Le monastère de Noravank, dont le nom signifie littéralement « nouveau monastère ». Niché au cœur de la province de Vayots Dzor, ce chef-d’œuvre architectural du XIIIe siècle se dévoile au terme d’une route sinueuse serpentant au fond du canyon de Gnishik, où il se détache majestueusement contre d’immenses falaises de calcaire rouge. Véritable centre spirituel et culturel, il a longtemps servi de résidence et de mausolée à la puissante dynastie des princes Orbélian, qui ont contribué à en faire l’un des sites les plus importants du pays. Ce qui me fascine particulièrement dans ce lieu, c’est l’harmonie totale entre la pierre rousse des bâtiments et le paysage surnaturel environnant, une œuvre d’art à ciel ouvert marquée par le génie du célèbre architecte et sculpteur Momik.
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- Histoire de Noravank
- Bons plans en un clic
- Comment se rendre au monastère de Noravank ?
- Plan de Noravank
- Informations pratiques sur Noravank
- Quoi voir dans le monastère de Noravank ?
- Visite complète de Vayots Dzor depuis Erevan
- Paysage protégé d’Arpa
- Où séjourner à Noravank ?
- Où manger un bout non loin de Noravank ?
- FAQ sur le monastère de Noravank
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Histoire de Noravank
Les racines d’un « nouveau monastère »
Le site de Noravank, dont le nom signifie littéralement « nouveau monastère », possède des racines bien plus anciennes que ce que ses façades sculptées laissent paraître. Bien avant le complexe majestueux que nous admirons aujourd’hui, une première église dédiée à Saint Karapet s’élevait déjà sur ce replat rocheux dès les IXe et Xe siècles. Les archéologues ont d’ailleurs retrouvé les fondations de cette petite basilique, témoignant d’une occupation spirituelle très ancienne au cœur des falaises de calcaire ocre.
C’est véritablement en 1105 que le monastère prend une nouvelle dimension lorsque l’évêque Hovhannès décide de refonder le lieu en y installant une communauté de moines. Une légende locale raconte même qu’il aurait obtenu un titre de propriété sur ces terres après avoir miraculeusement guéri le fils du sultan seldjoukide Mahmud Ier. Quoi qu’il en soit, cet acte de refondation a marqué le début de l’ascension de Noravank comme l’un des centres religieux et éducatifs les plus prospères de la région de Siounie.
L’âge d’or et l’ombre des Orbélian
Au cours des XIIIe et XIVe siècles, Noravank connaît son véritable apogée sous le patronage de la puissante dynastie princière des Orbélian. Ces seigneurs influents font du monastère leur résidence et leur mausolée familial, transformant le site en un phare culturel doté d’un scriptorium réputé où les moines copiaient des textes sacrés et créaient de magnifiques manuscrits enluminés. Cette période de stabilité a permis de financer des constructions de plus en plus ambitieuses.
Entre 1216 et 1227, le prince Liparit Orbélian et l’évêque Sarkis ordonnent l’érection de l’église principale actuelle, également appelée Surb Karapet ou Saint-Étienne. Plus tard, en 1275, l’architecte Siranès bâtit la chapelle funéraire Surb Grigor (Saint-Grégoire) pour abriter les tombes de la lignée princière. C’est ici que l’on peut encore voir la célèbre pierre tombale d’Élikum Orbélian, décédé en 1300, ornée d’un lion rugissant pour symboliser sa bravoure au combat.
Le génie de Momik et la résilience moderne
L’histoire de Noravank reste indissociable de Momik, un artiste visionnaire — à la fois architecte, sculpteur et miniaturiste — qui a marqué le XIVe siècle de son empreinte. Son chef-d’œuvre absolu demeure l’église Surb Astvatsatsin (Sainte-Mère-de-Dieu), achevée en 1339 et souvent appelée Burtelashen d’après son commanditaire. Cette église à deux étages est unique pour son escalier extérieur en pierre, extrêmement étroit et sans rampe, qui symbolise l’ascension de l’âme vers le divin.
Malheureusement, la beauté de Noravank a souvent été mise à rude épreuve par les caprices de la nature, subissant des séismes dévastateurs en 1340, 1840 et encore en 1931. Ces catastrophes ont provoqué l’effondrement de plusieurs structures, dont le dôme de Burtelashen. Heureusement, d’importantes restaurations menées au XXe siècle, notamment par anastylose à la fin des années 90, ont permis de rendre au site sa splendeur médiévale, lui ouvrant les portes d’une seconde vie pour les voyageurs du monde entier.
Bons plans en un clic
Visite privée d’une journée complète depuis Erevan
Spécial œnologie : La route des vins de Vayots Dzor
Un hôtel à conseiller ? Areni Wine Art, un établissement très apprécié où les traditions locales rencontrent le confort moderne.
Location de voiture : comparez les prix ici et trouvez les meilleures offres en Arménie
Comment se rendre au monastère de Noravank ?
Pour rejoindre le village d’Areni depuis Erevan, plusieurs options s’offrent à vous selon votre budget et votre envie d’aventure. Personnellement, je trouve que le moyen le plus simple reste la voiture ou le taxi, ce qui vous prendra environ 2 heures pour parcourir les 120 km de distance. Comptez 75 € pour une course privée réservée avec GOTRIP.GE.. Pour les voyageurs plus économes, les célèbres « marchroutkas » (minibus) partent quotidiennement de la gare routière de Kilikia. Il faut chercher celles qui se dirigent vers Yeghegnadzor ou Sissian ; le trajet coûte alors entre 1 200 et 2 000 AMD et dure environ 3 heures.
Pour ceux qui privilégient la flexibilité et la découverte à leur propre rythme, la voiture de location est une excellente option en Arménie. Dans ce cas, considérez Local Rent qui regroupe diverses agences locales proposant des tarifs compétitifs, avec de nombreux véhicules incluant une assurance tous risques SANS caution.
Une alternative plus originale consiste à combiner le train et le taxi. Vous pouvez prendre le train quotidien d’Erevan jusqu’à la ville de Yeraskh (environ 1h30 de trajet pour 1 000 AMD), puis finir les 50 km restants en taxi jusqu’à Areni. Bien entendu, de nombreuses agences à Erevan proposent également des excursions organisées à la journée qui regroupent la visite d’Areni avec celle de Noravank et Khor Virap, ce qui est souvent l’option la plus efficace si vous êtes pressés. Gardez à l’esprit qu’un nouveau système de billetterie électronique se déploie depuis début 2025, même si l’argent liquide reste indispensable pour les petits commerces et les minibus ruraux.
Une fois arrivés au village, il vous reste encore une petite étape pour admirer le monastère de Noravank, caché à environ 10 km de là au fond d’un canyon spectaculaire. Comme il n’y a pas de transport public direct vers le complexe, la plupart des visiteurs louent un taxi local à Areni pour environ 6 000 AMD l’aller-retour. La route serpente à travers les falaises de calcaire rouge pendant 15 minutes, offrant un spectacle visuel grandiose avant même d’atteindre le site. Les amateurs de plein air peuvent aussi choisir de s’y rendre à pied via des sentiers de randonnée pittoresques à travers les gorges, mais prévoyez alors plusieurs heures pour l’exploration.
Plan de Noravank

Informations pratiques sur Noravank
Horaires et prix
Bonne nouvelle pour votre budget de voyageur : l’accès au monastère de Noravank est totalement gratuit, bien que de petites donations soient toujours appréciées pour l’entretien de ce patrimoine exceptionnel. Le site vous accueille tous les jours de la semaine, généralement de 09h00 à 18h00, ou plus largement durant les heures de clarté. Je vous suggère d’ailleurs de vérifier la météo avant de partir, car le site est encore plus impressionnant sous un ciel dégagé.
Conseils pratiques
Mon conseil le plus précieux pour réussir vos photos est de planifier votre arrivée en fin d’après-midi, juste avant le crépuscule. C’est à ce moment précis que la lumière rasante fait « vibrer » les falaises de calcaire rouge et la pierre rousse des églises, créant une atmosphère presque surnaturelle. Profitez-en aussi pour lever les yeux : le canyon est un site majeur pour l’observation des oiseaux de proie, et vous aurez peut-être la chance d’apercevoir un aigle royal ou un gypaète barbu.
Une fois sur place, la prudence est de mise si vous souhaitez explorer l’église à deux étages, Surb Astvatsatsin. L’escalier extérieur menant au second niveau est extrêmement étroit, abrupt et dépourvu de rampe. Pour ma part, je vous recommande de redescendre en marche arrière ou même en vous aidant de vos mains pour garder l’équilibre. Enfin, comme il s’agit d’un lieu de culte actif, prévoyez une tenue décente (épaules et genoux couverts) pour respecter la sérénité du site.
Quoi voir dans le monastère de Noravank ?
Les points 1, 6 et 10 du plan n’ont qu’un intérêt mineur.
2. Musée de Momik
Pour parfaire votre immersion dans l’univers de celui que je considère un peu comme le Léonard de Vinci arménien, je vous suggère de faire une halte dans le petit musée dédié au maître Momik, situé directement au sein du complexe monastique. Ce lieu intimiste rend hommage au génie virtuose de cet artiste du XIVe siècle, qui fut à la fois un architecte visionnaire, un sculpteur d’exception et un enlumineur de manuscrits de grand talent. À l’intérieur, vous pourrez admirer de près la précision chirurgicale de ses œuvres, notamment des khachkars (pierres à croix) dont les motifs géométriques et floraux sont sculptés avec une finesse telle qu’ils évoquent de la dentelle. C’est, à mon avis, une étape indispensable pour saisir toute la dimension spirituelle et technique de son travail avant d’aller saluer sa mémoire devant son propre khachkar funéraire, volontairement très sobre, qui repose à l’ombre de son œuvre ultime, l’église Burtelashen.
3. Burteghashen l’église Surb Astvatsatsin
L’église Surb Astvatsatsin, que vous entendrez souvent appeler Burtelashen, est incontestablement le joyau architectural de Noravank. Terminée en 1339 par le génial Momik, cette structure est exceptionnelle car elle se compose de deux étages superposés, une rareté dans l’architecture médiévale arménienne. Pour moi, ce bâtiment est bien plus qu’une simple église ; c’est un monument funéraire complexe où le premier niveau, de plan rectangulaire, servait de mausolée à la puissante famille princière des Orbélian. En explorant cette crypte, on ressent une atmosphère solennelle avant d’entamer l’ascension vers la chapelle cruciforme du second étage, une élévation qui symbolise véritablement le passage du monde terrestre vers le divin.
D’ailleurs, préparez votre équilibre pour accéder au niveau supérieur, car il faut emprunter un escalier extérieur en pierre extrêmement étroit, abrupt et totalement dépourvu de rampe. Une fois cette petite épreuve passée, je vous conseille de vous arrêter devant la façade occidentale pour admirer la finesse des sculptures, notamment les deux tympans superposés représentant la Vierge à l’Enfant entourée d’archanges et le Christ entre les apôtres Pierre et Paul. Le regard est ensuite inévitablement attiré vers le sommet de l’édifice, couronné par une rotonde à colonnes dont trois sont sculptées, un détail unique montrant le commanditaire présentant un modèle réduit de l’église. Mon petit conseil d’ami pour la descente : faites-la très prudemment, peut-être même en marche arrière ou en vous aidant de vos mains, car les marches sont vraiment périlleuses.

4. Khachkar de Momik
Tout ce raffinement porte la marque du génial Momik, qui fut à la fois architecte, sculpteur et enlumineur de manuscrits. Bien qu’il soit décédé en 1333 avant l’achèvement de Burtelashen, son influence imprègne chaque pierre rousse du site. Vous pourrez admirer ses célèbres khachkars, des pierres à croix d’une complexité géométrique et florale qui témoignent d’une précision chirurgicale. D’ailleurs, son propre khachkar funéraire, daté de 1339, est adossé à la façade sud de l’église Burtelashen.
5. Vestige de l’église originelle Surb Karapet
Au sud de l’église principale se dressent les vestiges de ce que l’on considère comme l’église originelle de Surb Karapet — peut-être la fondation même de l’évêque Hovhannès — aujourd’hui en ruines. Ses caractéristiques archaïques se manifestent dans sa voûte en berceau, ses murs épais et son abside en fer à cheval.
7. Gavit et ses tympans
Le gavit, ce narthex majestueux qui précède l’église Surb Karapet est l’un de mes endroits préférés pour ressentir l’âme de la dynastie des Orbélian. Bien que le bâtiment original ait été construit peu après l’église principale, il a été profondément remanié en 1261 par le prince Smbat Orbélian, comme en témoigne une inscription gravée sur une ceinture de pierre à mi-hauteur des murs. L’architecture intérieure est fascinante : imaginez une structure carrée massive dont la voûte est ornée en son centre de stalactites complexes (muqarnas) et percée d’un erdik (lucarne pyramidale) qui laisse tomber un faisceau de lumière sur les nombreuses pierres tombales au sol. C’est un lieu de silence et de mémoire où reposent des membres illustres de la lignée princière, dont l’historien et évêque Stépanos Orbélian.
En ressortant, je vous conseille de vous attarder longuement devant la façade occidentale, car ses deux tympans superposés sont de véritables chefs-d’œuvre de l’iconographie médiévale. Le tympan inférieur, qui surmonte la porte d’entrée, représente une magnifique Vierge à l’Enfant assise sur un tapis aux motifs élaborés typiques du monde islamique, entourée des prophètes Isaïe et probablement Jean-Baptiste. Juste au-dessus, dans l’ouverture de la fenêtre, le spectacle devient encore plus saisissant avec une représentation audacieuse de Dieu le Père sous les traits de « l’Ancien des jours ». Ce portrait anthropomorphe, reconnaissable à ses grands yeux en amande et sa barbe, est montré insufflant la vie à Adam, tandis qu’une scène de Crucifixion figure sur sa droite. Cette composition, souvent associée au génie de l’architecte et sculpteur Momik, symbolise magnifiquement le passage de la création vers le salut et reste l’un des joyaux les plus photographiés de tout le Vayots Dzor.
8. Église de Surb Karapet
Le cœur du complexe monastique est occupé par l’église principale, édifiée entre 1216 et 1223 à l’initiative du prince Liparit Orbelian et de l’évêque Sarkis. Dédiée traditionnellement à Surb Karapet, elle est également associée à Étienne le Protomartyr. Son architecture suit le modèle classique des églises monastiques du Moyen Âge tardif : un espace en croix inscrite surmonté d’un dôme, flanqué de chapelles à deux niveaux à l’est comme à l’ouest. Effondré lors du séisme de 1340, le dôme fut relevé en 1361 par l’architecte Siranès. Une maquette d’église découverte sur place suggère que la coupole d’origine avait une forme de parasol. Un nouveau tremblement de terre, en 1931, endommagea à nouveau la structure. Des travaux de restauration furent menés en 1949 sur la toiture et les murs, puis en 1982-1983, et enfin dans les années 1990 et au début des années 2000.


9. Chapelle Surb Grigor
Enfin, n’oubliez pas d’entrer dans la chapelle funéraire Surb Grigor, bâtie en 1275 par l’architecte Siranès pour servir de mausolée familial aux Orbélian. C’est ici que vous trouverez les sépultures des membres les plus influents de cette dynastie. La plus mémorable est sans doute la pierre tombale d’Élikum Orbélian, décédé en 1300, qui est ornée d’un lion rugissant. Cette sculpture est une référence directe à sa bravoure au combat, car une inscription explique que le prince rugissait littéralement comme un lion lorsqu’il affrontait ses ennemis.
Visite complète de Vayots Dzor depuis Erevan
Découvrez l’âme ancestrale de l’Arménie en une journée inoubliable ! Admirez des sites célèbres tels que le mont Ararat et Khor Virap. Visitez un domaine viticole dans la région viticole d’Areni et montez au monastère de Noravank. Pour cela, vous avez les deux meilleurs excursions ci-dessous. La première est en groupe tandis que l’autre est privée.
Paysage protégé d’Arpa
Véritable sanctuaire de biodiversité, le paysage protégé d’Arpa s’étend sur environ 3 000 hectares alternant entre steppes arides et vallées fluviales luxuriantes. Cet espace, autrefois désigné sous le nom de paysage protégé de Gnishik, est géré par la communauté locale afin de préserver un écosystème remarquable abritant 885 espèces de plantes et 190 espèces d’oiseaux. En parcourant les falaises du canyon, vous aurez peut-être le privilège d’observer la chèvre Bézoar, une espèce emblématique et menacée qui trouve ici un refuge crucial. La réserve sert même de territoire au rarissime léopard du Caucase, dont les apparitions occasionnelles confirment le succès des efforts de conservation dans la région.
L’exploration de ces terres sauvages se fait idéalement à pied via des sentiers balisés, à l’image du sentier de la chèvre à bézoard qui offre des points de vue vertigineux sur le monastère de Noravank (voir ma carte interactive). Les passionnés d’ornithologie seront également comblés par la présence de rapaces majestueux, tels que l’aigle royal ou le gypaète barbu, qui nichent dans les anfractuosités des parois rocheuses. Une halte au poste d’observation de Shatin est d’ailleurs vivement recommandée, car les télescopes sur place permettent d’admirer la faune locale sans perturber son habitat. Enfin, opter pour un safari accompagné par des rangers constitue une excellente manière de découvrir les zones les plus secrètes de la réserve tout en soutenant durablement les populations locales.

Où séjourner à Noravank ?
Pour poser vos valises dans la région, Areni vous propose une immersion rurale vraiment authentique. On n’y trouve pas de grands complexes hôteliers de luxe, mais une multitude de maisons d’hôtes et de petits hôtels familiaux qui vous accueilleront avec une hospitalité sincère. La majorité des options de logement se concentrent le long de la route principale M2, ce qui est idéal pour accéder aux restaurants et aux caves, mais je vous suggère de regarder dans les ruelles adjacentes si vous préférez le calme absolu, loin du bruit du trafic.
Je vous suggère en premier lieu l’Areni Wine Art, un établissement très apprécié où les traditions locales rencontrent le confort moderne. Avec une note impressionnante de 9,3, elle est l’une des adresses incontournables situées le long de la route principale, offrant un accès facile aux dégustations tout en préservant une atmosphère soignée. Pour moi, c’est une base solide si vous voulez allier l’expérience du terroir à une nuit reposante.

Une autre option que j’aime beaucoup est l’Areni House B&B, que les visiteurs décrivent souvent comme un véritable « chez-soi » loin de la maison. Cet hébergement bénéficie d’une note de 8,8 et se distingue par son accueil chaleureux et ses vues magnifiques sur les paysages environnants. En logeant ici, vous profitez d’une immersion culturelle authentique au cœur même de la région viticole. C’est l’endroit idéal pour savourer un petit-déjeuner maison avant de partir explorer les falaises rouges du canyon.
L’Areni Lodge constitue également un excellent choix pour ceux qui recherchent un petit refuge douillet et paisible. Ce lodge est situé à proximité immédiate des vignobles, vous permettant de rester au plus près de la nature et de la beauté des montagnes du Vayots Dzor. Bien qu’Areni soit un village rural, cet établissement offre tout le confort nécessaire pour une étape agréable lors de votre voyage vers le sud. C’est un véritable havre de paix pour se ressourcer après une journée de visites archéologiques.
Enfin, le Park-Hotel Khoren’s Lake propose une alternative intéressante avec une note de 8,3, ce qui en fait une étape « très bonne » pour la région. Cet hôtel offre un cadre un peu différent des maisons d’hôtes traditionnelles, tout en restant une structure à taille humaine. Il est souvent choisi par les voyageurs qui préfèrent les services d’un hôtel classique tout en profitant de l’hospitalité légendaire de la province. N’oubliez pas de prévoir de l’argent liquide, car de nombreux petits établissements de la région n’acceptent pas encore les cartes bancaires.
Avant de finaliser vos plans, gardez en tête quelques conseils pratiques pour que votre séjour soit parfait. Prévoyez toujours de l’argent liquide, car de nombreuses petites structures familiales n’acceptent pas encore les cartes bancaires. Par ailleurs, si votre voyage coïncide avec le festival du vin début octobre, je vous recommande vivement de réserver votre chambre plusieurs mois à l’avance, car les hébergements deviennent extrêmement rares à cette période. Attendez-vous à des chambres propres et simples, souvent agrémentées d’un généreux petit-déjeuner fait maison qui vous donnera toute l’énergie nécessaire pour vos randonnées dans le canyon.
Où manger un bout non loin de Noravank ?
Pour une immersion totale dans la culture locale, je vous conseille vivement de pousser la porte d’un « gastro-yard », comme celui de la famille Stepanyan. C’est l’endroit idéal pour savourer un khorovats (barbecue) cuit traditionnellement dans un tonir, cet ancien four en terre enfoui dans le sol. En plus de vous régaler de produits de la ferme, vous pouvez même y suivre des ateliers pour apprendre à façonner vous-même la gata (un pain sucré traditionnel) ou les dolmas.
ArpeNi Tavern est une taverne conviviale située sur la route principale d’Areni, réputée pour son ambiance authentique et son accueil chaleureux typiquement arménien. Dans un cadre simple et rustique, on y déguste une cuisine locale généreuse, avec des classiques comme le dolma, le khorovats (barbecue) ou des plats mijotés comme le hashlam, préparés à partir de produits frais de la région. L’établissement se distingue aussi par sa belle sélection de vins locaux — parfois maison — qui reflètent le savoir-faire viticole d’Areni. Plus qu’un simple repas, c’est une véritable immersion dans la culture culinaire et l’hospitalité du Vayots Dzor.

Nazaryans’ House est l’une des adresses les plus authentiques et familiales d’Areni. On est ici dans une maison d’hôtes transformée en table locale, avec une cuisine 100 % maison et souvent préparée par la famille. L’expérience est très immersive : produits du jardin, recettes traditionnelles (dolma, khorovats, lavash frais), parfois même participation à la préparation. L’ambiance est intime, presque comme un repas chez l’habitant. Très bien notée et régulièrement citée parmi les meilleures tables du village. Comptez 15 € par personne tout inclus.
Qarap est une adresse plus discrète et un peu à l’écart, mais intéressante si tu veux sortir des spots touristiques. On est ici sur un restaurant simple avec une cuisine arménienne classique : grillades, plats traditionnels, portions généreuses. L’ambiance est plus locale, parfois plus brute, avec des horaires larges (souvent ouvert tard). Moins “instagrammable” que d’autres, mais bon choix pour manger solide et sans chichi.
Situé un peu à l’écart (vers Arpi), Arpi Wine & Dine est une adresse plus récente et très orientée œnotourisme. Le concept repose sur l’association cuisine locale + vins du domaine, souvent dans un cadre naturel agréable. L’expérience est plus “posée” et légèrement plus moderne que les tavernes classiques d’Areni. Très bien noté, avec une vraie cohérence entre cuisine et vin.
FAQ sur le monastère de Noravank
Je vous conseille vivement de planifier votre séjour à Noravank au printemps, d’avril à juin, ou durant l’automne, en septembre et octobre, afin de profiter des conditions météorologiques les plus clémentes. L’automne est sans doute ma période préférée. D’un autre côté, choisir les mois de mai ou juin vous permettra d’admirer des paysages d’un vert éclatant parés de fleurs sauvages, avec des températures douces idéales pour la randonnée ou l’observation des oiseaux, tout en évitant les chaleurs étouffantes de l’été qui dépassent souvent les 35 °C. En revanche, gardez à l’esprit que l’hiver peut être rude et neigeux, ce qui limite parfois les horaires d’ouverture de certains petits établissements.
Je ne peux que vous recommander d’arriver en fin d’après-midi, juste avant le crépuscule. La lumière rasante fait vibrer la pierre rousse du monastère et les falaises de calcaire ocre du canyon de Gnishik, créant un spectacle visuel absolument magique.
Noravank reste un lieu de culte actif pour les Arméniens. Par respect pour la sérénité du lieu, je vous demande de couvrir vos épaules et vos genoux, et de garder un ton de voix modéré à l’intérieur des églises.
Avez-vous déjà visiter Noravank ? Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.



Le coin est top, bien différent des autres monastères