Khndzoresk | Pont suspendu vers un village abandonné

Écrit par Sébastien

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A Khndzoresk, plus de quinze mille habitants ont autrefois vécu à flanc de gorge, dans des maisons creusées à même la roche tendre du Syunik. Ce village troglodyte du sud-est de l’Arménie, perché à une dizaine de kilomètres de Goris, sur les pentes vertigineuses de Khor Dzor, la « gorge profonde » qui lui a donné son nom. Habité jusqu’au milieu du XXe siècle, le site a conservé son extraordinaire dédale d’habitations rupestres, ses églises médiévales et son impressionnant pont suspendu, devenu l’une des images les plus partagées de tout le Caucase. Dans cet article, je vous emmène à la découverte de son histoire mouvementée, de ses points d’intérêt incontournables et de toutes les informations pratiques pour organiser sereinement votre visite de Khndzoresk.

Temps de lecture estimé : 22 minutes

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Histoire de Khndzoresk

Des origines à l’apogée d’un village-forteresse

Les origines de Khndzoresk en tant qu’habitat troglodyte remonteraient à l’âge du Bronze, même si la première mention écrite du village provient de l’historien du Syunik Stépanos Orbélian, au XIIIe siècle. Le nom même du lieu reste discuté : certains y voient une référence au mot arménien signifiant « pomme », tant les vergers alentour sont généreux, tandis que d’autres préfèrent l’origine « Khor Dzor », la « gorge profonde », en écho au relief spectaculaire qui a façonné le destin du village. Les deux versions ont leur part de vérité, tant les pommiers sont nombreux et le ravin, lui, incontestablement vertigineux.

C’est véritablement entre le XVIIe et le XIXe siècle que Khndzoresk connaît son âge d’or, devenant l’un des plus grands villages de l’est de l’Arménie avec, selon les estimations, plus de 15 000 habitants à son apogée. Au tournant du XXe siècle, la communauté comptait encore 8 300 habitants répartis dans environ 1 800 foyers, avec pas moins de 27 boutiques, plusieurs teintureries, tanneries et sept écoles en activité. En 1735, le chef de l’Église apostolique arménienne Abraham Kretatsi visita les lieux et laissa une description précieuse de la vie quotidienne des habitants, contraints de grimper le long des parois à l’aide de cordes et de rondins pour rejoindre leurs demeures perchées parfois à trente mètres de hauteur.

Un bastion de la résistance arménienne

Au-delà de son architecture hors norme, Khndzoresk occupe une place particulière dans la mémoire nationale arménienne pour son rôle militaire au XVIIIe siècle. La forteresse du village servit de base à Mkhitar Sparapet, fidèle commandant de David Bek, entre 1728 et 1730, à une époque où le mouvement de libération arménien luttait contre les invasions ottomanes et perses. Grâce à ses caves quasiment inaccessibles et à son relief naturellement défensif, le village devint un véritable bastion de résistance, un statut que les habitants revendiquent encore aujourd’hui avec fierté lorsqu’ils racontent l’histoire du site aux visiteurs.

Le déclin du village troglodyte débute véritablement dans les années 1950, lorsque les autorités soviétiques jugent inconcevable que des familles continuent de vivre dans des grottes en plein XXe siècle. Les habitants sont alors progressivement relogés dans un village neuf construit sur le plateau voisin, baptisé logiquement Nouveau Khndzoresk, et le dernier foyer troglodyte se vide en 1958. Longtemps laissé à l’abandon, le site retrouve une seconde vie touristique en 2012 avec l’inauguration du fameux pont suspendu, un projet financé par un enfant du pays devenu homme d’affaires, qui souhaitait ainsi transmettre la mémoire du lieu aux nouvelles générations.

Bons plans en un clic

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Comment se rendre à Khndzoresk ?

En taxi : depuis Goris, un taxi constitue une alternative simple et abordable pour rejoindre Khndzoresk sans se soucier de l’état de la piste. Gardez toutefois à l’esprit que certains chauffeurs, redoutant d’abîmer leur véhicule, refusent de s’engager jusqu’au parking du belvédère et préfèrent déposer leurs passagers un peu plus tôt, ce qui implique alors de terminer le trajet à pied sur quelques kilomètres. Si vous réservez votre course depuis une application comme GOTRIP.GE, pensez à sélectionner l’option véhicule tout-terrain lorsque celle-ci est disponible, afin de maximiser vos chances d’arriver directement à destination.

En voiture : c’est la solution la plus confortable pour visiter Khndzoresk à son rythme. Depuis Goris, comptez environ 10 à 13 kilomètres en empruntant la route en direction de Stepanakert, avant de bifurquer sur une piste en terre menant au belvédère du site. Cette dernière portion, criblée de nids-de-poule, reste praticable en voiture de tourisme par temps sec, mais un véhicule à quatre roues motrices rassurera les conducteurs les plus prudents. Depuis Erevan, il faut prévoir environ quatre heures de route pour rejoindre le village, ce qui en fait généralement une étape combinée avec Tatev ou le monastère de Noravank plutôt qu’une excursion isolée. Dans ce cas, considérez Local Rent qui regroupe diverses agences locales proposant des tarifs compétitifs, avec de nombreux véhicules incluant une assurance tous risques SANS caution.

À pied : les randonneurs les plus motivés peuvent également rallier Khndzoresk depuis Goris par les sentiers de montagne, une marche d’une quinzaine de kilomètres qui traverse de beaux paysages ruraux du Syunik. Cette option demande une bonne préparation physique ainsi qu’une application de cartographie hors ligne fiable, le balisage restant parfois sommaire une fois éloigné de la route principale.

En excursion organisée : de nombreuses agences proposent des circuits d’une journée au départ d’Erevan ou de Goris, associant généralement la visite de Khndzoresk à celle du monastère de Tatev et de son téléphérique, voire à la cave préhistorique d’Areni. Cette formule séduira les voyageurs qui préfèrent déléguer la logistique et bénéficier des explications d’un guide local, en particulier pour saisir toutes les subtilités historiques du site.

Informations pratiques sur Khndzoresk

Horaires, prix et temps de visite

Le site de Khndzoresk est accessible gratuitement en permanence, sans horaire d’ouverture ni de fermeture officiel, ce qui permet une grande liberté d’organisation. Comptez toutefois entre deux et trois heures pour profiter pleinement de la visite, entre la descente dans la gorge, la traversée du pont suspendu, l’exploration des grottes et des églises, puis la remontée. Les visiteurs pressés, contentant d’admirer le panorama depuis le belvédère et de traverser le pont sans s’attarder, peuvent s’en sortir en une trentaine de minutes, mais je recommande vivement de prendre son temps pour saisir toute la richesse du lieu. Les toilettes disponibles à l’entrée du site sont également payantes, pour une somme tout aussi symbolique.

Conseils pratiques et accessibilité

Prévoyez impérativement de bonnes chaussures de marche, car les sentiers qui sillonnent la gorge sont pentus, caillouteux et parfois glissants après la pluie. Emportez également de l’eau en quantité suffisante, surtout en été où les températures grimpent rapidement sans qu’aucune ombre ne vienne rafraîchir la montée. L’accessibilité reste malheureusement limitée pour les personnes à mobilité réduite : si le belvédère principal et le café qui le jouxte demeurent praticables, la descente dans la gorge et la traversée du pont suspendu exigent une bonne condition physique. Pour l’anecdote, gardez un œil sur le ciel : des vautours fauves nichent dans les falaises environnantes et offrent un spectacle saisissant aux amateurs d’ornithologie.

Carte de l’Arménie

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carte interactive voyage Arménie

Quoi voir à Khndzoresk ?

Le pont suspendu

Impossible de commencer la visite de Khndzoresk sans évoquer son pont suspendu, littéralement l’image qui a rendu ce village troglodyte célèbre bien au-delà des frontières arméniennes. Inauguré en 2012, cet ouvrage de 160 mètres de long enjambe la gorge à environ 63 mètres au-dessus du sol rocheux, reliant les deux versants du canyon. Il a été financé par un enfant du pays devenu homme d’affaires, qui souhaitait honorer la mémoire de ses parents tout en offrant aux jeunes générations un moyen de renouer avec leur passé. Sa construction, réalisée à la main par des habitants de la région sans recours à des engins lourds, reste une anecdote que les guides locaux aiment raconter avec fierté.

pont suspendu Khndzoresk

Traverser ce pont constitue, à mes yeux, l’un des moments les plus mémorables d’un séjour dans le Syunik. La structure oscille légèrement sous les pas, sans jamais devenir inquiétante, et j’ai pu observer que même les visiteurs les plus sensibles au vide finissent par se laisser convaincre par la solidité de l’ensemble. Depuis le centre de la travée, le regard plonge sur un enchevêtrement de grottes creusées dans la roche tendre, un spectacle qui à lui seul justifie le déplacement. Prenez le temps de vous arrêter à mi-parcours : c’est de là que l’on saisit le mieux l’ampleur du site et la manière dont le village s’accrochait autrefois aux parois du ravin.

Les habitations troglodytes

Une fois le pont franchi, on pénètre dans le dédale des anciennes habitations troglodytes qui ont donné son surnom de « Cappadoce arménienne » à Khndzoresk. Certaines de ces cavités ne sont que de simples niches de quelques mètres carrés, tandis que d’autres se révèlent être de véritables complexes à plusieurs pièces, pourvus de cheminées, de niches à icônes et même d’étables intégrées. Les habitations étaient disposées en terrasses si serrées que la cour de l’une servait de toit à celle du dessous, un système ingénieux qui permettait d’optimiser chaque parcelle de la pente escarpée. Certains logis culminaient à vingt ou trente mètres de hauteur et ne s’atteignaient qu’à l’aide de cordes et de rondins encore visibles aujourd’hui.

D’après les descriptions laissées par le Catholicos Abraham Kretatsi lors de sa visite de 1735, les habitants grimpaient quotidiennement le long de ces parois pour rejoindre leur foyer, une prouesse qui témoigne de leur parfaite adaptation à un environnement pourtant hostile. En vous promenant dans ce labyrinthe de pierre, gardez un œil attentif aux détails du quotidien qui subsistent encore : portes en bois, cloisons taillées, âtres noircis par la fumée. La lumière change beaucoup selon l’heure de la journée, et je recommande volontiers une visite en fin de matinée, lorsque le soleil éclaire franchement la paroi est et révèle le relief des façades rupestres.

Khndzoresk

L’église Sainte-Hripsimé

Nichée au creux de la gorge, l’église Sainte-Hripsimé est l’un des rares édifices religieux de Khndzoresk à avoir traversé les siècles sans disparaître sous les éboulis. Construite au XVIIe siècle et dédiée à cette martyre vénérée dans toute l’Arménie, elle se reconnaît de loin à l’épaisse couche d’herbe qui recouvre sa toiture, presque confondue avec la végétation environnante. Sa modeste façade contraste avec l’intensité spirituelle du lieu, où les habitants venaient autrefois prier avant de redescendre vers leurs demeures troglodytes. Aujourd’hui encore, certains fidèles s’y arrêtent lors des fêtes religieuses, perpétuant un usage qui n’a jamais complètement cessé malgré l’abandon du village.

L’intérieur, en partie ruiné, laisse voir des fragments de pierre éparpillés au sol, vestiges d’un plan en nef unique typique de l’architecture rurale arménienne de cette époque. J’aime m’y attarder quelques minutes en silence, car l’endroit garde une atmosphère particulière, loin de l’agitation du pont suspendu tout proche. Depuis le petit parvis, la vue sur les habitations troglodytes environnantes est saisissante, et c’est aussi l’un des meilleurs points de repère pour s’orienter dans le réseau de sentiers qui sillonnent le site. Ne manquez pas d’observer les blocs de tuf soigneusement taillés qui composent les murs, un savoir-faire local que l’on retrouve dans plusieurs autres monuments de la région.

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L’église Saint-Tadevos

Sur le versant est de la gorge se dresse l’église Saint-Tadevos, consacrée à l’apôtre Thaddée et datée des XVIIe et XVIIIe siècles selon les sources locales. Moins connue que sa voisine Sainte-Hripsimé, elle mérite pourtant le détour pour son emplacement en hauteur, qui offre un panorama dégagé sur l’ensemble du canyon et sur le pont suspendu vu de profil. La montée jusqu’à l’édifice demande un peu d’effort, sur un sentier caillouteux qui grimpe assez franchement, mais l’ascension reste accessible à toute personne en bonne condition physique et chaussée correctement.

Non loin de là se trouve également un réservoir taillé directement dans la roche, un dispositif ingénieux qui permettait de recueillir l’eau de pluie dans cette région où les sources naturelles, bien que nombreuses, restaient parfois difficiles d’accès depuis les hauteurs du village. Les habitants avaient donné un nom à chacune de ces sources, souvent celui de la famille qui l’avait aménagée, un détail que les guides locaux se plaisent à partager avec les visiteurs curieux. Je conseille de combiner la visite de Saint-Tadevos avec une pause sur le promontoire voisin, où le silence n’est troublé que par le vent et, parfois, le cri d’un vautour tournoyant au-dessus du vide.

L’ermitage d’Anapat et la tombe de Mkhitar Sparapet

Un peu plus loin, l’ermitage d’Anapat occupe une place particulière dans la mémoire collective arménienne, puisqu’il abrite la tombe de Mkhitar Sparapet, fidèle commandant militaire de David Bek et héros de la résistance armée contre les invasions ottomanes et perses au XVIIIe siècle. Ce sanctuaire servait autrefois de centre d’écriture et de copie de manuscrits, un rôle intellectuel qui tranche avec l’usage principalement défensif du reste du village. On y trouve également les sépultures de son fils Aharon et d’une certaine Gohar, réunies dans un petit enclos de pierre facilement identifiable depuis le sentier principal.

La forteresse de Khndzoresk, perchée légèrement au-dessus de ce site, a quant à elle servi de base militaire à Mkhitar Sparapet entre 1728 et 1730, à une époque où le village jouait un rôle stratégique majeur dans le mouvement de libération conduit par David Bek. Peu de vestiges subsistent aujourd’hui de la structure défensive elle-même, mais l’emplacement conserve une valeur symbolique forte pour les visiteurs sensibles à l’histoire militaire arménienne. Je trouve que ce coin du site, moins fréquenté que les abords immédiats du pont, se prête particulièrement bien à une pause contemplative, avec une vue plongeante sur l’ensemble de la gorge.

La fontaine des Neuf Enfants

Poursuivant votre chemin vers le nord du site, vous croiserez la fontaine dite « des Neuf Enfants », un monument chargé d’émotion qui rappelle une tragédie locale. Selon la légende transmise de génération en génération, une femme prénommée Sona, veuve et mère de neuf enfants tués lors d’une attaque, fit ériger cette fontaine par son propre père en hommage à sa descendance disparue. L’eau continue de couler aujourd’hui, alimentée par l’une des nombreuses sources de la gorge, et offre une halte bienvenue pour remplir sa gourde avant de reprendre l’ascension vers le belvédère.

Ce type de monument commémoratif est assez fréquent dans les villages arméniens, où la mémoire des drames familiaux se transmet volontiers à travers des éléments du patrimoine bâti plutôt que par de simples récits oraux. En s’arrêtant quelques instants devant cette fontaine modeste, on mesure mieux la dimension humaine du site, trop souvent réduite à ses seules qualités photogéniques. J’y vois personnellement l’un des endroits les plus émouvants du parcours, un contrepoint nécessaire à l’aspect spectaculaire du pont suspendu et des falaises environnantes. Les enfants qui vous accompagnent apprécieront généralement cette pause à l’ombre, propice à une gorgée d’eau fraîche.

Le Nouveau Khndzoresk et les sentiers de randonnée

Enfin, si le temps le permet, poussez votre exploration jusqu’au Nouveau Khndzoresk, le village construit sur le plateau voisin dans les années 1950 pour accueillir les familles déplacées depuis les grottes. Ce village ordinaire, avec ses maisons, ses petites échoppes et ses fermes, contraste fortement avec le site troglodyte que vous venez de parcourir, et cette différence en dit long sur les bouleversements qu’a connus la région au cours du XXe siècle. On y aperçoit aussi une base militaire assez imposante, rappel discret des tensions frontalières qui marquent encore aujourd’hui le sud-est de l’Arménie.

Les sentiers de randonnée qui relient les deux rives de la gorge et remontent vers le Nouveau Khndzoresk sont bien balisés sur les applications de cartographie hors ligne, ce qui facilite grandement l’orientation dans ce relief parfois trompeur. Je recommande de grimper jusqu’au point de vue situé au sommet du village ancien, d’où l’on embrasse d’un seul regard le pont, la gorge et les centaines de cavités qui percent la falaise. Une aire de pique-nique s’y trouve également, très prisée des familles arméniennes les jours fériés, et c’est sans doute le meilleur endroit pour clore la visite avant de reprendre la route vers Goris.

Visite guidée de Khndzoresk

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Où dormir non loin de Khndzoresk ?

Aucun hébergement n’existe directement sur le site de Khndzoresk : c’est à Goris, la ville la plus proche, qu’il faut poser ses valises. Cette cité tout en longueur, réputée pour son architecture ancienne en pierre grise, concentre l’essentiel des options d’hébergement de la région et constitue une base idéale pour rayonner dans la région. Voici 5 adresses de catégories différentes pour organiser votre séjour selon votre budget et vos envies.

Narek B&B — Installée à deux pas du pont suspendu de Khndzoresk, cette maison d’hôtes familiale séduit par son jardin ombragé, ses vélos mis à disposition et sa cuisine commune, un vrai plus pour les voyageurs qui aiment cuisiner eux-mêmes après une journée de randonnée.

Hôtel Asour — Tenu par une famille particulièrement accueillante, l’hôtel Asour mise sur la simplicité et la chaleur humaine, avec un jardin verdoyant, un petit-déjeuner généreux et une poignée de chambres seulement, un format qui favorise le contact direct avec les hôtes.

Maison d’hôtes Hayi Tun — Perché sur les hauteurs de Goris avec une vue dégagée sur la ville et les montagnes environnantes, Hayi Tun cultive un art de l’hospitalité qui revient dans presque tous les témoignages, entre jardin fleuri, coin barbecue et petit-déjeuner généreux servi chaque matin.

Popock Goris — Pour ceux qui préfèrent un service plus structuré après une longue journée sur le terrain, l’hôtel Popock Goris propose un confort classique et rassurant, avec l’avantage non négligeable d’un restaurant sur place dans une ville où l’offre culinaire reste limitée.

Khoreayi Dzor — Avec ses allures de petit château perché au-dessus de Goris, le Khoreayi Dzor offre sans doute l’une des plus belles vues de la ville, entre falaises et toits de pierre grise visibles depuis la plupart des balcons. J’apprécie particulièrement son restaurant, réputé pour sa cuisine arménienne soignée et sa sélection de vins locaux, un vrai plus dans une ville où les bonnes tables restent rares. Comptez sur un service attentionné et un cadre élégant pour clore en beauté une journée passée à crapahuter dans la gorge de Khndzoresk.

Khoreayi Dzor

Où manger un bout non loin de Khndzoresk ?

Sur le site même, l’offre de restauration reste volontairement modeste : un petit snack-bar est installé près de l’entrée, à côté du musée, où l’on peut grignoter en attendant de s’engager sur les sentiers. Un café ouvre également ses portes au niveau du belvédère principal entre mai et octobre, une halte bienvenue pour siroter un thé ou un café arménien avant ou après la descente dans la gorge. En dehors de ces deux options, aucun restaurant ne se trouve directement sur place, ce qui incite à prévoir son propre pique-nique si l’on souhaite passer davantage de temps sur le site.

Pour un vrai repas, direction Goris, où le choix reste malgré tout limité comparé à d’autres villes arméniennes, voici 3 options :

  • Tour Baza — Véritable institution soviétique encore en activité, Tour Baza domine l’entrée de la ville avec sa vue imprenable sur les pyramides de pierre du vieux Goris, l’endroit idéal pour déguster une cuisine locale généreuse accompagnée d’une bière fraîche du cru.
  • Takarik Restaurant — Non loin de la vieille ville, Takarik accueille volontiers familles et groupes autour d’une cuisine arménienne soignée, servie dans des salons privés à l’ambiance chaleureuse et feutrée.
  • Wine Garden — Niché en plein cœur de Goris, Wine Garden séduit avec son petit jardin ombragé et sa salle intérieure cosy, une adresse plébiscitée par les voyageurs pour terminer la journée autour d’un bon dîner.

FAQ sur Khndzoresk

Quelle est la meilleure période pour visiter Khndzoresk ?

La période de mai à octobre offre les meilleures conditions, avec une préférence pour mai-juin et septembre-octobre lorsque les températures restent agréables et la végétation particulièrement verdoyante. L’été peut se révéler éprouvant sur ce site sans ombre, tandis que l’hiver reste rude dans cette région du Syunik, avec un froid marqué et le café du belvédère fermé.

Combien de temps prévoir pour visiter Khndzoresk ?

Comptez entre deux et quatre heures pour une visite complète incluant la descente dans la gorge, la traversée du pont suspendu, l’exploration des grottes et des églises, puis la remontée. Une visite express depuis le seul belvédère, sans descendre dans la gorge, peut se faire en une trentaine de minutes.

Le pont suspendu de Khndzoresk est-il sécurisé ?

Oui, le pont est solide et équipé de rambardes des deux côtés sur toute sa longueur. Il oscille légèrement au passage, ce qui peut impressionner les personnes sensibles au vide, mais sa structure a été testée bien au-delà des normes locales en vigueur lors de son inauguration en 2012.

Faut-il prendre un guide pour visiter Khndzoresk ?

Ce n’est pas indispensable, le site restant facilement praticable en autonomie grâce aux sentiers balisés. Cela dit, un guide local, disponible près du pont, apporte un vrai supplément historique et permet de mieux comprendre l’organisation du village troglodyte à son apogée, tout en soutenant l’économie locale.

Peut-on visiter Khndzoresk avec des enfants ?

Oui, à condition d’être vigilant sur les sentiers escarpés et près des ouvertures de grottes qui ne disposent pas toutes de garde-corps. Les plus jeunes apprécient généralement l’aspect aventureux du pont suspendu et le côté ludique de l’exploration des cavités, mais mieux vaut garder un œil attentif sur eux en permanence.

Peut-on combiner Khndzoresk et Tatev le même jour ?

Oui, c’est même la combinaison la plus classique au départ de Goris. Beaucoup de voyageurs consacrent la matinée à Tatev et à son téléphérique, déjeunent à Goris, puis rejoignent Khndzoresk en fin d’après-midi pour profiter d’une lumière plus douce sur la gorge et les falaises.

Le site est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

L’accessibilité reste limitée : le belvédère principal et le café attenant sont praticables sans difficulté particulière, mais la descente dans la gorge, la traversée du pont et l’exploration des grottes exigent une bonne condition physique et ne conviennent pas aux personnes à mobilité réduite.

Y a-t-il un réseau téléphonique ou du wifi sur le site ?

Le réseau téléphonique arménien couvre généralement la zone, même si la réception peut faiblir par endroits au fond de la gorge. Aucun wifi public n’est disponible sur le site lui-même : mieux vaut télécharger vos cartes hors ligne avant de partir pour vous orienter sereinement sur les sentiers.

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