Urbex en Géorgie | itinéraire des lieux cachés

Écrit par Sébastien

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La Géorgie est connue pour une quantité astronomique de lieux abandonnés et cachés qui feront la joie des amateurs d’Urbex qu’on appelle en français « exploration urbaine« . Dans cet article, je vais regrouper tous les lieux que j’ai trouvé au fil de mes lectures et de mes rencontres. Bien entendu, la liste n’est pas exhaustive et sera complétée au fur et à mesure. Un ami spécialiste de ce genre de chose et qui dispose de ses accès pourra vous accompagner dans une Urbex si vous le souhaitez. Par respect, pour les amateurs de cette discipline, je ne dévoilerai pas la localisation exacte des lieux qui ne sont pas déjà connus du public.

Temps de lecture estimé : 35 minutes

Remarque : cet article contient des liens d'affiliation, ce qui signifie que je peux percevoir des clopinettes si vous effectuez un achat en cliquant sur un lien (sans frais pour vous).

Tous les lieux Urbex de Tbilissi

Tbilissi regorge de lieux encore à l’abandon. Cela va d’une petite structure comme un appartement à un opéra ultramoderne en plein centre-ville. Il y a tellement de choses à voir que je risque d’en oublier. Sachez néanmoins que les accès aux divers lieux sontt de plus en plus restreints. N’hésitez pas à commenter cet article avec vos propres découvertes.

Tours-Jumelles (Nutsubidze)

Les tours jumelles Nutsubidze, connues sous le nom d’« Archi Nutsubidze 2 », forment un ensemble résidentiel moderne implanté sur le plateau IV de Nutsubidze, dans le quartier de Saburtalo à Tbilissi. Chacune des deux tours s’élève sur 21 étages, reposant sur une ossature en béton armé monolithique qui garantit à la fois robustesse et résistance sismique. Les façades sont rehaussées par un habillage mixte : des panneaux HPL ventilés viennent se juxtaposer à une maçonnerie en brique souple, créant un jeu de textures et de volumes qui apporte élégance et pérennité à l’édifice. Ces blocs d’habitation soviétiques datant de 1976 reliés entre eux par une impressionnante passerelle piétonne. Accès via un ascenseur à 0,20 GEL.

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Photo d’Alex Schoelcher

Le complexe sportif de Laguna vere

Laguna Vere est une piscine publique et un complexe sportif situé en plein centre de Tbilissi. Il y a quatre piscines sur le territoire du complexe, dont une couverte. Le complexe a été construit de 1965 à 1978, conçu par les architectes géorgiens Shota Kavlashvili, Guram Abuladze et Ramaz Kikhadze, avec des mosaïques de Koka Ignatov. Laguna Vere a été le premier complexe aquatique du Caucase. Dans le meilleur des cas, il a servi de terrain d’entraînement à l’équipe du Komsomol léniniste et a accueilli diverses compétitions régionales et internationales.

En 2007, Laguna Vere a été racheté par une société appartenant au milliardaire Bidzina Ivanishvili. Les nouveaux propriétaires n’ont pas entretenu l’infrastructure du complexe, qui s’est rapidement dégradé. De nombreux visiteurs se sont plaints de la mauvaise qualité de l’eau et de la vétusté des équipements. En 2014, la piscine a été fermée. En juin 2015, après les inondations de la rivière, les sous-sols de la piscine ont été envahis par la vase et la boue. Par la suite, il n’était plus rentable de restaurer le complexe. Aujourd’hui investi par des trafiquants de pièces de voiture. Toboggan, piscines olympiques et gradins visitables – Accès interdit et surveillé, mais possibilité d’entrer discrètement.

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Cinéma Apollo

La perle de l’Urbex à Tbilissi ! Un des plus vieux cinémas du monde inauguré par des colons souabes.Il a ouvert ses portes en 1909 et est l’un des exemples les plus frappants du style architectural pré-révolutionnaire. À l’époque soviétique, on l’appelait « Octobre ». Après la reconstruction en 1987, le cinéma a rouvert. En 1990, il a été rebaptisé « Apollo ». Aujourd’hui en discussion pour une éventuelle réhabilitation. Le bâtiment comporte trois étages. Les façades sont rectangulaires, arquées, avec de grandes fenêtres et des pilastres géants. La décoration principale est constituée de compositions de guirlandes et de couronnes, ainsi que de reliefs figuratifs symboliques. Salle de projection avec balcons, hall d’accueil avec vieilles affiches d’époques et beaux escaliers visitables.

Il m’aura fallu 4 ans pour mettre le pied dans ce lieu unique ! Aujourd’hui pour 50 € par personne, je vous ouvre les portes du cinéma Apollo !

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Photo tirée du facebook de Geo Stalk

Dépôt Ferroviaire de Gotsoridze

Toujours utilisé pour stocker les wagons hors d’usage. De nombreux wagons et plusieurs grues de treillage ainsi que l’ancien poste de contrôle visitables. Attention : lieu de trafics divers (notamment prostitution dans d’anciens wagons) avec de nombreuses meutes de chiens errants – Accès libre via une passerelle aérienne (taux de réussite : 90%).

Descendez dans les entrailles méconnues de Tbilissi et découvrez un monde souterrain interdit au public : une gare de réparation ferroviaire abandonnée, totalement inaccessible sans guide local, où le temps s’est arrêté à l’ère soviétique. Traversez des lieux chargés d’histoire et d’humanité, des maisons des premiers cheminots géorgiens à un dépôt électrique désaffecté devenu refuge pour des réfugiés de guerre qui y ont reconstruit leur vie avec une résilience bouleversante. Une immersion authentique et émouvante dans le Tbilissi invisible, où se mêlent patrimoine ferroviaire oublié, récits soviétiques fascinants et réalités sociales contemporaines – une expérience urbaine unique que vous ne trouverez nulle part ailleurs.

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Imprimerie secrète de Staline

Vous savez peut-être déjà que Joseph Staline était géorgien, né à Gori, à environ une heure de Tbilissi. En 1904, au début de sa carrière politique, il était un bolchevik actif, appelant à la destitution du tsar. Dans l’imprimerie clandestine de l’une des maisons de Tbilissi, il a imprimé des magazines, des pamphlets et des journaux pour soutenir cette idée. Ce lieu n’est pas vraiment de l’Urbex mais la photo est sympa.

Imprimerie secrète de Staline
Crédit photo : Angelo Zinna pour Matador Network

Aujourd’hui, il est possible de visiter ce lieu secret et de voir à quoi ressemblaient les travaux qui s’y déroulaient. Il est un peu à l’écart du centre mais facilement accessible par les transports publics.

Ancienne station de téléphérique abandonnée

Aujourd’hui, vous pouvez accéder au parc Mtatsminda par le funiculaire, mais dans le passé, vous pouviez utiliser le téléphérique. Après l’accident mortel de 1990 qui a coûté la vie à une douzaine d’enfants après le décrochement d’une cabine, il a été fermé. Vous pouvez toujours trouver la station inférieure abandonnée en plein centre de la ville.

Le bâtiment, même s’il est négligé, est vraiment joli. Bien entendu, il est fermé mais de temps à autres il est possible de se faufiler par la fenêtre brisée.

En 2024, ce lieu a été entièrement réhabilité.

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Crédit photo : Storgaard Photography

Rike Concert Hall

Ce projet occupe l’espace vert de Rike Park, à Tbilissi, où le bâtiment se compose de deux formes souples réunies en un seul corps, chacune dédiée à une fonction distincte : un théâtre musical d’un côté, un hall d’exposition de l’autre. La partie nord abrite la salle du théâtre, d’une capacité de 566 places, ainsi que le foyer, plusieurs installations annexes, des espaces techniques pour la machinerie de scène et divers entrepôts. Sa construction s’est achevée en 2012, dans le cadre d’un programme gouvernemental ambitieux visant à moderniser le visage de la capitale et à donner de la Géorgie une image résolument contemporaine.

Cette frénésie architecturale portait la signature du Mouvement national uni, alors au pouvoir, qui multipliait les grands travaux dans la capitale, dont un nouveau palais présidentiel surplombant la ville. Ce dernier reste d’ailleurs sujet à controverse aujourd’hui, le parti ayant été démis de ses fonctions en 2012 et remplacé par le Rêve géorgien, toujours au pouvoir. Quant à la salle de concert elle-même, dont la facture avoisine les 22 millions d’euros, elle n’a jamais servi à l’usage pour lequel elle avait été conçue, et son intérieur reste à ce jour une coquille vide. Le gouvernement a d’abord tenté d’inciter des entreprises à investir en cédant le bail pour une somme symbolique, à condition d’en respecter la vocation artistique initiale.

rike park

En Août 2026, faute d’intérêt suffisant, le gouvernement de Géorgie a décidé de raser cette salle de concert emblématique non utilisée.

Ancien musée d’archéologie

Conçu en 1988 par l’architecte en chef de Tbilissi Shota Kavlashvili, aux côtés de Shota Gvantseladze, ce musée d’archéologie occupe le quartier de Dighomi, qui a connu un développement urbain soutenu depuis les années 1960, avec une attention particulière portée au relief pentu de la colline dans les années 1980, et son emplacement tient autant à sa position stratégique qu’à sa proximité avec le tumulus de Treli, site archéologique majeur datant de la fin du IIe millénaire au début du Ier millénaire avant notre ère. Le bâtiment lui-même est un remarquable exemple de réemploi architectural puisqu’il investit un ancien réservoir d’eau cylindrique et allongé, dont deux des trois cuves d’origine restent aujourd’hui inutilisées, habillé de tuf jaune de Bolnissi plutôt que du traditionnel béton moderniste, et adopte une forme volontairement close, à l’inverse de la plupart des constructions de cette période qui privilégiaient les espaces ouverts : son entrée évoque une grotte de campement ancien, encadrée par des contreforts symétriques qui renforcent son allure de forteresse, tandis qu’un imposant bas-relief de Tengiz Kikalichvili représentant une scène funéraire antique orne le seuil.

Malgré cette architecture spectaculaire, le musée n’a pourtant jamais vraiment rempli sa fonction d’origine, et depuis les années 1990 il sert surtout d’entrepôt pour environ 10 000 objets mis au jour lors de fouilles menées à Tbilissi, couvrant une période allant du Ve siècle avant notre ère jusqu’à l’époque féodale, le bâtiment se dégradant lentement malgré des annonces récurrentes de rénovation ; juste à côté, le monument « Bonheur aux peuples » de Zourab Tsereteli, haut de 45 mètres, s’est effondré au début des années 1990 avant d’être remplacé en 1994 par la statue de Sainte-Nino que l’on peut encore admirer aujourd’hui.

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Réservoir d’eau de Treligora

Perché sur une butte qui domine les faubourgs de Tbilissi, ce réservoir d’eau en forme de dôme date d’environ 1985 et alimentait autrefois les districts de Dighomi et de Vashlidjvari en eau potable. Son diamètre atteint près de 40 mètres, et l’on découvre à l’intérieur une mystérieuse structure en briques dont la fonction reste incertaine, complétée par un second réservoir plus modeste juste à proximité. Des matériaux de construction encore éparpillés sur place laissent penser que le chantier n’a jamais été achevé, ce qui n’enlève rien au charme du lieu : sec, propre et étrangement sculptural, l’édifice laisse filtrer la lumière du jour à travers une trappe ouverte au sommet, là où une bouche d’égout aurait dû être installée. Sa silhouette, qui évoque irrésistiblement une soucoupe volante posée à même le sol, en fait l’un des décors les plus photogéniques que je connaisse pour qui pratique l’urbex en Géorgie.

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Rare visite urbex d’un authentique bunker soviétique

Plongez dans l’unique bunker soviétique secret de Tbilissi, caché pendant des décennies et désormais ouvert aux explorateurs courageux : traversez des tunnels obscurs, des portes anti-explosion massives et une authentique salle de commandement militaire remplie d’équipements d’époque. Découvrez des anecdotes fascinantes de la Guerre froide que vous ne trouverez nulle part ailleurs, entouré de masques à gaz, systèmes de communication soviétiques et documents classifiés. Bien plus qu’une simple visite guidée, c’est une aventure souterraine immersive où l’histoire prend vie sous vos pieds – une expérience absolument inoubliable que vous ne vivrez qu’ici. Je précise que ce bunker n’est accessible que via mon excursion (45 € par personne). Il n’y a pas d’autres moyens d’y aller car ce n’est pas un lieu ouvert au public.

Centre de Radiologie Agricole

L’Institut de recherche scientifique en radiologie agricole a été créé au début des années 1980. Il était destiné à la recherche sur l’impact des radiations et des contaminations chimiques sur la faune et la flore. Le bâtiment a la forme de la lettre russe P et se compose de quatre étages. Grand bas-relief soviétique sur l’une des façades du bâtiment, bureaux, salle de réunions et laboratoires en relatif bon état visitables.

De nombreuses études y ont été menées par le passé, notamment pour observer le comportement d’une plante ou d’un animal dans un environnement contaminé radioactivement ou chimiquement et s’il peut être utilisé comme aliment. L’institut de recherche a achevé ses travaux vers 2010 et le bâtiment a été transféré à une propriété privée. Le toit a été bien réparé, donc le bâtiment est encore en bon état.

L’équipement de rayonnement était situé au sous-sol du bâtiment, comme en témoignent plusieurs plaques. Cependant, il y a été complétement vidé. Attention : aucune source officielle ne précise le niveau de radiation présent au niveau des sous-sols, même si certaines informations rapportent que ce niveau serait en-dessous des normes internationales.

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Photo par Geo Stalk

Usine de biotechnologie

L’usine de biotechnologie a été ouverte dans les années 1960. Ses activités et ses produits étaient strictement classifiés. Les habitants appellent cet endroit « Biokombinat ». Le territoire comprend un bâtiment administratif, plusieurs ateliers, un abri antiatomique, des logements pour les employés, une cantine, une chaufferie, des garages et une sous-station.

Après l’effondrement de l’Union soviétique, l’usine a cessé ses activités. Dans les années 1990, sur ordre d’Edouard Chevardnadze et avec le soutien financier des Etats-Unis, l’usine a été « relancée ». Des vaccins y étaient produits. Au début des années 2000, l’usine fait faillite et cesse définitivement de fonctionner.

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Photo par Geo Stalk

Le laboratoire minier souterrain

Voilà sans doute la curiosité la plus spectaculaire : une galerie de près d’un kilomètre, creusée et équipée entre 1986 et 1991 pour former les ingénieurs miniers soviétiques. Elle reste à ce jour la plus longue installation de ce type au monde.

Ses dispositifs de forage uniques, son ancien téléphérique souterrain et une salle de formation qui semble figée depuis la chute de l’URSS en font une visite à part. Sachez toutefois qu’elle ne se visite qu’en semaine, et uniquement pour un groupe d’au moins deux personnes. Comptez 60 € par personne.

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Un complexe spatial

Peu de visiteurs savent qu’un site spatial classifié existe à quelques kilomètres de Tbilissi. C’est pourtant là que le 23 juillet 1999, un réflecteur d’antenne fabriqué à l’usine aéronautique de Tbilissi a été testé avant de rejoindre l’orbite terrestre.

Le complexe, sans équivalent au monde jusqu’à la toute fin du XXe siècle, conserve son impressionnant simulateur de précision de 40 mètres de diamètre ainsi qu’un stand d’apesanteur mécanique. Comme pour le laboratoire minier, il faut être au moins deux pour que la visite soit organisée. Comptez 65 € par personne.

urbex complexe spatial

Le palais des rituels

Conçu à la toute fin des années 1970 par l’architecte Viktor Djorbenadze, associé à Vazha Orbeladze pour la réalisation, le palais des Rituels de Tbilissi répondait à un problème bien précis : sous le régime soviétique, les maisons de mariage se limitaient à de simples bureaux d’enregistrement, dépourvus de toute la solennité que les Géorgiens associaient traditionnellement aux cérémonies religieuses orthodoxes. Djorbenadze, déjà connu pour la salle cérémonielle du cimetière de Moukhatgverdi, a voulu redonner à ces unions une véritable grandeur, et le résultat, achevé en 1984 sur une colline dominant le barrage de la centrale hydroélectrique d’Ortatchala, marie modernisme et néo-expressionnisme dans une composition qui doit beaucoup à la chapelle de Ronchamp signée Le Corbusier. Vue de face, la façade principale déploie deux grandes spirales asymétriques encadrant une tour centrale, clin d’œil assumé au clocher d’une cathédrale médiévale, tandis que l’ensemble du plan reprend, de façon plus troublante, l’anatomie du système reproducteur féminin : un temple de la vie et de la naissance, littéralement.

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À l’intérieur, la salle cérémonielle poursuit ce même langage symbolique. La lumière y filtre à travers des vitraux avant de se répandre sous une voûte en pyramide de bois, inspirée du gvirgvini traditionnel géorgien et couronnée d’une coupole qui évoque le tambour d’un temple, tandis que deux colonnes isolent un espace en forme de sanctuaire, prolongé d’une table faisant office d’autel et dominé par une immense fresque de Zoura Nijaradzé. Celle-ci représente un cortège nuptial mené par une figure féminine deux fois plus grande que les autres, tantôt lue comme Mère Géorgie, tantôt comme un écho séculier de la Vierge, entourée de paysages de Tbilissi, de la rivière Koura et du stade Dinamo, avec en son centre une miniature du palais lui-même portée par un personnage à tête de lion, probable autoportrait de l’architecte. Le lieu a cependant beaucoup changé depuis : converti en 2002 en résidence privée par l’homme d’affaires Badri Patarkatsichvili, qui y a ajouté des salons aux styles égyptien et chinois, une cour évoquant le vieux Tbilissi et un jardin peuplé de paons, avant d’y être enterré en 2008.

Ce palais reste une propriété privée à ce jour, sans accès libre, mais il peut se louer pour des événements comme des mariages ou des banquets, et des visites guidées y sont parfois organisées. Ce n’est donc pas un site urbex au sens strict, plutôt une curiosité architecturale que je peux vous faire visiter. Attention, le coût minimum d’une visite est de 100 € par personne pour un groupe de minimum 5 personnes.

Aquapark

Cet ancien aquaparc de Tbilissi a fermé ses portes en 2023 et se trouve depuis à l’abandon. Sur place, les bassins vides retiennent une eau stagnante, tandis que les toboggans se dégradent peu à peu faute d’entretien. La végétation a envahi les allées et le carrelage, et plusieurs structures se sont voilées sous l’effet du temps. Malgré cette décrépitude, les principaux éléments du complexe restent parfaitement identifiables et donnent une idée assez précise de ce à quoi ressemblait l’infrastructure à l’origine.

Mieux vaut toutefois rester prudent sur place, les constructions menaçant de céder et aucun entretien n’étant plus assuré. L’accès au bâtiment situé près des toboggans est quant à lui difficile, voire probablement impossible aujourd’hui. En juin 2024, aucune surveillance n’était visible sur les lieux, mais l’état général s’était encore dégradé : le plafond de la tour des toboggans s’était effondré, et plusieurs éléments des glissières commençaient à se désolidariser les uns des autres.

urbex Aquapark tbilissi

Centre national d’oncologie

Ce bâtiment de dix étages appartient au centre national d’oncologie, et l’on y devine les traces d’une rénovation entamée puis abandonnée en cours de route : de nouvelles fenêtres avaient été posées avant que le chantier ne s’arrête net, laissant depuis les vitres brisées les unes après les autres. Une partie des chambres sert aujourd’hui de logement, séparée du reste par de simples cloisons qui marquent la frontière entre l’occupé et l’abandonné, et l’on peut d’ailleurs rejoindre cette section habitée en empruntant les balcons extérieurs qui courent le long de la façade. La vue depuis le toit reste le vrai point fort du lieu, car l’abandon en lui-même n’a rien de spectaculaire une fois à l’intérieur : des étages vides où ne subsistent plus que les ascenseurs, les rampes d’escalier et les conduits de ventilation du grenier. L’accès, lui, ne pose aucune difficulté puisqu’il est totalement libre, sans même l’ombre d’une clôture pour en dissuader l’entrée.

Cimetière de Kukia (Lotniki)

Plus ancien cimetière de Tbilissi datant du XVe siècle qui était à l’origine un village offert à la reine Darejan par son mari devenu ensuite le lieu de sépulture de la communauté souabe du secteur, puis un lieu connu pour être le repaire de brigands qui attaquaient les passants jusque dans les années 1990. Église Sainte-Nino, tombes de multiples confessions (orthodoxes, catholiques, luthériens, assyriens, musulmans, juifs, yézidis, moloques…) dont celles de la muse d’Edouard Munch et de la première femme de Joseph Staline, belles statues envahies par la végétation, obélisque relatant l’histoire des colons allemands du Caucase, cimetière militaire, mémorial à la Grande Guerre Patriotique, mur d’honneur et char d’assaut visitables.

Parc d’attraction de Samgori

Ancien parc d’attractions de quartier abandonné, mais toujours utilisé par les enfants du quartier. Circuit de voiturettes, carcasses des voiturettes, bateaux-balancoires (dont un énorme), montagne russe colorée, stands de tir et auto-tamponneuses visitables. Attention : le lieu semble de plus en plus attirer les pilleurs qui s’accaparent tout, donc risque qu’avec le temps, il n’y ait plus
grand-chose à voir…

En 2024, ce lieu a été rasé.

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Photo tirée du facebook de Geo stalk

Bains Gogilo

Construit à l’époque soviétique, le complexe thermal de Gogilo était à l’origine très populaire auprès des habitants du quartier d’Avlabari et d’Isani. Contrairement aux célèbres bains du quartier touristique d’Abanotubani, cet établissement offrait une alternative locale perchée au-dessus du fleuve Mtkvari (Koura). Au début des années 1990, les sources chaudes de soufre qui alimentaient le complexe ont commencé à se tarir, ce qui a entraîné le déclin rapide et l’abandon définitif des lieux. Le principal attrait de ce site pour les amateurs d’Urbex (exploration urbaine) et d’art réside dans ses mosaïques soviétiques exceptionnellement bien préservées. Les dômes et les salles intérieures sont ornés de fresques colorées attribuées au célèbre sculpteur et artiste géorgien Zurab Tsereteli.

Église de l’Évangile rouge

L’église arménienne de l’Évangile rouge au cœur du quartier d’Avlabari est une célèbre ruine du XVIIIe siècle. Sa destruction est due à l’intensité d’un tremblement de terre qui avait frappé Tbilissi le 13 avril 1989. À 40 mètres, c’était la plus haute église arménienne de Tbilissi. Aujourd’hui, elle est en ruine, avec sa coupole effondrée. Tout autour de l’église, vous pouvez voir les dégats causés sur les habitations dont certaines sont toujours en ruine.

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Exploration urbaine sur la route militaire et en Kartlie

Cimetière de vieilles voitures à Pasanauri

Situé juste à côté de l’autoroute, ce cimetière est un petit parking où sont entassées quelques douzaines de voitures de l’ère soviétique. Il vaut le coup d’œil si vous êtes amateur de voitures anciennes et/ou de souvenirs soviétiques. Il s’agit apparemment d’une collection privée appartenant à un homme, qui a exposé ses voitures au public presque par accident. En voyant l’intérêt des touristes il a mis en place un stratagème pour plumer le touriste. En gros, il vous bloque la sortie avec sa voiture et vous force à payer 20 GEL pour une petite excursion. C’est de l’arnaque ! Donc soit vous êtes vraiment fan de ce genre de truc, vous souhaitez faire quelques photos et vous êtes prêt à payer l’entrée soit il est préférable de ne pas y aller.

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La datcha de Beria à Kojori

Les bâtiments ont été construits dans les années 1930 par les propriétaires terriens. Plus tard, après l’arrivée du pouvoir soviétique, tous les bâtiments de Kodjori ont été transférés à l’administration de la ville.

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Le bâtiment bleu, que l’on peut souvent voir sur les médias sociaux, était une base de vacances pour le ministère de l’intérieur et le conseil de sécurité de l’époque. On ne pouvait y accéder qu’avec un laissez-passer spécial. À sa droite, dans un bâtiment de deux étages situé dans la même cour, se trouvait la datcha de Lavrentiy Beria lui-même. Elle comptait huit pièces.

En 1926, un orphelinat accueillait ici des enfants privés de leurs parents à la suite des répressions de 1921-1924. L’orphelinat recevait souvent la visite d’écrivains célèbres et d’autres artistes. Après l’effondrement de l’URSS, un camp d’enfants a été ouvert ici. En 2005, le territoire a été abandonné et les bâtiments ont été presque détruits. Les bâtiments présentent des traces de nombreux incendies.

Ancienne usine de vin allemande à Asureti

Une belle cave à vin en ruine de style souabe est située à 6,2 km d’Asureti et nécessite un véhicule tout-terrain pour y accéder.
La cave a été construite en 1931 par les ingénieurs autrichiens et allemands Mayer et Power. La construction a été dirigée par l’ingénieur grec Ivane Muratidi. La cave a trois étages possède 27 cuves en béton pour le stockage du vin. Chaque cuve fait environ 15000 litres. Ce complexe exceptionnel du patrimoine culturel allemand en Géorgie est protégé mais reste à l’abandon.

Si vous souhaitez vous y rendre, je peux vous accompagner dans une excursion dans cette région.

Urbex en Iméréthie

Tskaltubo la capitale Urbex de Géorgie

Berceau des célèbres « Eaux de l’Immortalité » et autrefois la destination la plus prisée de l’URSS pour le repos et la détente, Tskaltubo, avec ses sanatoriums à moitié abandonnés et ses bains vétustes, attire aujourd’hui les amateurs d’Urbex. Vous trouverez dans mon guide complet les 20 sanatoriums, les bains et hôtels à l’abandon avec quelques conseils pour y accéder.

Chiatura, ville minière

Chiatura est en elle-même une ville parfaite pour de l’Urbex. A l’époque soviétique, cette ville produisait près de la moitié du manganèse mondial. La ville est située dans une gorge et, en raison de la difficulté du terrain, il a été décidé de développer un vaste réseau de téléphériques qui relierait les quartiers supérieurs et inférieurs.

Aujourd’hui, Chiatura a perdu de son importance, les téléphériques ont été arrêtés et abandonnés. Cela signifie que nous pouvons nous immerger dans l’atmosphère incroyable d’une ville utopique soviétique !

Chiatura urbex

Hôpital central de Chiatura

Cet hôpital de 24 lits a été construit en 1901 par le conseil minier. C’était le premier hôpital privé du Caucase. Le célèbre chirurgien Grigol Mukhadze et l’ophtalmologiste Georgy Tarsaidze ont travaillé ici. En 1975, le centre médical a été séparé du bâtiment de l’hôpital et seul la polyclinique a été conservée. En 1985, un bâtiment de plusieurs étages a été construit, qui a fonctionné jusqu’en 2010. Plus de 500 patients ont été traités ici. En raison de la présence de l’industrie minière dans la ville, ce centre disposait de la meilleure école de chirurgie et de traumatologie. Après la réforme, un hôpital de 25 lits a été construit à Chiatura et, comme Nagutska, l’ancien hôpital a cessé de fonctionner. Tous les bâtiments ont été pillés et sont en mauvais état. Les bâtiments à deux étages construits avant l’URSS ont une merveilleuse architecture européenne. L’hôpital est accessible en téléphérique.

Palais des pionniers

Construit dans la première moitié des années 1960 par le célèbre architecte géorgien Chkheidzé, le palais des Pionniers de Tchiatoura ne compte que deux équivalents dans tout le pays, l’un à Tkibouli, l’autre à Tkvartcheli. On y organisait autrefois des cours scientifiques et artistiques, et le bâtiment abritait également une salle d’assemblée ainsi qu’un musée, jusqu’à son abandon complet en 2007. Livré au pillage et privé de tout entretien pendant des années, l’édifice a fini par se dégrader au point que les autorités ont entamé sa démolition en 2014, un chantier finalement stoppé par la mobilisation d’activistes locaux.

Aujourd’hui, on ne peut plus en découvrir qu’une petite partie : quelques colonnes tenant encore debout, le hall d’entrée et une portion de la salle d’assemblée. L’état général reste préoccupant, au point qu’une extrême prudence s’impose lors de la visite, d’autant que par temps venteux, un bloc de béton ou une pierre peut se détacher sans prévenir et tomber directement sur la tête des visiteurs.

palais pionniers chiatura

Polyclinique de Chiatura

Construit dans les années 1970 par le Chiaturmarganets, l’entreprise gestionnaire des mines de la ville, cet ensemble abritait à l’origine une polyclinique et un hôpital multidisciplinaire où se pratiquaient des opérations chirurgicales, doublés d’un centre de radiologie et d’un laboratoire. Conçu pour accueillir plus d’une centaine de patients, le complexe se compose de deux bâtiments distincts, un premier édifice rectangulaire de deux étages et un second en forme de T, haut de quatre niveaux, qui rassemblait la salle d’opération et le service des patients hospitalisés. À la fin des années 1980, un projet d’agrandissement a été lancé avant d’être brutalement suspendu dans les années 1990, et c’est finalement un nouvel hôpital, plus modeste, construit à proximité en 2013, qui a scellé le sort de l’ancien complexe, abandonné dès 2014.

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Copyright Geo Stalk

En 2019, la polyclinique se présentait vide et entièrement pillée, même si certaines pièces conservaient encore du mobilier et des appareils médicaux d’époque. On y accédait autrefois par téléphérique, un détail qui ajoute encore au charme du lieu. Aucune surveillance n’y est assurée aujourd’hui, mais des chiens errants rôdent régulièrement dans les couloirs, ce qui invite à rester sur ses gardes en visitant les lieux.

Gare des trains de Chiatura

La construction du chemin de fer à voie étroite Chiatura-Shorapani a commencé en 1895. Plus tard, elle a été transformée en chemin de fer à voie large. On y organisa d’abord le trafic de marchandises, puis celui des passagers. En 1976, une nouvelle gare a été construite dans le centre-ville d’une superficie de 1200 m². Le bâtiment comporte deux étage et on y trouve des guichets, une salle d’attente, des toilettes, une salle de contrôle et un café. Malheureusement, depuis le début des années 2000, le bâtiment est pratiquement vide, et seul un train avec deux voitures Kutaisi-Sachkhere s’arrête sur son quai. Le bâtiment est complètement abandonné et endommagé.

Hôtel de Chiatura

Le bâtiment de l’hôtel pour le personnel minier et les hôtes de la ville a été construit en 1987. Il s’agit d’un bâtiment de 12 étages avec des chambres pour les vacanciers. A côté, il y avait un bâtiment d’un étage avec une cantine et une salle de réunion. En 1992, pendant le conflit en Abkhazie, des réfugiés ont été installés ici. Ils ont reçu des meubles, des draps et des produits de première nécessité. Aujourd’hui, le bâtiment a été complètement pillé et se trouve dans un état de délabrement avancé.

Urbex en Kakhétie

Aérodrome militaire abandonné de Shiraki

Construit en 1950 par les Soviétiques, Shiraki a servi de base aérienne au 178e régiment d’aviation de chasse de la Garde, sous la direction du chef d’escadron Kirill Yevstigneyev. Lorsque l’URSS s’est effondrée, les bombardiers supersoniques Sukhoi Su-24 qui étaient basés à Shiraki sont rentrés en Russie. Apparemment, un seul n’a pas trouvé le chemin du retour.

Aujourd’hui, Shiraki est abandonné, mais il reste encore une piste, plusieurs chemins, des baraquements, des hangars et des bunkers pour stocker les obus.

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Urbex en Svanétie

La supposée datcha de Staline

urbex datcha staline

Habituellement, lorsque les gens voient ce bâtiment, Staline est le nom qui leur vient à l’esprit. Certaines histoires racontent qu’il a été construit pour lui, mais une chose est sûre, il n’a jamais visité cet endroit. Une autre version de l’histoire raconte que lorsque Staline se rendait dans ce petit village de Svanétie, il a vu cette belle architecture et a voulu s’y reposer quelque temps, mais il est tombé malade et n’a pas pu y rester.

Une autre histoire raconte que la maison a été construite par des architectes allemands et que Staline n’avait rien à voir avec elle. Lorsqu’elle était construite par les Allemands, le fait intéressant est qu’ils n’utilisaient pas de clous. Le bâtiment est entièrement construit en bois.

On pensait toujours que c’est la plus belle maison de campagne de la région et un lieu Urbex rare.

Avez-vous déjà fait de l’Urbex en Géorgie ? Partagez vos découvertes et je les ajouterai à cet article.

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Commentaires

  1. Urbex en Svanétie
    La supposé datcha de Staline
    Bonjour Bagratrip
    Merci pour les précisions concernant « Stalins Datcha ». Lors de ma visite à Shovi personne ne ma dit que Staline n’a jamais logé dans cette maison. Les vaches dans le forêt s’en fichent, mois aussi. Je n’ai pas regreté ma visite dans la nature en Ratja

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