n’est pas obligatoire, mais il est apprécié. Le service de 10 à 15 % souvent ajouté à l’addition ne revient pas aux serveurs : laissez 10 à 15 % en liquide si vous êtes satisfait.
Oui, presque partout. Gardez toutefois du liquide pour les cantines et les petites adresses, et demandez en arrivant si le terminal fonctionne.
Keto & Kote, avec sa terrasse sur la ville, OtsY, Iasamani et Barbarestan, avec sa musique live, sont les adresses les plus indiquées. Réservez, et visez le coucher du soleil si vous avez une terrasse.
Ghebi est ouvert 24h/24, Maspindzelo l’est le vendredi et le samedi, et sa version Express du jeudi au dimanche. Ninia’s Garden et Sophia Melnikova’s Fantastic Douqan servent jusqu’à 2h00.
Quel est votre restaurant préféré à Tbilissi ? Partagez vos recommandations ci-dessous et je les ajouterai à la liste.



Excellent guide, j’y ai fait des découvertes
Kheidi est pas mal aussi même si un peu excentré.
Belle liste, encore quelques belles découvertes à faire
Merci pour cette liste elle me servira lors de mon prochain passage
Merci beaucoup pour votre guide.