Mtirala : Immersion dans les forêts de Colchide

Écrit par Sébastien

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Situé à seulement une trentaine de kilomètres de la station balnéaire de Batoumi, le parc national de Mtirala est un véritable sanctuaire de verdure niché au cœur de la région d’Adjarie. Son nom poétique, qui signifie « la montagne qui pleure » en géorgien, fait directement référence à son microclimat exceptionnel : avec des précipitations dépassant les 4 500 mm par an, il est considéré comme l’endroit le plus humide de Géorgie et l’un des plus arrosés d’Europe. Récemment inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour l’importance écologique de ses forêts pluviales et zones humides de Colchide, ce parc offre une immersion totale dans une nature vierge où se côtoient cascades, lacs cristallins et une biodiversité rare. Que vous soyez adepte de la randonnée pédestre, passionné par l’observation des oiseaux ou amateur de sensations fortes grâce à sa tyrolienne de 220 mètres, Mtirala promet une évasion hors du temps au milieu de paysages brumeux et d’une flore ancestrale.

Temps de lecture estimé : 18 minutes

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Brève histoire du Parc national de Mtirala

Le parc national de Mtirala trouve ses racines historiques dans l’ancienne réserve de Tsiskara, avant d’être officiellement établi sous son statut actuel en 2006. Son nom, qui signifie « la montagne qui pleure » en géorgien, est une référence séculaire à son microclimat exceptionnel, marqué par des précipitations annuelles dépassant les 4 500 mm. Cette particularité géographique en faisait historiquement l’une des zones les plus humides de l’ancienne Union soviétique, ce qui a permis de préserver des forêts vierges et une nature intacte sur une superficie d’environ 15 698 hectares.

L’histoire récente du parc est marquée par une reconnaissance internationale majeure avec son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2021. Cette distinction a été accordée en raison de l’importance écologique de ses forêts pluviales et zones humides de Colchide, qui abritent une flore relique et une biodiversité unique au monde. Aujourd’hui, géré par l’Agence des zones protégées, le parc est devenu un centre essentiel pour la recherche scientifique et l’écotourisme, offrant des infrastructures modernes tout en protégeant un écosystème qui est resté pratiquement inchangé par l’homme.

Faune et flore du parc national Mtirala

Le parc national de Mtirala se distingue par une biodiversité exceptionnelle, favorisée par son microclimat extrêmement humide et ses paysages variés allant des plaines côtières aux prairies alpines.

Une flore riche et ancestrale

Le parc national de Mtirala est réputé pour ses forêts pluviales de type Colchide, un écosystème unique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, où la végétation s’organise en terrasses selon l’altitude et où presque tous les arbres sont recouverts de mousse. Les forêts mixtes de feuillus y sont dominées par le hêtre d’Orient et le châtaignier, accompagnés de chênes pontiques et de bosquets de buis de Colchide, tandis que le sous-bois dense se compose de rhododendrons pontiques, de lauriers-cerises et de nombreuses espèces de lianes et de lierres. Le parc abrite également des plantes rares et endémiques protégées, inscrites sur la « Liste rouge » de la Géorgie, notamment l’Epigaea gaultherioides, la primevère, le bouleau de Medvedev (Betula medwediewii) et le buis de Colchide, témoignant de la richesse exceptionnelle de cette biodiversité.

Mtirala

Une faune diversifiée et préservée

La diversité des habitats du parc national de Mtirala permet la survie de nombreuses espèces animales rares ou protégées, notamment de grands mammifères comme l’ours brun, le chevreuil, le sanglier, le loup, le lynx et le chamois, ainsi que des blaireaux européens, des martres, des loutres et des écureuils caucasiens. Le parc constitue également un site ornithologique crucial, situé sur le « goulot d’étranglement de Batoumi », une zone de convergence migratoire majeure où plus d’un million de rapaces de 35 espèces différentes traversent en automne, incluant plus de 50 % de la population mondiale de l’aigle botté et de la bondrée apivore, tandis que les oiseaux résidents comprennent le grand-duc, le hibou petit-duc, la huppe fasciée, le pic et le loriot.

Enfin, les rivières du parc, comme la Chakvistskali, abritent la truite et des espèces endémiques remarquables telles que la salamandre caucasienne, le crapaud caucasien et la vipère caucasienne, témoignant de la richesse exceptionnelle de la vie aquatique et des amphibiens de cette région.

Plan du parc Mtirala et des environs

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Quelle est la meilleure période pour visiter le parc national Mtirala ?

Le parc national de Mtirala se visite toute l’année, chaque saison offrant des attraits particuliers selon vos centres d’intérêt. L’été attire les visiteurs en quête de fraîcheur dans les forêts subtropicales, cascades et lacs qui contrastent agréablement avec la chaleur côtière. L’automne constitue la période privilégiée des ornithologues, car plus d’un million de rapaces de 35 espèces différentes traversent le « goulot d’étranglement de Batoumi », zone de convergence majeure pour les oiseaux migrateurs. L’hiver profite de la douceur climatique de l’Adjarie, l’une des régions les plus chaudes de Géorgie où les températures peuvent dépasser +20°C, permettant ainsi de continuer les randonnées. Le printemps et l’automne se prêtent particulièrement bien à l’exploration des forêts mixtes de Colchide et à l’observation de la flore unique du parc.

Quelle que soit la période choisie, il faut garder à l’esprit que Mtirala demeure l’endroit le plus humide de Géorgie et d’Europe. Le brouillard et les précipitations y sont fréquents tout au long de l’année, créant cette atmosphère mystique de « montagne qui pleure » caractéristique du lieu. Pour les randonnées prolongées, notamment le sentier Tsivtskaro de deux jours, il est recommandé de porter des vêtements couvrants afin de se protéger de la végétation dense et des insectes.

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Comment se rendre dans le parc depuis Batoumi ?

Pour accéder au parc national de Mtirala, les meilleures villes de départ sont Batoumi, Chakvi et Tsikhisdziri, toutes situées sur la côte. Depuis Batoumi et Tsikhisdziri, comptez environ une heure de trajet en voiture, tandis que Chakvi se trouve à seulement 16 kilomètres du parc, soit 45 minutes de route. Si vous voyagez avec votre propre véhicule, l’accès ne pose pas de difficulté majeure, mais soyez conscient que la route peut être en mauvais état et très étroite par endroits, rendant les croisements avec les véhicules venant en sens inverse particulièrement délicats.

Les transports publics vers Mtirala restent limités, bien qu’une marshrutka quotidienne devrait desservir cet itinéraire. Sans véhicule personnel, la solution la plus pratique consiste à vous rendre à l’intersection de la E70 à Chakvia, près du supermarché, où des taxis non officiels attendent les touristes souhaitant visiter le parc. Le tarif habituel s’élève à environ 70 GEL pour un aller-retour avec trois heures sur place, mais il est possible de négocier jusqu’à 40 GEL. Cette station de taxis de Chakvia est facilement accessible en marshrutka depuis Tsikhisdziri, Batoumi et même Kobuleti.

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Où séjourner autour du parc de Mtirala ?

Bien qu’il existe des possibilités d’hébergement à l’entrée du parc, vous aurez plus de chances de visiter le parc national de Mtirala lors d’une excursion d’une journée au départ de Batoumi, Chakvi ou Tsikhisdziri, sur la côte de la mer Noire.

Si cela ne vous dérange pas de séjourner en dehors du centre-ville de Batoumi, cet hôtel-boutique situé à seulement 1,5 km de l’entrée sud du jardin botanique de Batoumi et à 13 km de l’entrée de Mtirala, est un véritable petit bijou avec une vue magnifique sur la mer.

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Chakvi et Tsikhisdziri sont deux petites villes situées sur la côte de la mer Noire qui sont totalement épargnées par le tourisme étranger. Elles constituent un excellent choix si vous souhaitez explorer des endroits hors des sentiers battus pour vous immerger pleinement dans la culture géorgienne.

Pour une expérience authentique de l’hospitalité géorgienne, la Maison d’hôtes Achi, nichée à proximité de la plage de Chakvi, constitue une excellente option. Bien que les propriétaires ne parlent pas anglais, leurs enfants assurent la communication. L’accueil chaleureux s’accompagne de vin et de pâtisseries maison, créant une atmosphère conviviale qui rendra votre séjour véritablement mémorable.

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Si vous souhaitez dormir dans un hébergement plus proche de l’entrée du parc national de Mtirala, pensez à séjourner à la Mtirala House, une maison d’hôtes locale entourée d’une forêt luxuriante. Cette maison d’hôtes propose aussi la location de vélo (70 GEL la journée), de quad (200 GEL la journée) et des balades à cheval.

maison d'hôte mtirala

Que faire dans le parc Mtirala ? Principales attractions

Voir le lac de Mtirala

Le lac pittoresque du parc national de Mtirala, situé sur le sentier de la châtaigne (Tsablnari), est l’une des attractions naturelles les plus remarquables de la région. Ce plan d’eau a été formé par le tourbillon de la rivière entre les rochers, créant un miroir d’eau tranquille au milieu de la forêt. Les sources indiquent que le lac abrite une abondance de truites, ce qui ajoute au charme sauvage du lieu. Pour le confort des randonneurs, des aires de pique-nique et des foyers pour le feu sont aménagés sur ses berges, permettant de profiter pleinement du calme de la nature environnante.

Descendre tyrolienne mtirala

Descendre la tyrolienne

Enfin, pour ceux qui recherchent une expérience plus extrême, le parc propose une tyrolienne de 220 mètres, permettant de survoler la forêt subtropicale. Accessible sur le sentier Tsablnari, cette activité sportive offre la sensation de voler à travers la canopée tout en sentant le vent sur son visage. Le coût de ce service est de 20 GEL. La sécurité des visiteurs est assurée par des guides qualifiés qui fournissent l’équipement nécessaire, notamment des casques et des baudriers de protection.

Faire de l’accrobranche

Le parc dispose également d’une attraction éco-éducative nommée le « Rope Park », qui offre un parcours d’accrobranche suspendu dans les arbres. Cette installation, composée de cordes, de ponts et de fléaux, s’étend sur une longueur totale de 209 mètres et comprend 17 obstacles différents. Le parc est divisé en deux zones : un parcours familial de 142 mètres comprenant 11 éléments et un parcours pour adultes de 67 mètres composé de 6 éléments. L’accès à ces deux zones nécessite une taille minimale de 1,20 mètre, avec des tarifs respectifs de 15 GEL pour la zone famille et 20 GEL pour les adultes.

Excursion à la journée dans le parc depuis Batoumi

Pour ne pas vous prendre la tête, vous pouvez organiser un excursion à la journée depuis Batoumi. Tout sera pris en charge. Ci-dessous quelques options via GetYourGuide.

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Randonner dans le parc de Mtirala

La façon la plus simple d’explorer le parc national de Mtirala est à pied. Des randonnées à cheval sont également organisées à l’intérieur du parc. Il existe deux sentiers distincts à l’intérieur du parc : le sentier Tsablnari, qui peut être parcouru en une journée, et le sentier Tsivtskaro, qui nécessite de passer la nuit dans le parc.

Le sentier Tsablnari

Le sentier de Tsablnari (ou sentier de la châtaigne) est une boucle de 7 kilomètres classée comme facile, située à une altitude comprise entre 265 et 442 mètres. Débutant au centre des visiteurs du village de Chakvistavi, cet itinéraire d’une journée longe la magnifique gorge de la rivière Chakvistskali et traverse une forêt de type Colchide caractérisée par un sous-bois dense de buis de Colchide, de lauriers-cerises et de diverses variétés de lierre. Les deux points forts du parcours sont une cascade spectaculaire de 28 mètres de haut, dissimulée dans la végétation, et un lac pittoresque formé par un tourbillon de la rivière entre les rochers, où l’on peut notamment apercevoir des truites. En plus de la randonnée pédestre, ce sentier propose des activités de divertissement et des infrastructures bien aménagées, telles que des aires de pique-nique, des emplacements pour feux de camp et une zone de camping située près de la cascade.

sentier de Tsivtskaro refuge mtirala

Le sentier de Tsivtskaro

Le sentier de Tsivtskaro est une randonnée de 15 kilomètres qui se parcourt généralement en deux jours, avec un niveau de difficulté moyen. L’itinéraire débute au centre des visiteurs à 260 mètres d’altitude pour s’élever jusqu’à 1 250 mètres, offrant un changement de paysage marqué : si le départ est dominé par une forêt mixte de type Colchide, la fin du parcours est constituée à 70 % de forêts de hêtres. Cette immersion au cœur d’une nature vierge et intacte est particulièrement propice à l’observation scientifique, permettant notamment de croiser les traces de l’ours brun, du chevreuil, du chamois, de la martre ou encore du blaireau européen.

Pour faciliter l’expédition, le parc a aménagé un refuge touristique d’une capacité de 8 personnes situé au 9ème kilomètre du sentier, complété par des aires de pique-nique, des foyers pour le feu et des sanitaires. Des sources d’eau naturelles sont également accessibles tout au long du trajet. Il est toutefois recommandé aux randonneurs, qu’ils soient à pied ou à cheval, de porter des vêtements couvrants pour se protéger de la végétation dense, comme la berce, et de prévoir un répulsif contre les insectes pour la soirée. Ce parcours constitue l’une des expériences les plus sauvages proposées par les sources sur le parc national de Mtirala,.

Réserve protégée de Kintrishi

La Réserve protégée de Kintrishi s’étend dans la gorge de la rivière Kintrishi à des altitudes variant de 300 à 2 500 mètres. Fondée pour protéger une biodiversité exceptionnelle, elle abrite des espèces végétales et animales datant de la période Tertiaire, il y a plus de 2,5 millions d’années, incluant des ours bruns, des chamois et des cerfs. Le climat y est particulièrement humide et brumeux, créant une forêt de Colchide luxuriante aux couleurs de printemps éclatantes, souvent décrite comme une véritable jungle par les visiteurs.

Outre ses richesses naturelles, la réserve préserve un important patrimoine culturel tel que les ponts médiévaux en arc de Tskemvana et les ruines de l’église Khinotsminda. Les visiteurs peuvent explorer la zone à pied ou à cheval via des sentiers balisés et profiter de zones de camping idéales pour l’observation des étoiles grâce à une vue dégagée inégalée. La réserve est accessible toute l’année, bien que les mois de juin, juillet, septembre et octobre soient privilégiés pour les randonnées vers les lacs d’altitude.

Lac Tbikeli

Le lac Tbikeli est un joyau naturel perché à 2 222 mètres d’altitude sur le flanc nord-est du mont Nabadziri. Célèbre pour sa forme de cœur distinctive, il constitue l’un des sites les plus photographiés de Géorgie. Le lac, d’une profondeur maximale de 8 à 10 mètres, est dépourvu de poissons mais abrite le triton caucasien, une espèce menacée inscrite sur la liste rouge. Une légende locale raconte qu’une créature mystérieuse y vivait autrefois, s’attaquant au bétail, avant que les habitants n’abandonnent leur projet de vider le lac après avoir interprété des pluies torrentielles comme un signe divin.

Lac Tbikeli

Monastère de Khino

Le complexe monastique de Khino (ou Khinotsminda), dédié à Saint Jean-Baptiste, est situé au cœur de la vallée de la rivière Kintrishi. Construit entre le IXe et le Xe siècle, il ne reste aujourd’hui que quelques pans de murs de ce temple autrefois imposant. Historiquement, il a joué un rôle spirituel majeur en devenant un centre épiscopal au IXe siècle, dirigeant la vie religieuse de la Géorgie occidentale. Malgré l’invasion ottomane au XVIIIe siècle qui a mis fin au siège épiscopal, le site est resté un symbole fort de l’histoire régionale au milieu d’une nature sauvage.

La randonnée ultime

Attention cette randonnée fait 60 kilomètres aller-retour et nécessite plusieurs nuits sur place. Soyez prêt car la fin est difficile. Vous réduire la distance à 28 km en vous rendant dans le village de Khomi mais il faut absolument un 4×4 tout équipé car on parle ici de route forestière soit plus complexe qu’une simple piste de montagne.

Le parcours débute au paisible village de Chakhati et serpente principalement à travers le parc national de Kintrishi, offrant plusieurs embranchements depuis les villages de Tskhemlisi et Khabelashvili, ainsi que depuis la station balnéaire de Gomismta. Cette randonnée aux multiples facettes vous emmène le long des berges de la rivière Kintrishi, nichée entre forêts luxuriantes et chaînes montagneuses majestueuses. Au fil de votre progression, vous découvrirez de charmantes petites rivières, des cascades rafraîchissantes et des sources naturelles, sans oublier les magnifiques ponts en pierre voûtés de Kobalauri et Tskhemvana, témoins d’un patrimoine architectural séculaire. Ne manquez pas l’église Saint-Georges à Tskhemvani et le monastère de Khinotsminda, véritables joyaux spirituels jalonnant votre chemin.

À 8,4 km du village de Chakhati, le centre d’accueil du parc national vous accueille pour une pause bien méritée et, si vous le souhaitez, une nuit de repos. Après 17 km supplémentaires sur un chemin de terre, vous atteindrez le village de Khinotsminda où vous pourrez vous détendre dans un hôtel familial chaleureux. C’est de là que démarre le sentier forestier menant au lac Tbikeli, véritable perle alpine perchée à 1 900 mètres d’altitude et destination phare de cet itinéraire. Entièrement balisé, le sentier de 14 km reliant le monastère au lac vous réserve des panoramas à couper le souffle sur la mer Noire scintillante et les sommets enneigés du Caucase, récompensant généreusement vos efforts.

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